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Vous avez dit " épileptique " ?

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Qu'est-ce que l'épilepsie ?

ima26304.gif (16763 octets)L'épilepsie est une maladie neurologique. Elle est l'expression d'un fonctionnement anormal, aigu et transitoire de l'activité électrique du cerveau, se traduisant par des crises épileptiques appelées aussi crises comitiales. Elle se définit par la répétition des crises pendant un certain temps de la vie d'un individu. Le médecin spécialiste de l'épilepsie est un neurologue ou un neuropédiatre.

Compte tenu des multiples formes d'expression des crises et de leur évolution, il n'y a pas une mais des épilepsies.

Le diagnostic

Le diagnostic de l'épilepsie repose sur la description scrupuleuse et précise du déroulement de la crise. Seul le récit du patient et/ou de son entourage permettra d'apprécier l'existence de signes évocateurs de la maladie : mouvements convulsifs, perte de connaissance, chute, absences, relâchement des sphincters, automatismes...

Pour confirmer le diagnostic, le neurologue prescrira un électroencéphalogramme, examen qui enregistre l'activité électrique du cerveau. Il sera répété pour suivre l'évolution de la maladie.

La recherche de la cause de l'épilepsie se fera au moyen des techniques neuro-radiologiques comme le scanner et l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM).

40% des épilepsies sont associées à une lésion cérébrale (malformation congénitale, encéphalite, séquelles d'une souffrance à la naissance, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, tumeur ... ). De 5 à 10% d'entre elles sont d'origine génétique. Ainsi les causes de l'épilepsie ne sont retrouvées qu'une fois sur deux.

En France, 450 000 personnes environ souffrent d'épilepsie. Chaque année, 100 personnes par jour présentent une première crise. Une fois sur deux, cette crise peut inaugurer une maladie épileptique.

Les traitements

ima26305.gif (3464 octets)Ils sont avant tout médicamenteux. Il n'existe pas d'anti-épileptique spécifique d'uneima26306.gif (1862 octets) forme d'épilepsie donnée. Seule l'expérience du neurologue guidera le choix du traitement. La prise régulière et quotidienne du traitement est le seul garant d'efficacité sur les crises.

Trois réponses au traitement sont habituellement observées :

Une intervention chirurgicale visant à enlever la zone responsable de la décharge électrique pourra être proposée dans 5 à 6% des épilepsies pharmaco-résistantes. Cette intervention ne peut être pratiquée que dans certains services de neurochirurgie spécialisés.

Comment se manifeste les épilepsies ?

Deux grands types de crises doivent être retenus :

ima26308.gif (10724 octets)Les crises généralisées, parmi lesquelles

Les crises partielles : elles n'affectent que certaines parties du corps. Elles peuvent se traduire par des troubles moteurs, des troubles sensoriels et sensitifs, des troubles de la mémoire ou de la conscience. Certaines de ces crises partielles peuvent évoluer vers une crise généralisée tonico-clonique.

Que faire devant une crise ?

La plupart des crises surviennent de façon inattendue. Elles sont de courte durée et s'arrêtent d'elles-mêmes.

La majorité des malades ne se blessent pas au cours de la crise et n'ont en général besoin ni d'une hospitalisation ni de l'intervention d'un médecin sauf s'il s'agit d'une première crise.

Crises avec convulsions

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Autres types de crises

VRAI OU FAUX ?

Un épileptique peut conduire :

VRAI : être épileptique ne signifie pas toujours l'interdiction du permis de conduire.
L'épileptique devra toutefois observer les dispositions légales et demander l'avis de son neurologue.

ima26309.gif (8042 octets)Une jeune femme épileptique peut avoir des enfants

VRAI : dans la majorité des cas, l'épilepsie et son traitement n'empêchent ni la vie de couple, ni le mariage, ni la maternité. Une surveillance particulière sera nécessaire avant et pendant la grossesse.

Un épileptique peut exercer tous les emploisima26310.gif (6503 octets)

FAUX : le choix de l'activité professionnelle tiendra compte des facteurs de risques ; cependant la très grande majorité des épileptiques peut mener une vie professionnelle normale.

Un épileptique peut mener une vie normale

VRAI : sous réserve du respect de quelques règles simples (éviter le surmenage, le manque de sommeil, l'alcool), et d'une stricte observance du traitement, l'épileptique, bien suivi, peut mener une vie normale.

Les voyages et le sport sont déconseillés à un épileptiqueima26311.gif (6707 octets)

FAUX : dans ses choix, l'épileptique sera conscient de quelques règles de prudence essentielles à respecter :

L'enfant épileptique peut mener la vie des autres enfants

ima26312.gif (4787 octets)VRAI : l'enfant dont le traitement est bien équilibré doit aller à l'école comme les autres*.

Les établissements spécialisés ne sont réservés qu'à des cas particuliers. Sur avis médical, le sport n'est pas contre-indiqué. Seuls les enfants présentant une épilepsie dite photosensible doivent limiter le temps d'utilisation des jeux vidéo.

* Des aménagements dans le temps des épreuves aux examens (1/3 temps) peuvent être accordés à l'étudiant épileptique.

La prise en charge sociale

La prise en charge sociale de la très grande majorité des épilepsies ne doit pas présenter de difficultés au quotidien.

En général, les solutions pour le malade se trouvent dans le dialogue avec le médecin de famille, le médecin spécialiste, l'enseignant, le médecin scolaire, le médecin du travail, les organismes engagés dans l'aide aux personnes épileptiques.

Cependant, dans certains cas, il est nécessaire de faire appel aux C D E S* pour les enfants et aux COTOREP* pour les adultes. Il en existe une par département.

Les CDES * ont pour mission :

Ces commissions interviennent dans la décision technique pour l'attribution de la carte d'invalidité.

Les COTOREP * sont divisées en deux sections :ima26313.gif (12020 octets)

C'est auprès de la C D E S * et des COTOREP * que doivent être déposées les demandes d'admission dans les établissements spécialisés pour enfants, adolescents (à l'exception des Maisons d'Enfants à Caractère Sanitaire) et adultes handicapés.

La protection sociale

* C D E S : Commission Départementale d'Education Spéciale. Le directeur d'école et le médecin scolaire connaissent l'adresse.

* COTOREP: Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel. Les services sociaux, les mairies, les Caisses d'Allocations Familiales possèdent les adresses.

Pour en savoir plus

Quelques instances ont pour vocation l'aide aux épileptiques.

En particulier :

ima26314.gif (2173 octets)La Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie a pour objectifs de mieux faire connaître la maladie, de dynamiser la recherche et d'aider à une meilleure intégration sociale du malade.
Informer et former sont parmi les priorités de la Fondation.
FFRE - 48, rue Bargue - 75015 - Paris - Tél. : (16.1) 47 83 65 36

ima26315.gif (1735 octets)La Ligue Française Contre l'Epilepsie est constituée de professionnels de santé (médecins, psychologues, éducateurs). Elle a pour but de concourir à améliorer les connaissances sur l'épilepsie, les conditions médicales et sociales des personnes épileptiques et d'assurer un lien entre les structures spécialisées.
LFCE - Faculté de Médecine
Département de Formation. - B.P. 184
54505 Vandoeuvre-lès-Nancy Cedex

Il existe aussi des associations de malades. Elles possèdent toutes des antennes régionales qui animent et coordonnent les actions locales :

ima26317.gif (18310 octets)La Fondation remercie de leur soutien les Laboratoires
CIBA-GEIGY - JANSSEN-CILAG - MARION-MERELL-DOW - PARKE-DAVIS - SANOFI

Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie
48, rue Bargue - 75015 Paris


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