Soutenir au lieu de juger
Quatre personnalités s’engagent aux côtés de la Croix Bleue pour lutter contre la stigmatisation des problèmes liés à l’alcool. Le musicien Marc Sway, l’humoriste Charles Nguela, la chanteuse et danseuse Arina Luisa ainsi que l’auteur et podcasteur Oliver Baer appellent à faire preuve de compréhension envers les personnes confrontées à des problèmes d’alcool, plutôt que de les juger.
Fiche d'information
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Détails du projet
À l’occasion de la Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool, la Croix-Bleue lance une campagne dans dix villes de Suisse alémanique. Plus de 400 affiches ainsi que des publicités dans les bus et les trams attirent l’attention sur le poids que représentent la honte et l’exclusion sociale pour les personnes concernées, qui les empêchent souvent de demander de l’aide à temps. « L’une des raisons pour lesquelles beaucoup ne parlent pas de ces sujets est la honte », explique Marc Sway. « L’important est de ne pas juger, mais d’écouter et d’être là pour l’autre. »
Briser le silence
À l’initiative d’Oliver Baer, ancien toxicomane, et en collaboration avec le célèbre photographe Sven Germann, la Croix-Bleue a réussi à convaincre quatre personnalités de montrer leur visage et de briser la stigmatisation liée à la consommation problématique d’alcool. Sur des affiches et dans de courts portraits vidéo, ces quatre personnes brisent le silence. Le message : les problèmes d’alcool ne doivent pas être un sujet tabou. La campagne s’accompagne d’un site web, ainsi que d’interviews vidéo sur les chaînes YouTube et Instagram de la Croix Bleue Suisse.
Contexte : la stigmatisation de la consommation problématique d’alcool
La stigmatisation des personnes concernées par les problèmes liés à la consommation d’alcool survient lorsqu’elles sont dévalorisées à cause de leurs problèmes, lorsque d’autres les qualifient de faibles, de peu fiables ou leur reprochent d’être elles-mêmes responsables. Aussi lorsqu’elles sont exclues et isolées à cause de leurs problèmes d’alcool.
Lorsque les personnes concernées perçoivent leur consommation d’alcool comme un fardeau, la stigmatisation s’ajoute à ce fardeau. Elle devient une seconde maladie. La stigmatisation de l’addiction à l’alcool ou aux drogues est particulièrement forte. Dans une étude allemande, par exemple, plus de 40 % des personnes interrogées estimaient que l’addiction à l’alcool était un signe de faiblesse de caractère, tandis qu’environ 30 % déclaraient que la dépendance à l’alcool était de la faute de la personne concernée (Schomerus, Matschinger & Angermeyer, 2014).
La stigmatisation des personnes concernées par une consommation problématique d’alcool a des conséquences négatives de grande ampleur. Elle peut entraîner une auto-stigmatisation, une faible estime de soi et une moins bonne gestion de l’addiction. Par ailleurs, la qualité de vie peut s’en trouver réduite.
Stigmatisation par les professionnels
Les professionnels ne sont pas non plus à l’abri de la stigmatisation. Selon une étude de 2018, les personnes concernées par l'addiction sont victimes de stigmatisation lors de leurs contacts avec les autorités et les institutions sociales. Quelque 70 % des personnes concernées rapportent avoir vécu de la dévalorisation et de l’exclusion dans ce contexte. C’est principalement lors des contacts avec la police, en prison ou aux urgences des hôpitaux que la stigmatisation est la plus forte. Dans ce cas, les professionnels ne prennent pas les personnes concernées au sérieux, ne les traitent pas avec bienveillance ou font preuve d’un manque de compréhension de leur situation (Bucher et al. 2023 ; Schmid et al. 2018).
Le silence aggrave le problème
De nombreuses personnes concernées cachent leurs problèmes d’alcool par crainte de l’exclusion et ne cherchent de l’aide que tardivement. Souvent, cela n’arrive que lorsque des dommages considérables ont déjà été causés (Corrigan 2004 ; Association professionnelle Addiction 2023 ; Probst et al. 2015). Le fait de cacher le problème l’aggrave au lieu de le résoudre.
Ces expériences peuvent également se répercuter sur les proches et les amener eux aussi à considérer la honte comme un obstacle à la demande d’aide.
La Croix Bleue est à votre écoute
Toute personne ayant un problème d’alcool peut s’adresser à un centre de consultation, par exemple aux services accessibles à tous et anonymes de la Croix Bleue.
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Interviews vidéo et contenu sur les réseaux sociaux :
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Personne de contact
Martin Bienlein
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