VIH/Sida
Réponses aux six questions
que posent le plus souvent les
hommes

A propos de la situation actuelle en Suisse

Chaque année on constate en Suisse toujours environ quelque 600 nouvelles infections par le VIH/sida. La grande majorité des personnes concernées s'infecte par des rapports sexuels non protégés. La part des nouvelles infections par rapports hétérosexuels représente la majorité des cas depuis 1990. Les femmes et les hommes hétérosexuels sont donc toujours concernés.

Vous pouvez vous protéger :
respectez les règles du safer sex ou sexe à moindre risque !

1  Est-ce-que je suis vraiment protégé si j’utilise un préservatif ?

Oui. Tant qu'il ne se déchire et ne glisse pas, le préservatif offre une protection suffisante contre le VIH, le virus responsable du sida, lors de rapports sexuels avec pénétration. Les antennes sida recommandent d'utiliser des préservatifs de marque munis du label de qualité ok. Quand vous utilisez un préservatif, veillez toujours aux points suivants:

  • taille adaptée
  • conservation adéquate, date limite d'utilisation
  • prudence en ouvrant l'emballage
  • dérouler correctement le préservatif
  • n'utiliser que des lubrifiants solubles à l'eau; jamais de substances grasses comme la vaseline, les lotions corporelles, du beurre, de l'huile, etc.
  • après l'éjaculation, se retirer en tenant le préservatif à la base du pénis.

Le préservatif est aussi le meilleur moyen de protection contre les autres maladies sexuellement transmissibles (cf. « Sexualité et plaisir sans peur après »).

2  Quand j’utilise un préservatif, je perd mes moyens. Que faire ?

Vous faites peut-être partie de ces hommes qui considèrent le préservatif comme gênant ou dégrisant. Mais le préservatif reste la seule protection efficace contre le sida.
Découvrez l'aspect ludique d'un rapport sexuel avec préservatif. Intégrez la mise en place du préservatif aux préliminaires, faites-en un moment agréable à partager. Sur ce plan, l'imagination n'a pas de limites. Et de nos jours, il y a toutes sortes de préservatifs: que diriez-vous pour une fois d'un préservatif en couleur, au goût de fraise ou de fruits exotiques ? Parce que nous sommes tous d'accord sur un point: le sexe doit faire plaisir. Mais sans risque !

3  Les pratiques sexuelles orales sont-elles dangereuses ?

La fellation ne représente pas de risque de transmission pour vous. La concentration virale dans la salive est en effet insuffisante pour induire une contamination. En revanche, la femme risque d'être contaminée par le sperme. Donc: n'éjaculez jamais dans la bouche de votre partenaire !
A l'exception de la période des règles, le cunnilingus n'est selon toute vraisemblance pas une pratique à risque. La concentration virale dans les sécrétions vaginales est en effet faible, mais elle est très élevée dans le sang.
La situation est cependant différente si vous ou votre partenaire souffrez déjà d'une autre maladie sexuellement transmissible (cf. « Sexualité et plaisir sans peur après »).

4  Je n’arrive pas à dire à ma partenaire que je l’ai trompée. Comment dois-je me comporter ?

Pour bien des hommes, il est inconcevable d'avouer à leur épouse ou à leur amie un rapport sexuel non protégé en dehors du couple. Mais si vous avez vécu ce type de situation, vous mettez votre partenaire en danger en continuant d'avoir des rapports sexuels non protégés avec elle.
Si vous décidez de faire un test de dépistage, il faudra attendre trois mois avant d'avoir une certitude. Et si vous avez été contaminé, le risque de transmettre également le virus à votre partenaire est précisément très élevé pendant ces trois mois.
Dans un premier temps, vous auriez peut-être intérêt à préciser le risque avec un service de consultation et à préparer une discussion franche avec votre partenaire. Respectez scrupuleusement les règles du safer sex jusqu'au dépistage et à son résultat négatif. Vous montrerez ainsi que vous assumez vos responsabilités.

5  J’ai peur d’avoir été contaminé. Que dois-je faire ?

Ne paniquez pas ! Procurez-vous les informations nécessaires en vous adressant à l'antenne sida de votre région ou à un centre de dépistage anonyme. Vous serez conseillé de manière compétente et un entretien permettra de préciser

  • si le risque de contamination est bien réel
  • s'il y a lieu de faire un test
  • et comment vous pourrez vous protéger efficacement à l'avenir.

Si vous vous êtes effectivement exposé à une situation à risque, vous devrez dans tous les cas renoncer aux rapports sexuels ou avoir uniquement des rapports protégés dans les trois mois qui suivent jusqu'au dépistage et son résultat. Vous trouverez les règles du safer sex au début de cette brochure.

6  On parle beaucoup des nouveaux traitements. Pourra-t-on bientôt guérir du sida ?

Depuis 1996, la médecine dispose de traitements contre le VIH dits combinés qui permettent souvent de freiner considérablement l'évolution de l'infection par le VIH. Grâce à eux, on meurt moins du sida, et les graves maladies provoquées par le virus sont elles aussi plus rares. Mais même les traitements combinés ne parviennent toujours pas à supprimer le virus et à rendre la santé. Il n'y a donc qu'une seule règle absolue: protégez-vous !

Dans chaque région de notre pays,
une antenne de l'Aide Suisse contre le Sida
offre à tous un conseil compétent,
par téléphone ou lors d'entretiens personnels.

N'hésitez pas à demander
des informations aux antennes
sida régionales.
Vous bénéficierez ainsi
de conseils neutres et approfondis.

Les coordonnées des antennes
régionales sont à disposition
auprès de l'Aide Suisse contre
le Sida:
Téléphone 01 447 11 11
Fax 01 447 11 12
E-mail aids@aids.ch
Internet
www.aids.ch

Commandes à
Sida info Doc Suisse:
Téléphone 031 318 32 70
Fax 031 311 05 65
E-Mail commandes@aid.ch
Internet
www.aidsnet.ch/shop

En collaboration avec
Sida info Doc Suisse,
Office fédéral de la santé publique
et Zürcher Aids-Hilfe

© Aide Suisse contre le Sida 2000,
2ème édition mise à jour 2002

 

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