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VIVRE LADOLESCENCE RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE |

INTRODUCTION
VIVRE ET SENTIR SON CORPS
LES ÉTAPES DE LADOLESCENCE
LES BESOINS DE LADOLESCENCE
LA CONTRACEPTION
LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
ADRESSES UTILES
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Quitter lenfance signifie se découvrir soi-même, avec un corps sexué, des sensations et des sentiments nouveaux.
Peu à peu, ladolescent devra trouver sa place dans le monde, prendre des responsabilités et acquérir son autonomie.
Ce cheminement ne peut se faire sans un renoncement au " vert paradis " de lenfance : un équilibre nouveau est à trouver.
Ladolescent a besoin dêtre informé. Sa curiosité est légitime et salutaire.
Destinée aux parents et aux adolescents, cette brochure se veut un outil de dialogue et de communication. Nous espérons quelle suscitera des discussions à lintérieur de la famille et quelle apportera un éclairage constructif.
| La fonction de la famille devrait
être de permettre aux enfants de conquérir leur autonomie au jour le jour, les parents
restant autonomes eux aussi. F. Dolto |
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La puberté représente une étape essentielle dans la vie de lêtre humain.
Ses conséquences sont de nature :
Les signes physiques du début de la puberté sont aisément reconnaissables : cest lapparition des seins chez la fille et laugmentation de la taille des testicules chez le garçon. Au cours de la période pubertaire, il y a croissance des organes génitaux (testicules et verge chez le garçon, utérus, vagin et vulve chez lajeune fille), apparition de la pilosité notamment au niveau du pubis et des aisselles chez les deux sexes et sur le visage chez le garçon. Les jeunes vont acquérir leur taille adulte; en même temps, certaines parties du corps se modifient avec des différences selon le sexe : chez les filles, les seins se développent, les hanches sélargissent, chez les garçons, la musculature augmente et les épaules sélargissent.
La production de sperme contenant des spermatozoïdes chez le garçon et lapparition des règles chez la jeune fille constituent des signes définitifs de la maturité et du bon fonctionnement des organes de la reproduction.
Dautres signes concrétisent cette étape du développement :
Chez les garçons, des érections nocturnes peuvent
saccompagner déjaculation involontaire de sperme susceptible de provoquer un
sentiment de gêne.
Ces manifestations témoignent de lactivité hormonale et sont normales. De plus,
une légère augmentation du volume des seins (parfois unilatérale) peut se produire ; il
sagit dun phénomène passager.
Chez les filles, les règles sont au début variables en abondance et
en durée ; elles se régularisent par la suite. Le développement des seins peut être
aussi momentanément asymétrique.
Dautres événements " agrémentent " la période pubertaire ! Le
changement du timbre de la voix (la mue) chez le garçon et, parfois, lapparition
désagréable de " boutons " (acné) sur le visage et les épaules, touchant
plutôt les garçons mais népargnant pas les filles.
Ces manifestations napparaissent pas forcément au même moment chez tous les garçons et toutes les jeunes filles. Il y a une grande variation individuelle autant dans la date dapparition de ces signes que dans le laps de temps pendant lequel ils évoluent.
En règle générale, les premiers signes pubertaires apparaissent entre 9 et ll ans chez la fille et entre 11 et 13 ans chez le garçon. Ces signes peuvent apparaître plus tardivement sans quil y ait lieu de sinquiéter.
La durée totale de la puberté sétend sur 3 ou 4 ans.
Sur le plan de la fertilité, au cours de la puberté, chez la jeune fille, lapparition des règles est le signe que ses organes de reproduction deviennent actifs. Un ovule peut, dès lors, être fécondé par un spermatozoïde à la suite dun rapport sexuel. De même, chez le garçon, lémission de sperme contenant des spermatozoïdes permet la fécondation dun ovule lors dun rapport sexuel.
Pendant ladolescence, le fonctionnement des organes féminins de la reproduction nest pas encore bien réglé. Cela se traduit par une certaine irrégularité de la durée des cycles menstruels. Il nest donc pas possible de prévoir, avec certitude, les périodes pendant lesquelles il y a risque de fécondation, donc de grossesse non désirée.
TOUS CES CHANGEMENTS PHYSIQUES NE SONT PAS TOUJOURS FACILES A VIVRELes sentiments et les réactions quils suscitent sont divers, tantôt positifs, tantôt négatifs: sentiment de fierté de voir se développer ses organes sexuels, sa pilosité, ses seins, plaisir de se sentir devenir adulte, homme, femme, goût de la comparaison et de la compétition (curiosité), qui permet la mise en valeur de son corps par la recherche dun " look " personnel. Parfois, cest le sentiment négatifqui domine : peur dêtre différent des autres, de ne pas avoir de succès, dêtre victime de moqueries, honte de son corps que lon trouve mal proportionné.
On rencontre des adolescents qui regrettent tout simplement de devoir quitter lenfance... ils auraient bien voulu y demeurer encore un peu.
Certains de ces sentiments traduisent de linconfort, de linsécurité, une appréhension de ce qui se passe à lintérieur de soi, même sils ne sont pas justifiés par la réalité.
Pour les parents, les réactions et les attitudes liées à la puberté sont parfois difficiles à comprendre, cela dautant plus que ladolescent manifeste souvent une grande pudeur.
| Je vivais, emportée par des flots amers de susceptibilité, suffoquant de
maladives timidités, avec la perpétuelle envie de mordre ou de pleurer. Ce doit être
" ça " ladolescence... ce mot si beau, si tendre et balançant dont
lécho palpite dans une nuit laiteuse... Dans "adolescence ", il y a laisser, jai franchi la rivière de lait et de miel, le sucré délicieux de lenfance, je mue et laisse ma peau argentée, elle va se craqueler au soleil. Il y a aussi " lescence ", essences, parfums par milliers qui mattendent de ce côté-ci, je les sentais déjà. Saurai-je les capter, tous ?... Adolescence, tu es lenveloppe délicate mais tenace de ce corps vulnérable, corps mutant, corps germinal, surface lisse et tendre, mais animé en profondeur des plus folles sarabandes : réseaux mystérieusement entrelacés, sanglots rouges, toutes les naissances à venir et toutes les morts progressives sont déjà là, bouillonnantes, les désirs et les déceptions, les blessures et les transes et les secousses du plaisir qui, encore à létat sauvage dans ce corps qui se cherche sans comprendre, font peur. " M. Chaix |
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Pour mieux comprendre ladolescence, on peut décrire, dune manière simplifiée, trois étapes, trois attitudes caractéristiques, variables en durée comme en intensité.
Tout dabord, apparaît une période de repliement sur soi. Ladolescent est secret, renfermé, pudique tant avec son corps quavec ses sentiments ; il protège son jardin secret. Il découvre progressivement un corps, le sien, dont les organes sexuels se sont développés et lui procurent des sensations et des sentiments nouveaux. Par la masturbation, accompagnée de pensées érotiques, il peut rechercher lautre tout en étant seul, et vérifier limportance de limaginaire et du fantastique à travers le fonctionnement normal de ses organes génitaux.
Létape suivante pourrait se caractériser par une ouverture à autrui. Cest la création de liens sentimentaux forts avec certains camarades ; cest aussi la prise de conscience de sa singularité de garçon ou de fille, dhomme ou de femme, capable daimer et de séduire.
Enfin, la troisième est celle de laffirmation de son identité. Ladolescent désire partager ses sentiments, il ressent des attirances, des élans affectifs envers des camarades de lautre sexe qui peuvent aller jusquà la formation dun couple. Il sinitie à certaines valeurs comme le respect du partenaire ou la fidélité.
Durant cette période, les amitiés entre jeunes du même sexe sont souvent fortes. Elles peuvent répondre à un besoin de se rassurer sur son propre corps en le comparant avec lautre, en partageant les mêmes préoccupations.
Pour certains, lattrait envers un(e) ami(e) du même sexe se prolonge au-delà de ladolescence, avec le risque quune incompréhension de la famille ou des proches entraîne un isolement douloureux qui peut être dommageable pour un adolescent en quête de son identité.
Telles que nous les avons décrites, ces attitudes représentent les manifestations perceptibles dune maturation normale. Les adultes nen pergoiveat généralement quune faible partie ; cette maturation, en effet, se vit par ladolescent dune manière très intime ; la découverte de son identité propre, de lamour, est une aventure individuelle ; le jeune la partagera plus volontiers avec ses semblables quavec des adultes.
TROUVER UNE VOIE CONCILIANT LIDÉAL ET LA RÉALITÉLadolescent(e) acceptera peu à peu sa singularité dhomme ou de femme ; il (elle) cherchera à être quelquun en se référant parfois à des modèles idéaux : famille, copains, artistes, réels ou fictifs.
| " Etre aimé de lautre " participera
alors à la découverte de son propre pouvoir de séduction et stimulera lémergence
de sa personnalité. Au cours de ladolescence, de fréquentes contradictions témoignent de ce travail de maturation psychique :
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Parallèlement à son intégration progressive dans la vie sociale, il sagira pour le jeune de redéfinir sa place dans le cadre de la famille, qui demeure son principal lieu de référence.
Pour compléter le tableau contrasté, difficilement saisissable de ladolescence, il nous paraît important de mentionner certains types de cornportements qui paraissent souvent déroutants aux yeux des adultes.
De manière inconsciente, ces comportements permettent une sublimation, cest-à-dire une canalisation des pulsions sexuelles vers des buts non sexuels, socialement valorisés ; ils sinscrivent de manière normale dans lexpérience propre de ladolescence.
Cela peut être l" ascétisme ", cest-àdire une recherche de solitude, un refus de voir des gens, une certaine tristesse ou l" intellectualisme ", cest-à-dire un goût pour le développement privilégié de ses pensées et des projets davenir ou encore un investissement important dans le sport ou un art.
Dans cette réalité, les loisirs font partie intégrante des besoins. Lalternance entre les activités intellectuelles, créatrices et physiques, individuelles ou en groupe, est souhaitable et garante déquilibre. Le rêve et la fantaisie en font partie. Attention à ne pas se laisser imposer le choix de ses loisirs par la télévision.
MON CORPS ET MON ESPRIT MAPPARTIENNENT...
A lâge de ladolescence, de nombreux comportements et domaines de la vie sociale deviennent plus accessibles, plus attractifs. Cela nécessite un apprentissage, la capacité de faire des choix.
| La prise de risques fait partie intégrante de la
vie de ladolescent(e) ; elle pourrait se traduire par la consommation de produits
toxiques (tabac, alcool, médicaments, drogues), la tentation de conduites dangereuses,
dactes illicites, délictuels, ou encore dun comportement sexuel
irresponsable. Face à la pression dautrui, à des sollicitations extérieures (environnement, publicité, médias, pornographie, violence) ladolescent(e) peut se sentir mal à laise ou en danger. Celui (celle) qui est au clair avec ses besoins, qui peut exprimer ses émotions et saffirmer en osant dire " non " à ces pressions quand cest nécessaire, fait preuve dune réelle maturité intellectuelle et affective. |
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LES BESOINS DE LADOLESCENCE
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Les besoins physiologiques des adolescents ne sont bien sûr pas fondamentalement différents de ceux des enfants quils étaient ou des adultes quils seront.
Toutefois, leur mode de vie, leur autonomie progressive et leurs intérêts multiples font que ces besoins ont parfois de la peine à être satisfaits correctement.
Rappelons quen matière de sommeil, les besoins varient dun individu à lautre. Il faudrait cependant dormir 9 heures par nuit en moyenne pour ne pas avoir à compenser, dune manière ou dune autre, au cours de la journée.
Les besoins nutritionnels, pendant ladolescence sont, dans lensemble, beaucoup plus élevés quà tous les autres âges de la vie. Il est donc important que lalimentation quotidienne soit variée et quelle comprenne des aliments des 5 groupes suivants en proportion raisonnable.
Il faudrait éviter de supprimer un repas, de grignoter sucré ou salé nimporte quand dans la journée.
.... apportent des protéines animales + fer
.... apportent des protéines animales + calcium
.... apportent des protéines végétales + glucides
.... apportent du sucre, vitamines et sels minéraux
.... apportent des lipides
Leau est la boisson dont lorganisme a le plus besoin.
Le lait, les jus de fruits et de légumes nourrissent et désaltèrent. Ils constituent des aliments liquides dont lapport énergétique et nutritionnel peut être important, et quil ne faut pas consommer comme de simples boissons.
Lalcool en revanche nest pas un aliment :
Envisager un régime spécial est une démarche sérieuse qui ne devrait pas être entreprise sans les conseils de personnes compétentes.
VIVRE DAMOUR ET DEAU FRAICHEDurant ladolescence, les besoins de nature psychologique, relationnelle et affective peuvent susciter des interrogations, des incompréhensions en raison de leurs manifestations souvent contradictoires aux yeux des adultes.
Bien que lamour soit un besoin à tout âge, ladolescent veut sans cesse être rassuré sur lamour que lui portent ses proches. Cette recherche daffection voisine cependant avec des réactions dopposition, de critique violente des règles familiales, voir de fuite.
Il y a contradiction entre un souci de se démarquer des adultes pour affirmer son identité et un besoin de conformisme juvénile (look, goûts artistiques, langage) permettant dêtre reconnu par ses semblables.
Il peut être difficile pour les parents de vivre et de comprendre ces attitudes apparemment discordantes, ces allées et venues entre le besoin dêtre aimé, rassuré et la critique, le rejet, laffirmation de soi parfois violente.
Cependant, les parents devraient, le plus souvent, permettre ce jeu dopposition utile à la construction de la personnalité de ladolescent. Le conflit devrait être ressenti de manière positive, structurant pour toute la famille. Il peut permettre dinstaurer un dialogue basé sur une vraie communication, dialogue dans lequel chaque interlocuteur peut exprimer ses droits et ses besoins et entendre ceux de lautre.
Il est normal dêtre remis en cause par ses enfants : en effet, les parents représentent la meilleure cible, ils sont un des bons supports de lagressivité et de lopposition de ladolescent si celui-ci sent quil peut être, malgré tout, sûr de leur amour et quil ne risque pas de le perdre.
NE PAS OUBLIER
LES JEUNES APPRÉCIENT :
LES JEUNES DETESTENT :
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Comme nous lavons dit, la plupart des manifestations dhumeur propres à ladolescence, font partie dun processus de maturation normal et sont donc souvent indispensables.
Toutefois, il y a lieu dêtre attentif lorsquon remarque chez ladolescent un changement progressif et durable :
LA CONTRACEPTION
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Pour quil(elle) puisse exprimer, vivre ce désir en toute sécurité, il est indispensable que le jeune homme et la jeune femme envisagent lutilisation de moyen de contraception en cas de relations sexuelles. La responsabilité du choix dune contraception ne devrait pas être réservée à lun ou lautre, mais devrait être au centre des préoccupations des deux partenaires.
Il est clair que mettre en route une contraception peut être apprécié différemment par les parents et que cela devrait pouvoir être discuté au sein de la famille.
Malgré tout il est important que les jeunes puissent, quoiquil arrive, avoir accès à ces méthodes afin non seulement de se protéger dans le présent (grossesses non désirées, maladies sexuellement transmissibles, sida) mais aussi pour ne pas hypothéquer leur avenir de futurs parents qui désireront un enfant quand le temps sera venu.
Contrairement à ce que lon peut entendre :
De manière générale : |
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LE PRÉSERVATIF MASCULIN
(synonyme : la capote, le condom)
Il sagit dun doigt de gant en caoutchouc souple et dune grande finesse, qui doit être déroulé sur la verge en érection, avant le rapport sexuel. Il retient le sperme éjaculé sans diminuer le plaisir, les sensations lors des rapports sexuels.
Produit à usage unique, il ne sutilise quau moment désiré. Il sagit donc dun moyen simple, peu coûteux, naltérant en aucune manière les fonctions biologiques de lhomme ou de la femme.
En usage depuis des siècles, il est de plus en plus recommandé aujourdhui ; en plus, il protège des maladies sexuellement transmissibles (voir page 22, Prévention du sida).
LES CONTRACEPTIFS HORMONAUX
(la pilule)
Elle est composée dune quantité minime dhormones sexuelles féminines qui empêchent la maturation de lovule. Les hémorragies menstruelles (règles) sont maintenues de façon régulière. Les pilules contraceptives doivent absolument être prescrites par un médecin, qui sassure, après un examen médical, quil nexiste aucune contre-indication ; en outre, il donnera les informations nécessaires pour une prise correcte et dira notamment que faire en cas doubli.
ATTENTION !
La pilule doit être prise quotidiennement et régulièrement quelle que soit la fréquence des rapports sexuels.

Il existe dautres méthodes :
LES METHODES DAUTO-OBSERVATION
LE DIAPHRAGME
(synonyme : condom ou préservatif féminin)
LE DISPOSITIF INTRA-UTÉRIN OU D.I.U.
(le stérilet)
LES SUBSTANCES SPERMICIDES
Toutes ces techniques peuvent être conseillées lors dun examen médical selon des cas particuliers : maladies, problèmes psychologiques, traitements au long cours, méfiance ou refus vis-à-vis dune méthode, etc...)
Des procédés, comme le retrait ou coït interrompu sont peu efficaces et peuvent entraîner de mauvaises surprises... telle quune grossesse non désirée, une maladie sexuellement transmissible, de langoisse ou encore de linsatisfaction.
Ni le diaphragme, ni le stérilet, ni la pilule ne protègent des maladies sexuellement transmissibles.

LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
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Les maladies sexuellement transmissibles (MST) sont des maladies infectieuses des organes génitaux qui se transmettent dune personne à lautre lors de relations sexuelles. Elles sont dues à des germes despèces variées : parasites, bactéries, virus.
Parmi ces maladies, certaines doivent plus spécialement retenir notre attention.
BLENNORAGIE : gonorrhée (en langage populaire : " chaude-pisse ")
Deux à trois jours après le contact infectant, cest-à-dire une relation sexuelle
avec une personne atteinte de cette maladie, il apparaît :
Cependant, surtout chez la femme, la maladie peut passer inaperçue; mais elle est toujours contagieuse.
INFECTIONS A CHLAMYDIAE :
Lincubation est variable. Linfection atteint préférentiellement les
voies urinaires et génitales. La complication la plus grave de cette infection réside
dans le risque dune stérilité future.
SYPHILIS
Deux à trois semaines après le contact infectant apparaît, au niveau des organes
génitaux, chez lhomme et chez la femme une petite érosion arrondie :
le chancre, bouton non douloureux, qui ressemble à un aphte. La lésion peut
passer inaperçue chez la femme, si elle est localisée au niveau du col de
lutérus.
HERPÈS GÉNITAL
Deux à sept jours après le contact infectant, apparaît :
Devant lapparition de tout signe inhabituel : douleur, bouton, écoulement, les chances de guérison totale dépendent de la mise en oeuvre rapide dun traitement adéquat.
PRÉVENTION DES M.S.T.

Le SIDA est aussi une MST, mais rappelons que sa transmission nest pas uniquement sexuelle.
Le SIDA, abréviation de Syndrome Immuno-Déficitaire Acquis est une maladie due à un virus appelé VIH (Virus dImmuno-déficience Humaine). Ce virus détruit le système de défense de lorganisme, rendant ce dernier incapable de se défendre contre des maladies de toutes sortes.
Dans létat actuel des recherches, le SIDA est une maladie dont lissue est fatale.
En effet, il nexiste pas encore de traitement totalement efficace pour soigner cette maladie, ni de vaccin pour la prévenir.
DEPISTAGE
Quand une personne a été en contact avec le virus du SIDA, on peut détecter
dans son sang les anticorps fabriqués contre le virus VIH. Dans ce cas, la personne est
dite " séropositive ". Elle nest pas forcément malade mais peut
transmettre la maladie.
Ne pas confondre
MODE DE TRANSMISSION :
Le virus du SIDA se trouve dans le sang, les sécrétions vaginales ou le sperme des
personnes atteintes.
Il se transmet de trois manières différentes:
LE SIDA NEST PAS TRANSMIS NOTAMMENT :
MODE DE PREVENTION
En cas de relation sexuelle, lutilisation du préservatif masculin est
indispensable. Cest un moyen simple, efficace et peu coûteux.
Le préservatif est en vente libre et peut sacheter en de nombreux endroits.
Concernant la contamination par le sang, ce sont surtout les toxicomanes qui sinjectent des produits dans les veines à laide de seringues et daiguilles contaminées qui se transmettent le SIDA.
| Chers adultes,
souvenez-vous... Oui, souvenez-vous... Souvenez-vous de votre propre corps en crise à 14 ans, de vos envies et des interdits imposés, de ce que vous avez pu dire et de ce que vous navez pas pu dire, de ce que vous avez fait et de ce que vous navez pas osé faire, bref, souvenez-vous de la manière dont vous avez vécu votre jeune adolescence. Pas seulement pour la joie ou la tristesse du souvenir. Mais surtout pour ne pas trop mêler votre crise dadolescence à la nôtre. Cest déjà difficile pour nous de vivre notre puberté! Si vous y mêlez la vôtre! Nous comprenons très bien quà travers notre adolescence commençante, la vôtre se réveille, avec ses désirs et ses interdits, ses joies et ses regrets, sa morale et sa religion. Nous le comprenons, mais essayez de mieux la maîtriser pour que nous ayons des chances supplémentaires de mieux maîtriser la nôtre. (...) En réalité, nous vous cherchons. Nous mettons vos résistances à lépreuve. Parce que nous cherchons de vrais initiateurs aux grandes questions de la vie, de la mort, de lamour et de la violence, de la sexualité, de la communication, de lengagement dans la société. Soyez vivants et disponibles... Vivez dabord pour vous-même. Vivez votre vie. Votre vie dhomme et de femme, votre vie de couple. Vivez de vos convictions. Ne vous croyez pas obligés darrêter la pendule de la vie pour vous fixer sur la nôtre. Nous vivons à notre heure, à notre rythme. Vivez à votre heure, à votre rythme. Non, vous nêtes pas là pour trouver toutes les solutions à nos questions, pour vivre à notre place. Vivez à votre place. Cela nous fait tellement plaisir et ça nous fait tellement du bien de voir des adultes vivants pour eux-mêmes et par eux-mêmes. ( ) Martine et Jean, 13 ans |
ADRESSES UTILES
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Vous trouverez, à ces adresses, des personnes compétentes et prêtes à vous écouter, vous informer et vous conseiller :
Votre médecin de famille
Service de santé de la jeunesse
11, Glacis-de-Rive 1207 Genève
Tél. 022 327 61 50
CIFERN
(Centre dInformation Familiale et de Régulation des Naissances)
47, boulevard de la Cluse
Tél. 022 321 01 91
Hôpital cantonal de Genève
SIDA
Tél. 022 372 33 11
Groupe SIDA Genève
17 rue Pierre Fatio 1204 Genève
Tél. 022 700 15 00 (lundi de 18 h. 00 à 21 h. 00)
Maladies sexuellement transmissibles :
Policlinique de dermatologie et vénérologie
Tél. 022 372 94 24
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Dire... de fille en femme, par A.
Chapouton
Editions Chandia, 1980
Lamour cest pas triste, par J. Cousins
Editions Mazarine, 1979
La cause des adolescents, par F. Dolto
Editions Laffont. 1988
Encyclopédie de la vie sexuelle, 10/13 ans et 14/16 ans
Editions Hachette, 1973
Ta première expérience sexuelle, par L. Gendron
Editions de lHomme, 1981
Lamour, mode demploi, par K. Wellings
Editions Hachette, 1987
La première fois, par C. LHeureux
Editions Jean Basile, 1982
Les Ados, peuple extraordinaire, par M. Nahum-Valensis
et C. Atlas
Editions Mazarine, 1987
Le SIDA cest facile à éviter, par N. Saint
Phalle,
Editions Flammarion, 1987
Réalités et problèmes de la vie sexuelle (Adolescents), par
G. Tordjmann
Editions Hachette, 1978
Pour comprendre les adolescents, par M. Leyne et M.
Bergeron
Editions du Sorbier, 1985.
Pour jeunes seulement : Photoroman déducation à la
sexualité, par J. Robert
Editions de lHomme, 1988
Paroles dadolescents : ou le complexe du homard,
par Françoise Dolto et Catherine Dolto-Tolitch
Hatier, 1989
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Département de l'instruction
publique SERVICE DE SANTÉ DE LA JEUNESSE ont participé à cet ouvrage : L'ÉDUCATION POUR LA SANTÉ Graphisme et illustrations : |