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LA SANTE A DU GOÛT Question de poids |
Le surpoids, pourquoi en parler ?
Apprendre à prévenir le surpoids
Trucs et astuces pour garder la ligne
Annexe : calcul de votre indice de masse corporelle
La France, fleuron de la gastronomie dans le monde, sinquiète de plus en plus des conséquences que son alimentation pourrait éventuellement avoir sur la santé. Nous mangeons pourtant sans conteste beaucoup mieux quil y a cinquante ans mais certains ont du mal à sadapter à cette évolution. La multiplicité des produits offerts par lindustrie rend les choix parfois difficiles. La mode, depuis les années soixante, valorise la minceur jusquà lextrême. Si la notion de profil idéal est un tant soit peu dépassée, chacun(e) se voit trop gros(se). Réel ou imaginé, ce surpoids inquiète et lon est tenté alors par les derniers régimes en vogue, les plus attirants mais, souvent, les plus dangereux. Régulièrement dénoncés mais toujours renaissants, les régimes farfelus provoquent chez ceux et celles qui les suivent des effets " yoyos " désarmants ; on perd du poids pendant la durée du régime, on le reprend aussitôt son interruption. Chaque année, ces régimes piègent ainsi nombre dentre nous et réduisent efforts et moral à néant. De plus, les successions répétées perte de poids-prise de poids sont dangereuses pour la santé. Mieux se connaître et, pourquoi pas, accepter ses rondeurs, changer éventuellement ses relations avec lalimentation, et enfin, sadresser si nécessaire à un spécialiste, sont les propos de ce fascicule qui, à chaque étape de la recherche damaigrissement, sefforce de donner des critères objectifs pour entreprendre une démarche sans risque.

Chaque individu a sa définition personnelle et subjective du poids souhaitable et le poids désiré est très souvent influencé par les critères de la mode. Il faut demblée distinguer obésité réelle et surpoids léger :

*Indice de Masse Corporelle, voir calcul page 16.
| Pourquoi grossit-on ? |
Lorsque les apports énergétiques sont supérieurs aux dépenses de lorganisme, le surplus est mis en réserve sous forme de graisse ; mais linégalité face à lalimentation est flagrante et ce déséquilibre se manifeste différemment pour chacun.
À lorigine de cette inégalité, de nombreux facteurs sont impliqués : la qualité des préparations, le mode de consommation, lexercice physique, le stress, lanxiété
Lhistoire pondérale de chacun est différente ; aussi, toute entreprise pour perdre du poids devra tenir compte de lensemble de ces facteurs pour parvenir à un résultat satisfaisant

| Trois cas de figure |
On se focalise généralement sur lapport en énergie (exprimé en kilocalories : kcal* ou en kilojoules : kJ) de notre alimentation. Il ne faut pas oublier que le plus souvent, cest le déséquilibre qualitatif de nos choix qui déstabilise le poids.
Raisonner en terme de kilocalories est insuffisant : lénergie a des origines et des devenirs différents selon quelle est apportée par les sucres (glucides), les protéines ou les graisses (lipides) ; de plus, ces nutriments (protéines, lipides, glucides) nont pas les mêmes fonctions dans lorganisme. Ainsi, on peut avoir une alimentation qui pour un même apport énergétique peut être parfaitement équilibrée en quantité et en qualité, ou absolument incohérente.
Chaque aliment est indispensable et contribue par son apport spécifique en nutriments à la couverture de nos besoins nutritionnels. Seul lexcès trop de ou trop peu de - est préjudiciable au bon fonctionnement de lorganisme.Il est préférable de respecter le rythme de trois ou quatre repas par jour. Sauter un repas, cest créer un déséquilibre qui aura pour conséquence la survenue de fringales entraînant grignotage et/ou surconsommation alimentaire au repas suivant.

Un quart dentre nous environ suit chaque année un régime alimentaire, les pièges sont nombreux. Apprenons à les déjouer en comprenant que derrière leur séduction apparente, certaines restrictions alimentaires ne recèlent que préjudice pour la santé et reprise de poids à court ou à moyen terme.
| 1. Les dangers des médicaments |
Il serait si simple quune pilule puisse résoudre tous nos problèmes de poids ! Ce nest malheureusement pas le cas et ceux qui continuent à prescrire certains " cocktails " ont bien compris le profit à tirer de nos kilos en trop.
LES DIURETIQUES
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LES " COUPE-FAIM " OU ANOREXIGENES
LES EXTRAITS THYROÏDIENS
| 2. Les régimes farfelus |
Chaque année les livres de régimes fleurissent. Toujours séduisants, ils font miroiter des jours heureux et une " taille de guêpe " à peu deffort dans un minimum de temps. On peut les classer selon leur approche car bien quils changent subtilement de dénomination dune année sur lautre, leurs principes se ressemblent étrangement.
ATKINS
Principe : seuls les glucides sont dits responsables de nos problèmes de poids. On supprime donc toutes les sources de glucides : produits sucrés, pain, pâtes, pommes de terre, fruits, etc. En revanche, on ne tient pas compte des matières grasses et on consomme à loisir, viandes et charcuteries, mayonnaise et sauces en tout genre, lensemble agrémenté de deux petites salades par jour.
Quen penser ? Très attirant dans un premier temps pour les gros mangeurs, ce régime est rapidement écurant. Il est beaucoup trop riche en graisses et risque de provoquer ou daccentuer des désordres lipidiques (augmentation des lipides et du cholestérol sanguins).
SCARSDALE
Principe : on supprime les produits sucrés, les féculents, les matières grasses. Lobjectif est dassurer une perte de 5 à 10 kg en quelques semaines.
Quen penser ? Ce régime est très pauvre en produits laitiers (risque de déficience en calcium). On ne trouve aucune indication des quantités. Il peut donc inciter à des repas trop légers insuffisants pour lorganisme.
MAYO-CLINIC
Principe : il sagit de consommer une alimentation composée pour lessentiel par des fruits, des légumes et des ufs (6 ufs par semaine !).
Quen penser ? Le régime est très pauvre en énergie (600 à 800 kcal/jour), excessivement riche en cholestérol à cause des ufs et pauvre en calcium (pratiquement pas de produits laitiers).
DISSOCIE OU DIFFERENCIE
Principe : quil sagisse dun régime dissocié ou différencié, cest dans les deux cas lassociation de certains aliments ou nutriments qui serait préjudiciable à la ligne, indépendamment des quantités ingérées. En pratique, on ne consomme quun aliment par jour, ou on évite certaines associations prétendues " dangereuses " (viande et pommes de terre au cours du même repas par exemple).
Quen penser ? Aucune preuve scientifique ne justifie cette théorie. Ce type dalimentation présente en outre linconvénient majeur de rendre toute vie relationnelle et sociale particulièrement difficile. Ces régimes, très monotones, sont rapidement abandonnés et déstabilisent réellement le poids.
LA METHODE MONTIGNAC
Principe : elle se rapproche des régimes dissociés : éviter le mélange des aliments contenant à la fois des lipides et des glucides.
Quen penser ? Certaines idées sont fausses (le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz, les légumes secs ne sont pas de " mauvais glucides "). Les calories issues des lipides ne se " volatilisent pas ". En fait, comme dans le cas des autres régimes dissociés, cest sa monotonie qui fait perdre du poids.
| 3. Les gélules de " Perlimpinpin " |
La publicité leur prête de miraculeuses vertus quaucune étude scientifique na jamais mises en évidence. Elles donnent parfois bonne conscience, mais ne peuvent jamais résoudre un problème de poids et allègent toujours le porte-monnaie.
Les boissons " miracles " ne sont pour la plupart constituées que deau, darômes, parfois de plantes " exotiques " et de quelques minéraux et vitamines, une véritable cure de jeûne !
| À RETENIR Toute modification, surtout sil sagit dune réduction de lalimentation habituelle, entraîne un amaigrissement plus ou moins important. Ce nest en aucun cas le seul facteur à prendre en compte pour juger de la qualité dun régime. La phase de stabilisation, cest-à-dire le passage entre le régime lui-même et un nouveau mode dalimentation, reste toujours la phase la plus importante et la plus délicate. Aucune de ces techniques ne lévoque sérieusement. |
Produits légers, allégés ou light font désormais partie de notre quotidien. Allégés en sucres et/ou en matières grasses, ces aliments se proposent de concilier plaisir et santé et de nous permettre de manger " bon " sans alourdir notre silhouette. Les produits allégés peuvent être une aide utile dans un programme damaigrissement et dans celui du maintien du poids corporel ; ils permettent de constituer une alternative agréable pour varier lalimentation. En magasins spécialisés, pharmacies ou grandes surfaces, vous pouvez trouver des produits diététiques : hypoénergétiques, hyperprotidiques ou encore des substituts de repas. Biscuits, poudres, boissons ou crèmes, ces produits sont de composition et de valeur très inégales. Ils ne correspondent pas forcément à vos besoins. Demandez conseil auprès de votre médecin, votre diététicien ou votre pharmacien. Sachez toutefois que tous ces produits ne constituent que des aides temporaires et non de réels traitements.

Pour la plupart dentre nous, le simple fait de rééquilibrer lalimentation va suffire pour perdre les quelques kilos superflus et retrouver un poids stable. Pour les autres, plusieurs démarches sont possibles. Voici les plus courantes, qui sont aussi celles qui ont fait la preuve de leur efficacité.
| Approche médicale : médecins nutritionnistes et diététiciens |

| Technique de groupe |
Les points forts de cette méthode sont essentiellement liés à la dynamique et au soutient effectif du groupe pendant toute la durée du régime. Cette technique peut obtenir de bons résultats avec ceux qui en acceptent le principe et " jouent le jeu ".
| Centres de remise en forme |

| Lexercice physique |

| Le suivi psychologique |
Ce suivi savère, la plupart du temps, une aide précieuse pour comprendre les difficultés qui sopposent au changement alimentaire ou qui en découlent. En effet, le surpoids peut être la partie visible de conflits plus profonds qui expliquent les nombreux échecs des traitements superficiels.
DES ACHATS BIEN PENSES
Des dégustations "futées"
Enfin, variez au maximum les préparations et noubliez jamais que de la diversité de vos choix dépend une alimentation qui associe plaisir et forme.
Pour vous permettre de situer votre rapport poids/taille selon lindice de Quetelet (P/(TxT) avec P=poids, T=taille), reliez par une droite votre taille (à gauche) et votre poids (à droite) ; vous obtiendrez à lintersection votre Indice de Masse Corporelle (IMC).
On considère quun sujet est obèse lorsque cet indice est égal ou supérieur à 27,8 pour un homme et 27,3 pour une femme (Extrait de Nutrition et Obésité par Jacques Fricker et Marian Apfelbaum in Dossier documentaire INRA/INSERM).

Nous remercions de leur précieuse collaboration les membres du GREEN (Groupe de Recherche en Education Nutritionnelle) ainsi que les Professeurs Marian APFELBAUM, Arnaud BASDEVANT, Matty CHIVA et les Docteurs Jacques FRICKER et Marlène GALANTIER.

2, rue Auguste Comte 92170 Vanves
EDITIONS
CFES COMITE FRANÇAIS DEDUCATION POUR LA SANTE