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Si seulement j'avais su... Les effets de l'alcool sur la conduite automobile. |
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Chère lectrice, cher
lecteur,
Consommation d'alcool et conduite automobile ne font pas bon ménage. On le sait depuis longtemps. Et pourtant, aujourd'hui encore, la conduite en état d'ivresse provoque chaque année de nombreux accidents sur nos routes. Le nombre de blessés et de morts est inacceptable. «Qui conduit ne boit pas» Contribuez à réduire le nombre de morts et de blessés en faisant de ce slogan un principe immuable. En vous protégeant, vous protégez en même temps les autres usagers. Qui prend le volant sous l'effet de l'alcool doit s'attendre à des conséquences graves. Le risque d'accident, donc d'être blessé ou tué, est nettement accru. Cela vaut aussi bien pour le conducteur lui-même que pour ses passagers et les autres usagers. Les incidences juridiques et financières sont souvent dramatiques, sans parler des conséquences sociales. Le temps est définitivement révolu où la conduite en état d'ébriété était considérée comme un délit mineur. Dans notre société, il s'agit d'un acte punissable qui ne bénéficie plus d'aucune indulgence. Ainsi, celui qui conduit sous l'emprise de l'alcool fait preuve d'une inconscience et d'une irresponsabilité flagrantes. En éditant cette brochure, le TCS souhaite rappeler au public les dangers de l'alcool au volant. Le lecteur y trouvera des explications relatives aux différents aspects de la question: facteurs médicaux, dispositions légales, sanctions, droit des assurances et répercussions financières. |
| Scènes tirées du
quotidien (Déclaration des fautifs et explications) • «... j'étais
conscient d'avoir bu plus que deux verres d’alcool, et donc trop, mais au
fil de la soirée, j'ai complètement perdu le contrôle.»
• «...si j'avais su combien ce dernier trajet
allait me coûter, d'autant plus que l'assurance ne couvre pas
l'intégralité du sinistre, j'aurais poursuivi la fête chez mon collègue et
passé la nuit chez lui, au lieu de rentrer chez moi en voiture. Je ne sais
pas comment je vais faire pour tout payer.»
• «...je me sentais pleinement capable de
conduire, puis je suis sorti de la route dans un virage.»
• «...apparemment je m'étais couché passablement
ivre et le lendemain matin, je partais au travail:»
• «...je n'aurais jamais pensé être dans un tel
état après avoir bu deux chopes de bière et tiré quelques fois sur un
joint.»
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Le point de vue de la
médecine du trafic
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Contrôle d'haleine,
prise de sang et sanctions
La police peut procéder à un contrôle du taux d'alcoolémie dans l'haleine même chez des conducteurs ne présentant aucun signe d'ivresse. Si le test révèle une alcoolémie de 0,5 à 0,79 ‰, le conducteur se verra interdire de poursuivre son chemin, sera dénoncé et se verra infliger une amende élevée.
Si le contrôle d'haleine révèle une alcoolémie de 0,8 ‰ ou plus, la prise de sang est obligatoire. Le conducteur fautif ne pourra plus poursuivre son chemin et le permis de conduire lui sera saisi sur-le-champ.
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Un taux d'alcoolémie
de moins de 0,8 ‰ peut donner lieu à un retrait du permis de conduire d'au
moins un mois.
En outre, la police peut ordonner une prise de sang dès 0,3 ‰ lorsqu'il y a lieu de penser que la personne a conduit un véhicule en état d'ivresse deux heures ou plus avant le contrôle. Le calcul se fait alors rétroactivement. Si le dépassement du taux d'alcoolémie autorisé est prouvé, les conséquences pour le conducteur seront les mêmes que celles décrites plus haut. Une expertise médicale attestant de l'aptitude à conduire peut être ordonnée.
Si l'expertise révèle un problème de dépendance (alcool, drogues, médicaments), le permis de conduire peut être retiré pour une durée indéterminée. Une interdiction de conduire un vélo peut également être prononcée. |
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Réduction des
prestations d'assurance
En cas d'accident sous l'influence de l'alcool, les assurances réduisent leurs prestations.
Exemples: le dommage causé au véhicule de la personne responsable de l'accident n'est que partiellement remboursé, voire pas du tout. Si l'auteur du dommage a été blessé, ses indemnités journalières et ses rentes peuvent également être réduites. Dans les cas graves, elles peuvent même être refusées. Les assurances paient certes les dommages infligés aux tiers, mais elles peuvent faire valoir le droit de recours à l'égard du conducteur ivre.
Le droit de recours et la réduction des prestations d'assurance peuvent ruiner la personne responsable de l'accident et toute sa famille.
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Trois bonnes
résolutions
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Edité par le Touring Club Suisse en collaboration avec la Division de la médecine du trafic de l’Institut de médecine légale de Zurich.
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© sécurité routière tcs
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Universität Zürich
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