![]() |
info-drogues |
|
Les traitements par substitution, c'est-à-dire la prescription sous contrôle médical d'un produit qui remplace l'héroïne, prennent toujours plus d'importance dans le traitement des héroïnomanes. Le plus souvent, le produit de substitution est la méthadone : Quelle est cette substance ? Comment est-elle utilisée ? Quelles sont les expériences faites jusqu'ici avec les programmes de méthadone ? Quels sont les autres produits susceptibles de remplacer l'héroïne ? Le prescription médicale d'héroïne destinée aux personnes gravement toxicodépendantes constitue une nouvelle forme de thérapie et de réduction des risques très contestée. Quels sont les résultats des premières expérience faites dans ce domaine en Suisse ? |
Les produits de substitution dans le système thérapeutique
La Suisse dispose d'un réseau thérapeutique très diversifié et très dense d'institutions résidentielles et ambulatoires d'aide aux toxicomanes et d'offres visant l'aide à la survie et la réduction des risques. L'efficacité des mesures de prise en charge
psychosociale et de réinsertion est de plus en plus souvent remise en question - notamment en relation avec l'explosion des coûts de la santé. Il n'est dès lors pas étonnant que l'intérêt pour les mesures thérapeutiques qui semblent particulièrement économiques, telles que la remise contrôlée de produits de substitution ou de médicaments pour traiter la dépendance à l'héroïne, aille grandissant.Les traitements par substitution peuvent remplir différentes fonctions :
1. Recours aux produits de substitution de l'héroïne dans le cadre de programmes thérapeutiques visant l'abstinence : On prescrit de la méthadone ou d'autres produits de substitution, puis on diminue régulièrement leur dosage afin de procéder à un sevrage progressif.
2. Programme de maintien (stabilisation) complété par d'autres mesures thérapeutiques : Les doses de méthadone restent constantes, afin de bloquer l'envie d'héroïne et son effet euphorisant. L'objectif est ici d'inciter la personne dépendante des opiacés à contrôler sa consommation, et, par là, d'améliorer son état de santé et son hygiène.
3. Prescription simple visant à réduire les risques : Depuis peu, on prescrit également - à titre expérimental - de la morphine et de l'héroïne. Le but premier n'est pas l'abstinence ; mais la prévention ou du moins la réduction des effets négatifs de la consommation d'héroïne sur la santé et la situation sociale des personnes gravement toxicodépendantes.
4. Recours aux antagonistes des opiacés comme aide au sevrage : Du fait de leur effet antagoniste, ces médicaments annulent l'action euphorisante et analgésique des opiacés.
La prescription de méthadone en Suisse
Si les traitements de substitution à la méthadone ont été utilisés en Suisse dès les années septante, ce n'est cependant qu'à partir de 1987 qu'ils ont véritablement gagné en importance du point de vue quantitatif. Le nombre de personnes participant à ces programmes a en effet passé de 1804 en 1987 à près de 14 000 en 1994. Durant cette même période, les critères d'admission dans les cures de méthadone ont eu tendance à s'assouplir, notamment en ce qui concerne l'exigence d'abstinence des opiacés ; leur accessibilité s'est donc améliorée. La problématique grandissante du sida et la notion de réduction des risques à laquelle elle a été associée depuis le milieu des années quatre-vingt ont joué un rôle clef à cet égard. Une recherche comparative réalisée en 1995 par Health Canada a montré que la Suisse vient en tête des 24 pays étudiés, non seulement en ce qui concerne le nombre de personnes participant aux programmes de méthadone mais aussi en raison de ses modalités de remise assez libérales. Pas moins de 2000 personnes par million d'habitants bénéficient de ces programmes, en Suisse. Hong Kong suit de près (1818 / million d'habitants). Dans la plupart des pays distributeurs de méthadone, la remise de cette substance est soumise à diverses obligations telle que des contrôles d'urine, des autorisations, un enregistrement centralisé, des prescriptions en matière de posologie et la remise limitée de méthadone à emporter. La Suisse ne fait par exception.
| Qu'est-ce que la méthadone ? La méthadone est un opiacé de synthèse qui se distingue essentiellement des opiacés naturels que sont la morphine et l'héroïne par son action beaucoup plus prolongée (20 à 24 heures). Elle est généralement administrée par voie orale sous forme d'un liquide. Contrairement à l'héroïne, qui donne des sensations intenses, la méthadone, ne provoque qu'un sentiment de légère euphorie ainsi que d'indifférence et de repli sur soi. En dose suffisante, elle prévient l'apparition du syndrome de sevrage habituellement lié à la privation d'héroïne, bloque l'envie irrésistible d'en consommer et réduit les effets de l'héroïne consommée conjointement. Cependant, la méthadone peut aussi engendrer une dépendance. On remplace donc une drogue illégale par une drogue légale. En cas de surdosage la méthadone peut provoquer un arrêt respiratoire. De par son incompatibilité avec l'alcool, les tranquillisants, les somnifères et les analgésiques, la consommation simultanée de méthadone avec l'un de ces produits peut avoir des effets nocifs, voire mettre la vie en danger. |
Les traitements à la méthadone ont fait leurs preuves
Les études faites jusqu'ici en Suisse et au plan international montrent que les programmes de méthadone donnent généralement de bons résultats, malgré la diversité des conditions cadre et des groupes ciblés. La prescription de ce produit de substitution favorise :
La grande majorité des médecins cantonaux sont également d'avis que les traitements à la méthadone sont concluants, en particulier pour ce qui est de la stabilisation psychosociale, de l'abstinence de l'héroïne et de la prévention du VIH. En règle générale sont déterminants pour le succès des programmes de substitution les éléments suivants : durée du traitement de substitution, dosage du produit de substitution de l'héroïne et qualité des mesures thérapeutiques complémentaires.
Par ailleurs, des estimations faites aux USA tendent à démontrer que les coûts sociaux dus aux personnes dépendantes de l'héroïne sont dix fois plus élevés que ceux des personnes participant à une cure de méthadone en mode ambulatoire.
|
|
Près de 1150 personnes gravement dépendantes ont reçu de la morphine, de l'héroïne ou de la méthadone injectable (de g. à dr.) dans le cadre des programmes de prescription de stupéfiants sous contrôle médical PROVE (Photo archives ISPA) |
La prescription de méthadone prolonge-t-elle la phase de dépendance ?
L'opinion largement répandue, selon laquelle les traitements substitutifs renforcent les dépendances n'a jamais trouvé confirmation. Le troisième rapport sur la méthadone constate : «Il n'est pas certain que l'administration de méthadone prolonge la durée de la dépendance. Il est prouvé en revanche que les programmes à la méthadone peuvent conduire à des succès, même lorsqu'ils sont de longue durée... et que de premiers résultats thérapeutiques apparaissent relativement tôt.» Les évaluations faites par le médecin cantonal de Genève parviennent à des conclusions similaires : 26% des succès thérapeutiques enregistrés entre 1988 et 1993 concernent des patients ayant suivi un traitement à la méthadone de plus de deux ans. On reproche souvent à la prescription de méthadone de réduire à néant le potentiel d'autoguérison des toxicomanes et leur motivation d'entreprendre une thérapie puisqu'ils n'ont plus à se soucier de rien, l'Etat lui-même leur procurant leur médicament. Il est vrai qu'une pratique par trop libérale de remise de méthadone perdrait toute portée thérapeutique. Seuls les traitements de substitution complétés par d'autres mesures thérapeutiques se justifient. La méthadone ne doit donc pas être prescrite à la légère. En Suisse, on reste vigilant à cet égard.
Le traitement à la méthadone des personnes polytoxicomanes pose problème
Le fait qu'il y a souvent consommation conjointe d'autres substances psychoactives durant le traitement à la méthadone s'avère très problématique. Ainsi, en combinaison avec la cocaïne, la méthadone produirait un «flash» particulièrement intense. Associée à l'alcool, elle aurait des effets semblables à ceux de l'héroïne. La consommation concomitante d'autres drogues constitue donc indubitablement un grave problème, auquel il convient de rester très attentif dans les programmes de méthadone.
De Charybde en Scylla ?
«Beaucoup de personnes dépendantes de l'héroïne s'en sortent en l'espace de quelques années et sans passer par une thérapie orientée vers l'abstinence» : C'est là l'un des arguments les plus solides en faveur des traitements à la méthadone, notamment en raison des risques d'infection au VIH qui sont ainsi minimisés et permettent de traverser cette phase de consommation dans les meilleures conditions de santé possibles. D'aucuns rappellent cependant que l'accoutumance à la méthadone s'installe certes plus lentement que celle à la morphine ou à l'héroïne, mais qu'il serait plus difficile de la traiter et de s'en sevrer. De plus, la consommation de méthadone pourrait, dans certains cas, provoquer la mort et la preuve définitive que ces programmes réduisent la propagation du VIH parmi les toxicomanes n'aurait pas été faite. Il n'en demeure pas moins que la prescription de méthadone favorise la réinsertion sociale des héroïnomanes et qu'elle a contribué de façon déterminante à réduire les cas d'infection à VIH parmi les personnes toxicodépendantes dans notre pays. Elle constitue également une forme particulière d'aide à la survie, même si l'idéal serait de pouvoir s'en passer.
La prescription d'héroïne sous contrôle médical
Les expériences de prescription de stupéfiants sous contrôle médical
(PROVE) menées sur mandat de la Confédération sont arrivées à leur terme en
juin 1997, après une phase d'essai de trois ans. Il s'agissait de déterminer
la faisabilité et l'efficacité de la prescription médicale d'héroïne, de
morphine et de méthadone injectable, c'est-à-dire de stupéfiants au
sens de la LStup.
Dans l'ensemble, c'est l'héroïne qui a été le plus fréquemment prescrite
(88% de tous les traitements). Bien qu'en chiffres absolus ces études et
expériences soient restées très limitées au total ces programmes n'ont
touché que 1150 personnes - elles sont beaucoup plus contestées au plan
politique que les programmes à la méthadone «classiques». Les programmes de
prescription de stupéfiants s'adressaient avant tout aux toxicomanes les plus
marginalisés socialement et les critères d'admission étaient définis en
conséquence (âge minimal de 20 ans, au moins 2 ans de dépendance avérée à
l'héroïne, plusieurs échecs thérapeutiques préalables, problèmes de santé
ou déficits sociaux liés à la toxicomanie). Il convient de s'en souvenir à
la lecture des résultat présentés ci-dessous.
Des résultats positifs sous réserve
Globalement, l'évaluation des expériences de prescription médicale de stupéfiants aboutit à des résultats positifs (cf. illustrations 1) :
Il faut toutefois relever que ces résultats se basent uniquement sur les données relatives aux 240 participants et participantes qui sont restés dans ces programmes durant 18 mois ou davantage. Les autres personnes ayant bénéficié de ces programmes n'y ont été admises qu'en cours de route, ont passé dans des programmes de méthadone ou ont totalement abandonné les projets de prescription de stupéfiants.
Prescription médicale de stupéfiants :
évolution de la situation de vie et du comportement après de 18 mois de
participation aux programmes PROVE

Illustration 1 : Etudes longitudinales basées sur les données relatives à
237 des 280 personnes ayant participé aux programmes expérimentaux de
prescription de stupéfiants durant 18 mois ou plus.
La prescription d'héroïne serait-elle le remède à tous les maux ?
la prescription d'héroïne ne saurait être à elle seule la solution à
tous les problèmes de drogue. Réalisée sous contrôle médical dans le cadre
de programmes aux modalités clairement définies elle prend cependant tout son
sens en tant que mesure médicale complémentaire destinée au groupe
cible spécifique des personnes, gravement dépendantes et très marginalisées
socialement (environ 3000 des 30 000 personnes toxicodépendantes que compte la
Suisse.)
Elle intervient alors en tant que mesure de réduction des risques et d'aide à
la survie, son objectif premier étant de contribuer à améliorer l'état de
santé ainsi que la situation existentielle des toxicomanes concernés (moins de
stress pour se procurer la drogue, réduction de la criminalité, contacts
sociaux, travail), ce qui augmente leurs chances de sortir de la drogue, si ce
n'est dans l'immédiat du moins à moyen ou à long terme.

La prescription médicale d'héroïne pourrait donner au groupe cible des 3000 personnes les plus gravement dépendantes une chance de s'en sortir en se réinsérant dans la société. (Photo : Express)
L'Etat est-il un dealer ?
Aussi bien la méthadone, qui est un produit de synthèse, que les opiacés dits naturels (héroïne, morphine et codéine) sont soumis à la loi sur les stupéfiants. La morphine, la codéine et la méthadone peuvent être prescrites par un médecin à des fins thérapeutiques. La prescription médicale d'héroïne est en revanche interdite par la LStup, sauf dans le cadre d'expériences scientifiques autorisées par l'Etat. D'aucuns affirment donc que l'Etat n'est ni plus ni moins qu'un dealer dès lors qu'il distribue de l'héroïne aux personnes gravement toxicodépendantes. D'un côté, il punit la consommation et le trafic de drogues ; de l'autre, il vend de l'héroïne. Ce à quoi on peut rétorquer en premier lieu que la prescription d'héroïne s'adresse exclusivement aux personnes gravement dépendantes et qu'elle obéit à des conditions cadre très rigoureuses. De plus, la gravité de la problématique des drogues justifie des mesures exceptionnelles.
La prescription de morphine et de codéine
Du fait que la prescription médicale d'héroïne se heurte à de nombreuses restrictions et questions juridiques non résolues ; on a également étudié les possibilités de prescrire d'autres opiacés aux héroïnomanies, soit la morphine et la codéine. Ces substances peuvent être légalement prescrites par un médecin à des fins thérapeutiques. Les expériences faites en Hollande et dans le cadre des programmes de prescription de stupéfiants réalisés en Suisse ont montré que l'injection (intraveineuse) de morphine provoque chez bon nombre de patients des réactions de type histaminique, qui se manifestent par des démangeaisons, des bouffées de chaleur, une transpiration et une rougeur excessives. Ces effets, généralement passagers mais très désagréables ont été la cause de nombreux abandons dans les programmes de prescription de morphine. C'est surtout en Allemagne que la codéine et la dihydrocodéine sont utilisées comme produits de substitution de l'héroïne. Les travaux scientifiques menés jusqu'ici ne sont encore parvenus à aucune conclusion décisive car ces substances sont difficiles à doser.
De nouveaux produits de substitution de l'héroïne
Récemment, des efforts ont été entrepris pour développer de nouveaux produits
de substitution qui élimineraient certains des inconvénients de la méthadone.| Les agonistes et
les antagonistes des opiacés : Qu'est-ce
? Les agonistes des opiacés sont des substances synthétiques dont la structure chimique ressemble à celle des opiacés naturels. Elles ont donc des effets similaires. Elles agissent en se liant aux récepteurs morphiniques et coupent ainsi la «faim d' héroïne». (La méthadone, par exemple, est un agoniste des opiacés.) Les antagonistes des opiacés sont également des substances de synthèse de structure chimique comparable aux opiacés, mais ils agissent dans l'autre sens. Lorsqu'un antagoniste est consommé avant un opiacé, il empêche celui-ci de se fixer sur les récepteurs morphiniques. L'héroïne ne peut alors plus développer ses propriétés euphorisantes ou analgésiques et la personne qui s'est injectée ne ressent aucun effet. Lorsqu'un antagoniste est administré après un opiacé, il en annule l'action. Les antagonistes peuvent donc être utilisés pour traiter des cas aigus de surdosage ou comme mesure de réhabilitation, c'est-à-dire comme aide au sevrage. Ils peuvent en outre servir de test pour déterminer une éventuelle dépendance aux opiacés : si dépendance il y a, leur administration provoque des symptômes de manque. |
La naltrexone
La naltrexone (commercialisée sous la marque déposée Nemexin®) est un antagoniste à action de longue durée administré sous forme orale. En se fixant aux récepteurs morphiniques, il bloque les effets de l'héroïne, de la morphine, de la codéine, de la dihydrocodéine et de la méthadone pour 24 heures. Le centre de consultation et de traitement ambulatoire CONTACT, à Berne, par exemple, utilise la naltrexone depuis le printemps 1992 en tant qu'aide au sevrage. Les expériences faites entre 1992 et 1995 au pénitencier de Lenzburg dans le cadre du projet «Dingi» (programme spécial d'exécution pénale avec prise obligatoire de Nemexin® limitée à trois ans) ont conduit à un nombre accru de contrôles d'urine volontaires et à une diminution de la consommation de drogues durant la détention. Ils ont toutefois eu pour corollaire une augmentation de l'agressivité parmi les détenus du fait que les opiacés avaient perdu leur effet modérateur. Enfin, la naltrexone est également utilisée avec succès depuis 1995 pour des sevrages résidentiels ultrarapides de 24 heures, en combinaison avec quatre autres médicaments.
La naloxone
La naloxone est un antagoniste aux opiacés qui se prête avant tout aux traitements de cas aigus et aux tests (par exemple le test de provocation servant à déterminer s'il y a dépendance ou non à des opiacés dans le cadre d'un traitement à la naltrexone), en raison de son temps d'action qui ne dure qu'entre 2 et 3 heures et de la difficulté de l'administrer oralement.
Le LAAM (lévo-alpha-acétylmétadol)
Le LAAM est un analgésique de synthèse dont les propriétés sont analogues à celles de la morphine. Il est autorisé aux USA depuis 1993 pour des maintenances de longue durée. A l'instar d'autres agonistes des opiacés, il a essentiellement une action sédative et analgésique. Ses effets se manifestent lentement, durent trois fois plus
longtemps que ceux, de la méthadone (72 heures pour le LAAM contre 24 heures pour la méthadone) et présentent un profil pharmacodynamique plus constant, ce qui signifie qu'il n'y a aucune sensation de diffusion, contrairement à ce qui se passe avec la méthadone. Les patients ne doivent se présenter à la clinique que 2 à 3 fois par semaine et peuvent donc mieux concilier cette thérapie avec leurs obligations professionnelles et privées. De nombreux tests cliniques et études scientifiques publiés aux USA montrent que le LAAM donne des résultats comparables à ceux de la méthadone en ce qui concerne la régression de la consommation de drogues illégales et la durée de participation des patients à ce traitement (taux de maintien). En Suisse, on ne dispose d'aucune expérience avec le LAAM.La buprénorphine
La buprénorphine a la particularité d'avoir une action à la fois agoniste et antagoniste. Elle a des effets analgésiques et euphorisants tout en bloquant d'autre part l'action de la morphine. Comparée à la méthadone, le potentiel de dépendance physique de la buprénorphine est peu élevé et l'interruption de sa prise ne s'accompagne donc que de faibles signes de manque chez les patients traités à la méthadone. Sa longue durée d'action permet une administration quotidienne unique. Si la buprénorphine est admise aux USA en tant que médicament contre la douleur, elle n'est encore utilisée qu'à titre expérimental dans le traitement de la dépendance aux opiacés. Son faible potentiel de dépendance en fait cependant un produit susceptible d'être utilisé comme produit initial dans les traitements de substitution de l'héroïne. En Suisse, la buprénorphine est commercialisée sous la marque déposée Temgesic®.
Si vous désirez d'autres exemplaires gratuits de ce dossier, veuillez envoyer une enveloppe C5 adressée à votre nom et affranchie à
Institut
suisse de prévention
de l'alcoolisme et autres toxicomanies,
Case postale 870, 1001 Lausanne,
Téléphone 021 321 39 35
http://www.sfa-ispa.ch