Sexualité et plaisir sans peur après
Maladies sexuellement transmissibles (MST)
informations pour les femmes

Vivre pleinement sa sexualité

Chaque être à sa propre vision d'une sexualité épanouie ; chacune et chacun à ses préférences.
Ce qui compte, c'est le plaisir où la soif de découverte, l'imagination, la passion, l'amour...

Il suffit de respecter quelques recommandations pour ne pas avoir peur « après » - ni d'une infection par le VIH (sida), ni d'une autre maladie sexuellement transmissible (MST).

Afin que vous puissiez apprécier sans arrière-pensée le plus bel « à côté » de la vie :

Les préservatifs offrent également une protection efficace contre une grossesse non désirée.

* Les digues dentaires sont de petites serviettes de latex souples et extrafines de 25 x 15 cm. En vente notamment dans les condomerias (dans les grandes villes alémaniques).

La maladie sexuellement transmissible dont on a le plus parler au cours des dernières années est le sida, une déficience du système immunitaire provoquée par le virus VIH. Une infection par le VIH est incurable et, non traitée, elle peut entraîner, parfois après de nombreuses années sans troubles manifestes, des maladies graves et la mort. Les traitements à disposition ne peuvent que ralentir l'évolution de la maladie.

Le VIH peut se transmettre

Outre le VIH, il existe une foule d'autres agents pathogènes qui peuvent se transmettre lors des rapports sexuels (virus, bactéries, organismes unicellulaires, champignons). Certaines de ces infection - p. ex. l'hépatite B, la gonorrhée/blennorragie ("chaude-pisse") ou l'herpès - sont plus courantes que l'infection par le VIH, toute en n'étant pas non plus inoffensives.

Une MST non décelée et non traitée peut avoir des conséquences graves : cela va de fortes démangeaisons et de l'écoulement à des maladies du foie et à certaines formes de cancer, en passant par la stérilité.

Les MST ouvrent la voie à d'autres infections. Dans les foyers d'infections superficiels qu'elle créent (la plupart du temps) aux organes génitaux, à la bouche ou à l'anus se trouve des cellules spéciales qui sont bien plus réceptives à des agents pathogènes supplémentaires qu'une peau ou qu'une muqueuse intacte. Les MST augmentent donc notamment - mais pas seulement - le risque d'infection par le VIH

VIH et autres MST, un seul mot d'ordre : se protéger.

Des infections liées à une MST peuvent apparaître malgré la pratique du safer sex (voir ci-dessous). Il n'est pas honteux d'avoir une infection ; en revanche, il est essentiel de la reconnaître et de la traiter. La plupart de ces maladies peuvent être traitées et guéries si elles sont décelées à temps.

sans peur et après

Il est donc important de consulter un médecin si vous constater l'un des troubles suivants :

Ces troubles peuvent être le signe d'une MST; toutefois, d'autres origines sont possibles, d'ou la nécessité d'un examen médical.
Lorsque votre gynécologue ou un médecin décèle chez vous une MST, il est important d'en informer votre partenaire. C'est la seule manière pour lui ou pour elle de se faire également examiner et, le cas échéant, traiter. Si l'un des deux n'est pas traité, cela entraîne immanquablement des récidives.
Lorsqu'une MST a été diagnostiquée, il faut impérativement utiliser les préservatifs pour tous rapports sexuels jusqu'à la fin du traitement. Dans la mesure du possible, il faut également informé les éventuel(le)s partenaires sexuel(le)s occasionnel(le)s, afin d'éviter toute propagation de l'infection.

Le safer sex protège efficacement d'une infection par le VIH :

La pratique du safer sex diminue également nettement le risque de contracter une MST autre que l'infection VIH. Aucun des agents pathogènes indiqués ne peut pénétrer au travers d'un préservatif intact.

Il est vrai qu'un préservatif ne ferme pas toutes les "portes" par lesquelles une MST peut se transmettre. Qui plus est, la plupart des agents pathogènes des MST se transmettent plus aisément que le VIH. Ils peuvent p. ex. se transmettre lors de rapports bucco-génitaux sans protection, même sans éjaculation ou en dehors de la menstruation.

Lors des rapports bucco-génitaux seuls les préservatifs ou les digues dentaires offrent une protection contre les autres maladies sexuellement transmissibles.

Il est recommandé aux personnes ayant des partenaires occasionnel(le)s ou changeant fréquemment de partenaire de se vacciner à titre préventif contre l'hépatite B, voir de faire le vaccin combiné contre l'hépatite A et l'hépatite B. Parlez-en avec votre gynécologue ou médecin.
Les caisses maladie prennent en charge le vaccin contre l'hépatite B, mais pas le vaccin combiné.

Vous obtiendrez plus de renseignements sur les maladies sexuellement transmissibles auprès de votre gynécologue ou médecin ou auprès de l'Aide Suisse contre le Sida.

Les principales maladies sexuellement transmissibles (en dehors du VIH)

Hépatite B

Infection virale qui aboutit souvent à une inflammation du foie. Parmi les conséquences possibles, les plus graves sont la cirrhose, le cancer du foie, la mort. L'infection n'est souvent pas remarqué à ses débuts (asymptomatique).
Il existe un vaccin contre l'hépatite B; les chances de succès du traitement de l'infection sont limitées.

Herpès

Infection virale se manifestant notamment par des vésicules provoquant brûlures et démangeaisons surtout sur les organes génitaux et près des lèvres. La plus grave des conséquences possibles : transmission du virus au nouveau-né lors de l'accouchement avec des séquelles parfois importantes.
Ne peut être guéri mais il est possible de soulager les symptômes et de réduire l'ampleur et la durée des phases aiguës.

Gonorrhée/blennorragie,"chaude-pisse"

Infection bactérienne qui peut notamment provoquer des inflammations de l'urètre associées parfois à un écoulement et à des douleurs. Les plus graves des conséquences : inflammation de la cavité abdominale pouvant être mortelle (femme), stérilité (femme et homme), cécité du nouveau-né. Peut passer inaperçu pendant longtemps surtout chez la femme (asymptomatique).
Peut être guérie.

Infection à chlamydia

Infection bactérienne pouvant présenter les mêmes symptômes que la gonorrhée/ blennorragie. La plus grave des conséquences : stérilité. Signes très souvent peu visibles qui peuvent parfois disparaître spontanément, sans pour autant que l'infection soit guérie (reste transmissible et peut avoir des conséquences à long terme).
Peut être guérie.

Syphilis

Infection bactérienne qui, au début, se manifeste par des chancres (abcès) puis, après leur disparition, par des éruptions cutanées sur le torse ainsi qu'aux mains et aux pieds.
Conséquence à long terme : lésions de l'aorte et du système nerveux - mort.
Les inflammations/chancres du début peuvent être indolores et se résorber spontanément, sans pour autant que l'infection soit guérie (reste transmissible et peut avoir des conséquences à long terme).
La syphilis peut-être guérie si elle est décelée à temps.

Affections causées par des champignons

Se traduisent souvent par des démangeaisons, des douleurs et un écoulement.
Peuvent être guéries.

Trichomonase

Infection causée par un organisme unicellulaire pouvant se traduire par des démangeaisons, des brûlures en urinant et un écoulement.
Passe souvent inaperçue (asymptomatique)
Peut-être guérie.

Verrues

Verrues provoquées par des virus (papillomavirus) apparaissant avant tout sur les organes génitaux et à l'anus. La plus grave des conséquences : cancer du col de l'utérus (femme).
Ne sont parfois décelées chez une femme que lors d'un examen médical.
Peuvent être traitées.

Distribution
Sida Info Doc Suisse
Case postale 5064, 3001 Berne
Téléphone 031 318 32 70
Fax 031 311 05 65
E-mail : commandes@aid.ch


© Aide Suisse contre le Sida
juin 2002





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