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L’ADOLESCENCE

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE
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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION
VIVRE ET SENTIR SON CORPS
LES ÉTAPES DE L’ADOLESCENCE
LES BESOINS DE L’ADOLESCENCE
LA CONTRACEPTION
LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
ADRESSES UTILES
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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INTRODUCTION
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Quitter l’enfance signifie se découvrir soi-même, avec un corps sexué, des sensations et des sentiments nouveaux.

Peu à peu, l’adolescent devra trouver sa place dans le monde, prendre des responsabilités et acquérir son autonomie.

Ce cheminement ne peut se faire sans un renoncement au " vert paradis " de l’enfance : un équilibre nouveau est à trouver.

L’adolescent a besoin d’être informé. Sa curiosité est légitime et salutaire.

Destinée aux parents et aux adolescents, cette brochure se veut un outil de dialogue et de communication. Nous espérons qu’elle suscitera des discussions à l’intérieur de la famille et qu’elle apportera un éclairage constructif.

La fonction de la famille devrait être de permettre aux enfants de conquérir leur autonomie au jour le jour, les parents restant autonomes eux aussi.
F. Dolto

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VIVRE ET SENTIR SON CORPS

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La puberté représente une étape essentielle dans la vie de l’être humain.

Ses conséquences sont de nature :

Les signes physiques du début de la puberté sont aisément reconnaissables : c’est l’apparition des seins chez la fille et l’augmentation de la taille des testicules chez le garçon. Au cours de la période pubertaire, il y a croissance des organes génitaux (testicules et verge chez le garçon, utérus, vagin et vulve chez lajeune fille), apparition de la pilosité notamment au niveau du pubis et des aisselles chez les deux sexes et sur le visage chez le garçon. Les jeunes vont acquérir leur taille adulte; en même temps, certaines parties du corps se modifient avec des différences selon le sexe : chez les filles, les seins se développent, les hanches s’élargissent, chez les garçons, la musculature augmente et les épaules s’élargissent.

La production de sperme contenant des spermatozoïdes chez le garçon et l’apparition des règles chez la jeune fille constituent des signes définitifs de la maturité et du bon fonctionnement des organes de la reproduction.

D’autres signes concrétisent cette étape du développement :

Chez les garçons, des érections nocturnes peuvent s’accompagner d’éjaculation involontaire de sperme susceptible de provoquer un sentiment de gêne.
Ces manifestations témoignent de l’activité hormonale et sont normales. De plus, une légère augmentation du volume des seins (parfois unilatérale) peut se produire ; il s’agit d’un phénomène passager.

Chez les filles, les règles sont au début variables en abondance et en durée ; elles se régularisent par la suite. Le développement des seins peut être aussi momentanément asymétrique.
D’autres événements " agrémentent " la période pubertaire ! Le changement du timbre de la voix (la mue) chez le garçon et, parfois, l’apparition désagréable de " boutons " (acné) sur le visage et les épaules, touchant plutôt les garçons mais n’épargnant pas les filles.

Ces manifestations n’apparaissent pas forcément au même moment chez tous les garçons et toutes les jeunes filles. Il y a une grande variation individuelle autant dans la date d’apparition de ces signes que dans le laps de temps pendant lequel ils évoluent.

En règle générale, les premiers signes pubertaires apparaissent entre 9 et ll ans chez la fille et entre 11 et 13 ans chez le garçon. Ces signes peuvent apparaître plus tardivement sans qu’il y ait lieu de s’inquiéter.

La durée totale de la puberté s’étend sur 3 ou 4 ans.

Sur le plan de la fertilité, au cours de la puberté, chez la jeune fille, l’apparition des règles est le signe que ses organes de reproduction deviennent actifs. Un ovule peut, dès lors, être fécondé par un spermatozoïde à la suite d’un rapport sexuel. De même, chez le garçon, l’émission de sperme contenant des spermatozoïdes permet la fécondation d’un ovule lors d’un rapport sexuel.

Pendant l’adolescence, le fonctionnement des organes féminins de la reproduction n’est pas encore bien réglé. Cela se traduit par une certaine irrégularité de la durée des cycles menstruels. Il n’est donc pas possible de prévoir, avec certitude, les périodes pendant lesquelles il y a risque de fécondation, donc de grossesse non désirée.

TOUS CES CHANGEMENTS PHYSIQUES NE SONT PAS TOUJOURS FACILES A VIVRE

Les sentiments et les réactions qu’ils suscitent sont divers, tantôt positifs, tantôt négatifs: sentiment de fierté de voir se développer ses organes sexuels, sa pilosité, ses seins, plaisir de se sentir devenir adulte, homme, femme, goût de la comparaison et de la compétition (curiosité), qui permet la mise en valeur de son corps par la recherche d’un " look " personnel. Parfois, c’est le sentiment négatifqui domine : peur d’être différent des autres, de ne pas avoir de succès, d’être victime de moqueries, honte de son corps que l’on trouve mal proportionné.

On rencontre des adolescents qui regrettent tout simplement de devoir quitter l’enfance... ils auraient bien voulu y demeurer encore un peu.

Certains de ces sentiments traduisent de l’inconfort, de l’insécurité, une appréhension de ce qui se passe à l’intérieur de soi, même s’ils ne sont pas justifiés par la réalité.

Pour les parents, les réactions et les attitudes liées à la puberté sont parfois difficiles à comprendre, cela d’autant plus que l’adolescent manifeste souvent une grande pudeur.

Je vivais, emportée par des flots amers de susceptibilité, suffoquant de maladives timidités, avec la perpétuelle envie de mordre ou de pleurer. Ce doit être " ça " l’adolescence... ce mot si beau, si tendre et balançant dont l’écho palpite dans une nuit laiteuse...

Dans "adolescence ", il y a laisser, j’ai franchi la rivière de lait et de miel, le sucré délicieux de l’enfance, je mue et laisse ma peau argentée, elle va se craqueler au soleil. Il y a aussi " lescence ", essences, parfums par milliers qui m’attendent de ce côté-ci, je les sentais déjà. Saurai-je les capter, tous ?...

Adolescence, tu es l’enveloppe délicate mais tenace de ce corps vulnérable, corps mutant, corps germinal, surface lisse et tendre, mais animé en profondeur des plus folles sarabandes : réseaux mystérieusement entrelacés, sanglots rouges, toutes les naissances à venir et toutes les morts progressives sont déjà là, bouillonnantes, les désirs et les déceptions, les blessures et les transes et les secousses du plaisir qui, encore à l’état sauvage dans ce corps qui se cherche sans comprendre, font peur. "

M. Chaix
L’âge du tendre

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LES ÉTAPES DE L’ADOLESCENCE

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APPRENDRE A SE CONNAÎTRE

Pour mieux comprendre l’adolescence, on peut décrire, d’une manière simplifiée, trois étapes, trois attitudes caractéristiques, variables en durée comme en intensité.

Tout d’abord, apparaît une période de repliement sur soi. L’adolescent est secret, renfermé, pudique tant avec son corps qu’avec ses sentiments ; il protège son jardin secret. Il découvre progressivement un corps, le sien, dont les organes sexuels se sont développés et lui procurent des sensations et des sentiments nouveaux. Par la masturbation, accompagnée de pensées érotiques, il peut rechercher l’autre tout en étant seul, et vérifier l’importance de l’imaginaire et du fantastique à travers le fonctionnement normal de ses organes génitaux.

L’étape suivante pourrait se caractériser par une ouverture à autrui. C’est la création de liens sentimentaux forts avec certains camarades ; c’est aussi la prise de conscience de sa singularité de garçon ou de fille, d’homme ou de femme, capable d’aimer et de séduire.

Enfin, la troisième est celle de l’affirmation de son identité. L’adolescent désire partager ses sentiments, il ressent des attirances, des élans affectifs envers des camarades de l’autre sexe qui peuvent aller jusqu’à la formation d’un couple. Il s’initie à certaines valeurs comme le respect du partenaire ou la fidélité.

Durant cette période, les amitiés entre jeunes du même sexe sont souvent fortes. Elles peuvent répondre à un besoin de se rassurer sur son propre corps en le comparant avec l’autre, en partageant les mêmes préoccupations.

Pour certains, l’attrait envers un(e) ami(e) du même sexe se prolonge au-delà de l’adolescence, avec le risque qu’une incompréhension de la famille ou des proches entraîne un isolement douloureux qui peut être dommageable pour un adolescent en quête de son identité.

Telles que nous les avons décrites, ces attitudes représentent les manifestations perceptibles d’une maturation normale. Les adultes n’en pergoiveat généralement qu’une faible partie ; cette maturation, en effet, se vit par l’adolescent d’une manière très intime ; la découverte de son identité propre, de l’amour, est une aventure individuelle ; le jeune la partagera plus volontiers avec ses semblables qu’avec des adultes.

TROUVER UNE VOIE CONCILIANT L’IDÉAL ET LA RÉALITÉ

L’adolescent(e) acceptera peu à peu sa singularité d’homme ou de femme ; il (elle) cherchera à être quelqu’un en se référant parfois à des modèles idéaux : famille, copains, artistes, réels ou fictifs.

" Etre aimé de l’autre " participera alors à la découverte de son propre pouvoir de séduction et stimulera l’émergence de sa personnalité.

Au cours de l’adolescence, de fréquentes contradictions témoignent de ce travail de maturation psychique :

  • un besoin de sécurité et de protection s’oppose à des revendications de liberté, à un goût du risque parfois démesuré ;
  • des élans de tendresse, d’amour, contrastent avec des manifestations de violence ;
  • des attitudes de repli, de mutisme, s’opposent à des exigences de sorties, de participation active à la vie sociale.

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Parallèlement à son intégration progressive dans la vie sociale, il s’agira pour le jeune de redéfinir sa place dans le cadre de la famille, qui demeure son principal lieu de référence.

Pour compléter le tableau contrasté, difficilement saisissable de l’adolescence, il nous paraît important de mentionner certains types de cornportements qui paraissent souvent déroutants aux yeux des adultes.

De manière inconsciente, ces comportements permettent une sublimation, c’est-à-dire une canalisation des pulsions sexuelles vers des buts non sexuels, socialement valorisés ; ils s’inscrivent de manière normale dans l’expérience propre de l’adolescence.

Cela peut être l’" ascétisme ", c’est-àdire une recherche de solitude, un refus de voir des gens, une certaine tristesse ou l’" intellectualisme ", c’est-à-dire un goût pour le développement privilégié de ses pensées et des projets d’avenir ou encore un investissement important dans le sport ou un art.

Dans cette réalité, les loisirs font partie intégrante des besoins. L’alternance entre les activités intellectuelles, créatrices et physiques, individuelles ou en groupe, est souhaitable et garante d’équilibre. Le rêve et la fantaisie en font partie. Attention à ne pas se laisser imposer le choix de ses loisirs par la télévision.

MON CORPS ET MON ESPRIT M’APPARTIENNENT...

A l’âge de l’adolescence, de nombreux comportements et domaines de la vie sociale deviennent plus accessibles, plus attractifs. Cela nécessite un apprentissage, la capacité de faire des choix.

La prise de risques fait partie intégrante de la vie de l’adolescent(e) ; elle pourrait se traduire par la consommation de produits toxiques (tabac, alcool, médicaments, drogues), la tentation de conduites dangereuses, d’actes illicites, délictuels, ou encore d’un comportement sexuel irresponsable.

Face à la pression d’autrui, à des sollicitations extérieures (environnement, publicité, médias, pornographie, violence) l’adolescent(e) peut se sentir mal à l’aise ou en danger. Celui (celle) qui est au clair avec ses besoins, qui peut exprimer ses émotions et s’affirmer en osant dire " non " à ces pressions quand c’est nécessaire, fait preuve d’une réelle maturité intellectuelle et affective.

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LES BESOINS DE L’ADOLESCENCE

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Les besoins physiologiques des adolescents ne sont bien sûr pas fondamentalement différents de ceux des enfants qu’ils étaient ou des adultes qu’ils seront.

Toutefois, leur mode de vie, leur autonomie progressive et leurs intérêts multiples font que ces besoins ont parfois de la peine à être satisfaits correctement.

Rappelons qu’en matière de sommeil, les besoins varient d’un individu à l’autre. Il faudrait cependant dormir 9 heures par nuit en moyenne pour ne pas avoir à compenser, d’une manière ou d’une autre, au cours de la journée.

Les besoins nutritionnels, pendant l’adolescence sont, dans l’ensemble, beaucoup plus élevés qu’à tous les autres âges de la vie. Il est donc important que l’alimentation quotidienne soit variée et qu’elle comprenne des aliments des 5 groupes suivants en proportion raisonnable.

Il faudrait éviter de supprimer un repas, de grignoter sucré ou salé n’importe quand dans la journée.

ima18907.gif (4465 octets).... apportent des protéines animales + fer

ima18908.gif (4304 octets).... apportent des protéines animales + calcium

ima18909.gif (4917 octets).... apportent des protéines végétales + glucides

ima18910.gif (4332 octets).... apportent du sucre, vitamines et sels minéraux

ima18911.gif (4450 octets).... apportent des lipides

L’eau est la boisson dont l’organisme a le plus besoin.

Le lait, les jus de fruits et de légumes nourrissent et désaltèrent. Ils constituent des aliments liquides dont l’apport énergétique et nutritionnel peut être important, et qu’il ne faut pas consommer comme de simples boissons.

L’alcool en revanche n’est pas un aliment :

Envisager un régime spécial est une démarche sérieuse qui ne devrait pas être entreprise sans les conseils de personnes compétentes.

VIVRE D’AMOUR ET D’EAU FRAICHE

Durant l’adolescence, les besoins de nature psychologique, relationnelle et affective peuvent susciter des interrogations, des incompréhensions en raison de leurs manifestations souvent contradictoires aux yeux des adultes.

Bien que l’amour soit un besoin à tout âge, l’adolescent veut sans cesse être rassuré sur l’amour que lui portent ses proches. Cette recherche d’affection voisine cependant avec des réactions d’opposition, de critique violente des règles familiales, voir de fuite.

Il y a contradiction entre un souci de se démarquer des adultes pour affirmer son identité et un besoin de conformisme juvénile (look, goûts artistiques, langage) permettant d’être reconnu par ses semblables.

Il peut être difficile pour les parents de vivre et de comprendre ces attitudes apparemment discordantes, ces allées et venues entre le besoin d’être aimé, rassuré et la critique, le rejet, l’affirmation de soi parfois violente.

Cependant, les parents devraient, le plus souvent, permettre ce jeu d’opposition utile à la construction de la personnalité de l’adolescent. Le conflit devrait être ressenti de manière positive, structurant pour toute la famille. Il peut permettre d’instaurer un dialogue basé sur une vraie communication, dialogue dans lequel chaque interlocuteur peut exprimer ses droits et ses besoins et entendre ceux de l’autre.

Il est normal d’être remis en cause par ses enfants : en effet, les parents représentent la meilleure cible, ils sont un des bons supports de l’agressivité et de l’opposition de l’adolescent si celui-ci sent qu’il peut être, malgré tout, sûr de leur amour et qu’il ne risque pas de le perdre.

NE PAS OUBLIER

LES JEUNES APPRÉCIENT :

LES JEUNES DETESTENT :
  • qu’on leur tire les vers du nez ;
  • qu’on leur fasse de grands discours moralisateurs ;
  • qu’on lise en cachette leur courrier ou leur journal intime ;
  • qu’on s’en prenne à leur copain (copine), à leurs fréquentations.

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QUELQUES SIGNES A NE PAS MANQUER

Comme nous l’avons dit, la plupart des manifestations d’humeur propres à l’adolescence, font partie d’un processus de maturation normal et sont donc souvent indispensables.

Toutefois, il y a lieu d’être attentif lorsqu’on remarque chez l’adolescent un changement progressif et durable :

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LA CONTRACEPTION

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L’ADOLESCENT(E) EST CAPABLE D’AMOUR ET VOUDRA TÔT OU TARD L’EXPRIMER PHYSIQUEMENT

Pour qu’il(elle) puisse exprimer, vivre ce désir en toute sécurité, il est indispensable que le jeune homme et la jeune femme envisagent l’utilisation de moyen de contraception en cas de relations sexuelles. La responsabilité du choix d’une contraception ne devrait pas être réservée à l’un ou l’autre, mais devrait être au centre des préoccupations des deux partenaires.

Il est clair que mettre en route une contraception peut être apprécié différemment par les parents et que cela devrait pouvoir être discuté au sein de la famille.

Malgré tout il est important que les jeunes puissent, quoiqu’il arrive, avoir accès à ces méthodes afin non seulement de se protéger dans le présent (grossesses non désirées, maladies sexuellement transmissibles, sida) mais aussi pour ne pas hypothéquer leur avenir de futurs parents qui désireront un enfant quand le temps sera venu.

Contrairement à ce que l’on peut entendre :
  • le premier rapport sexuel peut être fécondant...
  • un rapport sexuel sans pénétration complète peut être fécondant...
  • un rapport sexuel pendant les règles peut être fécondant...

De manière générale :
Le taux d’efficacité des difïérentes méthodes présentées est variable et dépend de leur utilisation correcte.

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LE PRÉSERVATIF MASCULIN
(synonyme : la capote, le condom)

Il s’agit d’un doigt de gant en caoutchouc souple et d’une grande finesse, qui doit être déroulé sur la verge en érection, avant le rapport sexuel. Il retient le sperme éjaculé sans diminuer le plaisir, les sensations lors des rapports sexuels.

Produit à usage unique, il ne s’utilise qu’au moment désiré. Il s’agit donc d’un moyen simple, peu coûteux, n’altérant en aucune manière les fonctions biologiques de l’homme ou de la femme.

En usage depuis des siècles, il est de plus en plus recommandé aujourd’hui ; en plus, il protège des maladies sexuellement transmissibles (voir page 22, Prévention du sida).

LES CONTRACEPTIFS HORMONAUX
(la pilule)

Elle est composée d’une quantité minime d’hormones sexuelles féminines qui empêchent la maturation de l’ovule. Les hémorragies menstruelles (règles) sont maintenues de façon régulière. Les pilules contraceptives doivent absolument être prescrites par un médecin, qui s’assure, après un examen médical, qu’il n’existe aucune contre-indication ; en outre, il donnera les informations nécessaires pour une prise correcte et dira notamment que faire en cas d’oubli.

ATTENTION !

La pilule doit être prise quotidiennement et régulièrement quelle que soit la fréquence des rapports sexuels.

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Il existe d’autres méthodes :

LES METHODES D’AUTO-OBSERVATION

LE DIAPHRAGME
(synonyme : condom ou préservatif féminin)

LE DISPOSITIF INTRA-UTÉRIN OU D.I.U.
(le stérilet)

LES SUBSTANCES SPERMICIDES

Toutes ces techniques peuvent être conseillées lors d’un examen médical selon des cas particuliers : maladies, problèmes psychologiques, traitements au long cours, méfiance ou refus vis-à-vis d’une méthode, etc...)

Des procédés, comme le retrait ou coït interrompu sont peu efficaces et peuvent entraîner de mauvaises surprises... telle qu’une grossesse non désirée, une maladie sexuellement transmissible, de l’angoisse ou encore de l’insatisfaction.

Ni le diaphragme, ni le stérilet, ni la pilule ne protègent des maladies sexuellement transmissibles.

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LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

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Les maladies sexuellement transmissibles (MST) sont des maladies infectieuses des organes génitaux qui se transmettent d’une personne à l’autre lors de relations sexuelles. Elles sont dues à des germes d’espèces variées : parasites, bactéries, virus.

Parmi ces maladies, certaines doivent plus spécialement retenir notre attention.

BLENNORAGIE : gonorrhée (en langage populaire : " chaude-pisse ")
Deux à trois jours après le contact infectant, c’est-à-dire une relation sexuelle avec une personne atteinte de cette maladie, il apparaît :

Cependant, surtout chez la femme, la maladie peut passer inaperçue; mais elle est toujours contagieuse.

INFECTIONS A CHLAMYDIAE :
L’incubation est variable. L’infection atteint préférentiellement les voies urinaires et génitales. La complication la plus grave de cette infection réside dans le risque d’une stérilité future.

SYPHILIS
Deux à trois semaines après le contact infectant apparaît, au niveau des organes génitaux, chez l’homme et chez la femme une petite érosion arrondie : le chancre, bouton non douloureux, qui ressemble à un aphte. La lésion peut passer inaperçue chez la femme, si elle est localisée au niveau du col de l’utérus.

HERPÈS GÉNITAL
Deux à sept jours après le contact infectant, apparaît :

Devant l’apparition de tout signe inhabituel : douleur, bouton, écoulement, les chances de guérison totale dépendent de la mise en oeuvre rapide d’un traitement adéquat.

PRÉVENTION DES M.S.T.

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SIDA

Le SIDA est aussi une MST, mais rappelons que sa transmission n’est pas uniquement sexuelle.

Le SIDA, abréviation de Syndrome Immuno-Déficitaire Acquis est une maladie due à un virus appelé VIH (Virus d’Immuno-déficience Humaine). Ce virus détruit le système de défense de l’organisme, rendant ce dernier incapable de se défendre contre des maladies de toutes sortes.

Dans l’état actuel des recherches, le SIDA est une maladie dont l’issue est fatale.

En effet, il n’existe pas encore de traitement totalement efficace pour soigner cette maladie, ni de vaccin pour la prévenir.

DEPISTAGE
Quand une personne a été en contact avec le virus du SIDA, on peut détecter dans son sang les anticorps fabriqués contre le virus VIH. Dans ce cas, la personne est dite " séropositive ". Elle n’est pas forcément malade mais peut transmettre la maladie.

Ne pas confondre

MODE DE TRANSMISSION :
Le virus du SIDA se trouve dans le sang, les sécrétions vaginales ou le sperme des personnes atteintes.

Il se transmet de trois manières différentes:

LE SIDA N’EST PAS TRANSMIS NOTAMMENT :

MODE DE PREVENTION
En cas de relation sexuelle, l’utilisation du préservatif masculin est indispensable. C’est un moyen simple, efficace et peu coûteux.

Le préservatif est en vente libre et peut s’acheter en de nombreux endroits.

Concernant la contamination par le sang, ce sont surtout les toxicomanes qui s’injectent des produits dans les veines à l’aide de seringues et d’aiguilles contaminées qui se transmettent le SIDA.

Chers adultes, souvenez-vous...

Oui, souvenez-vous... Souvenez-vous de votre propre corps en crise à 14 ans, de vos envies et des interdits imposés, de ce que vous avez pu dire et de ce que vous n’avez pas pu dire, de ce que vous avez fait et de ce que vous n’avez pas osé faire, bref, souvenez-vous de la manière dont vous avez vécu votre jeune adolescence.

Pas seulement pour la joie ou la tristesse du souvenir. Mais surtout pour ne pas trop mêler votre crise d’adolescence à la nôtre. C’est déjà difficile pour nous de vivre notre puberté! Si vous y mêlez la vôtre! Nous comprenons très bien qu’à travers notre adolescence commençante, la vôtre se réveille, avec ses désirs et ses interdits, ses joies et ses regrets, sa morale et sa religion. Nous le comprenons, mais essayez de mieux la maîtriser pour que nous ayons des chances supplémentaires de mieux maîtriser la nôtre. (...)

En réalité, nous vous cherchons. Nous mettons vos résistances à l’épreuve. Parce que nous cherchons de vrais initiateurs aux grandes questions de la vie, de la mort, de l’amour et de la violence, de la sexualité, de la communication, de l’engagement dans la société.

Soyez vivants et disponibles...

Vivez d’abord pour vous-même. Vivez votre vie. Votre vie d’homme et de femme, votre vie de couple. Vivez de vos convictions. Ne vous croyez pas obligés d’arrêter la pendule de la vie pour vous fixer sur la nôtre. Nous vivons à notre heure, à notre rythme. Vivez à votre heure, à votre rythme.

Non, vous n’êtes pas là pour trouver toutes les solutions à nos questions, pour vivre à notre place. Vivez à votre place. Cela nous fait tellement plaisir et ça nous fait tellement du bien de voir des adultes vivants pour eux-mêmes et par eux-mêmes. (…)

Martine et Jean, 13 ans
Extraits de: 11-15 ans, la puberté, les enjeux d’une révolution.
Chronique sociale, Lyon, 1981

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ADRESSES UTILES

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Vous trouverez, à ces adresses, des personnes compétentes et prêtes à vous écouter, vous informer et vous conseiller :

Votre médecin de famille

Service de santé de la jeunesse
11, Glacis-de-Rive – 1207 Genève
Tél. 022 327 61 50

CIFERN
(Centre d’Information Familiale et de Régulation des Naissances)
47, boulevard de la Cluse
Tél. 022 321 01 91

Hôpital cantonal de Genève
SIDA
Tél. 022 372 33 11

Groupe SIDA – Genève
17 rue Pierre Fatio – 1204 Genève
Tél. 022 700 15 00 (lundi de 18 h. 00 à 21 h. 00)

Maladies sexuellement transmissibles :
Policlinique de dermatologie et vénérologie
Tél. 022 372 94 24

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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Dire... de fille en femme, par A. Chapouton
Editions Chandia, 1980

L’amour c’est pas triste, par J. Cousins
Editions Mazarine, 1979

La cause des adolescents, par F. Dolto
Editions Laffont. 1988

Encyclopédie de la vie sexuelle, 10/13 ans et 14/16 ans
Editions Hachette, 1973

Ta première expérience sexuelle, par L. Gendron
Editions de l’Homme, 1981

L’amour, mode d’emploi, par K. Wellings
Editions Hachette, 1987

La première fois, par C. L’Heureux
Editions Jean Basile, 1982

Les Ados, peuple extraordinaire, par M. Nahum-Valensis et C. Atlas
Editions Mazarine, 1987

Le SIDA c’est facile à éviter, par N. Saint Phalle,
Editions Flammarion, 1987

Réalités et problèmes de la vie sexuelle (Adolescents), par G. Tordjmann
Editions Hachette, 1978

Pour comprendre les adolescents, par M. Leyne et M. Bergeron
Editions du Sorbier, 1985.

Pour jeunes seulement : Photoroman d’éducation à la sexualité, par J. Robert
Editions de l’Homme, 1988

Paroles d’adolescents : ou le complexe du homard, par Françoise Dolto et Catherine Dolto-Tolitch
Hatier, 1989

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Département de l'instruction publique
Office de la jeunesse

SERVICE DE SANTÉ DE LA JEUNESSE
Rue des Glacis-de-Rive 11
Case postale 3682
CH-1211 Genève 3

Téléphone 022 327 61 50

ont participé à cet ouvrage :

L'ÉDUCATION POUR LA SANTÉ
Danielle Lecomte
Roger Luc Mounoud
Danielle Wyss

Graphisme et illustrations :
Silvia Francia