SUISSE - Kaspar Villiger et le Conseil fédéral
s'alignent sur la politique des cigarettiers!


24HEURES 21.02.02



24HEURES 25.02.02

Faire-part envoyé au
Conseil fédéral et aux
Parlementaires fédéraux
13 mars 2002

Note explicative de la démarche

Le Temps 15.03.02



Le Courrier 16.03.02



Communiqué de presse
Commission fédérale pour la prévention du tabagisme


Zurich, 27 février 2002


Les experts et expertes sont choqué(e)s

La Commission fédérale pour la prévention du tabagisme déplore que Monsieur Kaspar Villiger, au nom du Conseil fédéral, s'aligne sur la politique des cigarettiers et persiste à penser que notre pays doit rester attractif pour l'industrie du tabac.

Les experts et expertes de la Commission fédérale pour la prévention du tabagisme, réunis en séance à Zurich le 27 février, ont décidé de rappeler au Conseil fédéral et au Parlement l'ampleur de l'épidémie de tabagisme en Suisse - 8'000 morts par an - ainsi que la croissance dramatique du nombre de jeunes qui ont commencé à fumer.

La Commission fédérale rappelle qu'elle a proposé et qu'elle soutient le Programme 2001-2005 accepté par le Conseil fédéral et actuellement mis en oeuvre par l'Office fédéral de la santé publique. Ce programme contient les mesures prouvées les plus efficaces suivantes : augmentation de l'imposition des cigarettes, restrictions plus rigoureuses en matière de publicité, protection contre la fumée passive et un fonds adéquat pour le financement de la prévention. La protection de la jeunesse sera d'autant plus efficace que ces mesures seront réalisées.

Contacts:

Frau Verena El Fehri - Mitglied der Kommission
Geschäftsführerin der Areitsgemeinschaft Tabakprävention
Tel. 079 / 709 04 60 // 031 389 92 46

Monsieur Jean-Charles Rielle - Membre de la Commission
Médecin responsable du CIPRET-Genève - Tél. 079 / 436 80 20

Monsieur Pietro Martinelli - Président de la commission - Tél. 091 / 930 94 35

Journal du Jura 02.03.02
Neue Zürcher Zeitung 01.03.02
Tages Anzeiger 01.03.02

Communiqué de presse OMS/11 - 27 février2002
SELON L'OMS, LA TAXATION DU TABAC RESTE INSUFFISANTE
POUR INFLUER SUR LA MORTALITE


SUISSE - La santé publique sacrifiée à la politique fiscale

"Aujourd’hui, sous la houlette de Kaspar Villiger,
le Conseil fédéral a préféré défendre les intérêts de l’industrie du tabac."

Le Communiqué de presse du Bureau pour une politique de la santé du 20 février 2002

La santé publique sacrifiée à la politique fiscale
Le Conseil fédéral ne veut pas que l’impôt sur le tabac soit un argument de politique de santé ; il ne veut pas non plus de la création d’un fonds pour la prévention. L’industrie du tabac et les planteurs de tabac sont – momentanément – les gagnants, la santé publique la perdante.
Le Bureau pour une politique de la santé est consterné par la décision du Conseil fédéral : ce dernier n’est pas disposé à profiter de la révision de la loi sur l’imposition du tabac pour se donner les moyens de lutter contre l’épidémie de tabagisme en Suisse. En créant un fonds de prévention et en augmentant à terme l’impôt sur le tabac au niveau de celui de l’Union européenne, la Suisse aurait – enfin – franchi un pas en matière de prévention du tabagisme. Elle s’y est d’ailleurs engagée hier (19.2) à Varsovie, à la conférence des ministres de la région Europe de l’OMS, par la voix du Professeur Thomas Zeltner, directeur de l’Office fédéral de la santé publique. Aujourd’hui, sous la houlette de Kaspar Villiger, le Conseil fédéral a préféré défendre les intérêts de l’industrie du tabac. Les neuf organisations qui soutiennent le Bureau pour une politique de la santé dans ses propositions de loi sur l’imposition du tabac sont consternées face à une politique qu’elles qualifient d’hypocrite et de fallacieuse.
Par sa décision d’aujourd’hui, le Conseil fédéral renonce à la possibilité de renflouer d’un demi-milliard supplémentaire les caisses de l’AVS. Il renonce également à des moyens considérables pour la promotion de la santé publique. La hausse de l’impôt sur le tabac est la mesure la plus efficace pour en baisser la consommation, surtout auprès des jeunes. Un fonds de prévention permettrait d’accompagner durablement cette mesure. L’argument constitutionnel avancé contre un fonds pour la prévention n’est qu’un prétexte légaliste: la preuve en est que le fonds en faveur du tabac indigène n’a pas été contesté.
Le Bureau pour une politique de la santé regrette que le Conseil fédéral n’ait pas suivi les recommandations des organisations de santé publique et de consommateurs : 8000 personnes meurent chaque année en Suisse des conséquences de la fumée active et passive, soit 22 personnes chaque jour! Un quart d’entre elles n’a pas atteint l’âge de la retraite. Un tiers de la population adulte fume et les chiffres explosent chez les jeunes. Une catastrophe de santé publique est préprogrammée, si l’on arrive pas à inverser cette tendance.
Renseignements:
Reto Wiesli, 031 389 92 90 ou 076 515 56 33
Verena El Fehri, AT Suisse: 031 389 92 50


"Massnahmen zur Präventions des Rauchens"
Lettre de la FMH au Conseil fédéral du 4 mars 2002 *.pdf



24HEURES 21 février 2002


Tribune de Genève 21 février 2002

Le Courrier 13.03.02


Dimanche.ch et SonntagsBlick 24 février 2002


Tribune de Genève et 24HEURES du 26 février 2002


24 HEURES (même texte que l'article ci-dessus)

24HEURES 25 février 2002

En effet, interdire la cigarette au moins de 18 ans est justement ce que veulent les cigarettiers puisqu'ils peuvent passer le message le plus pervers que l'on peut connaître "Fumer est un acte adulte". Cette décision n'a aucune valeur si elle n'est pas accompagnée de mesures que l'OMS et l'OFSP recommandent aux politiques: interdiction de la publicité, augmentation du prix du paquet de cigarettes et des moyens financiers plus importants pour la prévention et l'aide au sevrage. Il ne faut pas tomber pas dans le piège de la prohibition. La réduction de l'accessibilité au produit ne peut être envisagée que comme une mesure éducative, et seulement si les autres mesures sont mises en place. Le Conseil fédéral n'en fait qu'à sa tête, il n'écoute pas les professionnels-elles de la prévention du tabagisme. Il porte ainsi une énorme responsabilité dans l'épidémie du tabagisme.



Tribune de Genève 28 février 2002