TABAC ACCRO
  dépendances à la nicotine

Tout le monde le sait!

Fumer, c'est mauvais pour la santé, ça provoque des cancers, des bronchites chroniques, des attaques cardiaques et cérébrales, augmente les risques d'impuissance et de stérilité. Fumer, ça tue chaque jour en Suisse 25 personnes: c'est plus que tous les décès dus au sida, aux drogues dures, à l'alcool, aux accidents de la route, aux meurtres et aux suicides comptés ensemble. Tout le monde sait ça, et pourtant, beaucoup fument...

Fumer, ça fait bien !

Allumer une clope devant ses copines et ses copains, trouver sa propre manière de la tenir entre ses doigts, de tirer une bouffée, de la laisser suspendue à ses lèvres, c'est tout un art ! Fumer, ça permet de se donner une attitude décontractée, relax.

C'est en tous cas ce que l'Industrie du tabac veut faire croire ! Rien qu'en Suisse, elle dépense chaque année 120 millions de francs pour essayer de convaincre les gens que la cigarette est un produit d'agrément pour des gens au style jeune, dynamique, ayant de l'humour et bien d'autres choses encore. La cigarette, ce serait donc un style de vie «à part»; ça, c'est la publicité qui le dit.

Fumer, ça apporte des effets intéressants

Mais fumer, c'est surtout ressentir des effets rapides: 7 secondes pour passer de la bouche au cerveau! La cigarette, c'est un stimulant qui fait oublier la fatigue, qui donne un coup de fouet, c'est aussi un remède contre les petites peurs et les émotions. Stimulant et relaxant tout à la fois, quoi.

Une habitude qui devient un réflexe conditionné

Le petit plaisir de temps à autre devient plus vite qu'on le croit une habitude, solidement ancrée: la clope de la pause, celle après le repas, celle qu'on allume au téléphone ou en discutant avec quelqu'un, celle en sortant des cours ou du travail; sans oublier celle qu'un copain nous offre et celle qu'on fume pour cacher un léger malaise, une petite timidité.

L'habitude se transforme imperceptiblement en réflexe conditionné, en dépendance psychique : on n'a plus envie de s'en passer.

Accro pour de bon!

La nicotine crée une dépendance physique rapide, aussi forte que celle de l'héroïne. A chaque cigarette, ce sont dix bouffées de nicotine qui arrivent au cerveau et produisent leurs effets. On peut vraiment dire qu'aucune autre drogue n'est consommée si souvent et si banalement que la cigarette!

Au bout du compte, beaucoup ont commencé à fumer occasionnellement et se retrouvent accros à un paquet par jour en moins d'un an! Fumer des «douces» ou des «légères» n'y changera rien c'est le besoin en nicotine qui va dicter le rythme et l'intensité d'une bouffée Les risques de cancers et de dépendance sont en définitive les mêmes qu'avec des clopes ordinaires.

Où est le problème?

Bien sûr, tout le monde connaît quelqu'un qui fume depuis longtemps et ne ressent aucun effet négatif sur sa santé. Accro peut-être, mais sans plus... Alors, pourquoi tant de personnes (près de six fumeurs sur dix) essaient-elles quand même d'arrêter?

C'est que la fumée, c'est aussi d'autres désagréments incontournables :

« Mes copines et mes copains sont tous fumeurs » : FAUX!

Beaucoup de jeunes croient qu'il faut fumer pour être dans le coup. C'est tout faux! A quinze ans, quatre jeunes sur cinq ne fument pas. Voilà la tendance à suivre, En plus, sur le nombre de ces fumeurs, près de la moitié voudrait déjà arrêter, signe que leur consommation de tabac ne leur apporte plus rien de positif.

C'est maintenant qu'il faut y croire!

Il est nettement plus simple de ne pas commencer à fumer que d'arrêter. Un jeune qui passe le cap des 20 ans sans être fumeur aura très peu de risques de le devenir ensuite A l'inverse, commencer à 15 ans augmente considérablement la probabilité d'être encore accro à 35 ans… et d'en mourir prématurément

Alors, pourquoi pas essayer d'arrêter?

Plus on est dépendant de la cigarette, plus il est difficile de s'en sortir. C'est la raison pour laquelle il faut arrêter de fumer maintenant. Ce n'est pas facile à faire. Heureusement, il existe de nombreux trucs pour diminuer le nombre de clopes ou arrêter de fumer.

Quels bénéfices d'être non fumeur : moins de dépenses, respect de l'environnement, plus de souffle, le teint frais et... un attrait indiscutable: embrasser une personne qui ne fume pas, quelle fraîcheur, quelle haleine!

Une vie sans tabac?
D'autres renseignements pour ne pas commencer
ou arrêter au plus vite sont disponibles à l'ISPA.
Tél. 021 321 29 85 - www.sfa-ispa.ch -
info@sfa-ispa.ch


Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies,
Lausanne

 


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