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PITIÉ POUR VOTRE DOS
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Assureurs, Prévention, Santé
ASSOCIATION DES SOCIÉTÉS D'ASSURANCES

LES MALADIES DU DOS
DE QUOI S'AGIT-IL ?

Plus de la moitié des humains ont, ont eu ou auront "maille à partir avec leur dos".

Ce que vous appelez maladie du dos, les médecins l'appellent "affection rachidienne", c'est-à-dire maladie de la colonne vertébrale.

Heureusement, surtout si elles sont bien reconnues et traitées, la plupart de ces affections sont bénignes et peuvent rester sans conséquence importante ou sans suite. Ne soyez donc pas pessimiste. C'est à vous, par votre comportement, d'en prévenir l'apparition, les rechutes, les complications et leurs séquelles.

Mais les maladies du dos peuvent avoir des causes différentes qui appellent des mesures de prévention et des soins particuliers :

LE PETIT CATALOGUE DES DOULEURS DU DOS

Quelques clés pour comprendre et mieux prévenir la douleur :

LE MECANISME DES DOULEURS

Le responsable habituel est le disque intervertébral. Il peut être plus ou moins détérioré par un phénomène de dégénérescence lié à l'âge ou à l'arthrose. Il subit de toutes façons en permanence des contraintes, des pressions, des sollicitations physiques qui peuvent entraîner des petites ruptures de ses éléments constitutifs. Il en résulte une irritation des formations nerveuses adjacentes accompagnée de douleur. Le disque peut enfin se rompre et se déplacer : cela va parfois jusqu'à la hernie discale, cause de sciatique. Les facteurs mécaniques sont donc très importants.

CONSEILS ANTI-DOULEURS

UN PEU DE BON SENS

Évitez à votre colonne vertébrale des contraintes physiques trop importantes. Si vous êtes citadin ou sédentaire, ne passez pas brutalement à un régime d'activité physique intense. Veillez à vous préparer avant de partir en vacances, au ski; ne vous livrez pas à des activités physiques brutales au cours du week-end.

QUELQUES RECOMMANDATIONS

  • pas d'effort de soulèvement inhabituel sans avoir auparavant procédé à un test,
  • pas d'activité sportive sans mise en forme préalable,
  • pas d'effort soudain après une longue inactivité,
  • pas d'activité de travaux du bâtiment inhabituels sans adaptation progressive.

A PROPOS DE LA GYMNASTIQUE

La gymnastique permet de conserver une bonne forme physique quand elle est bien conçue, bien menée et surveillée. L'expérience montre qu'un entraînement physique trop intensif aboutit parfois à l'effet inverse et, en particulier, à la survenance d'affections rachidiennes contre lesquelles précisément on voulait se préserver.

Votre vie est faite de périodes de sédentarité, d'activités sportives ou d'efforts. Entre les deux, ménagez les transitions progressives.

SI VOUS SOUFFREZ

Dès l'apparition d'un lumbago, consultez votre médecin. Il s'assurera qu'il ne s'agit que d'une forme simple et qu'il n'y a pas de complications.

Les petites ruptures du disque ou des ligaments intervertébraux, responsables de cette sorte d'entorse très douloureuse qu'est le lumbago, se répareront et se consolideront d'autant plus vite que vous n'aggraverez pas les troubles et que vous "n'agrandirez pas en conséquence les accrocs" par une activité intempestive.

Un temps de repos, parfois total au lit, est toujours nécessaire suivant la gravité de l'affection. Faute de quoi, vous risquez, sous l'influence des poussées violentes dues à la mise en pression et en tension des éléments déjà lésés, une rupture de ceux-ci. C'est ainsi que peut se produire une déchirure de l'anneau fibreux, sorte de ligament qui constitue la barrière contenant la partie centrale du disque plus souple et qu'on appelle le nucléus. Ce dernier peut alors s'échapper de sa loge et venir "faire saillie" ou "hernie" dans le canal rachidien, canal osseux où passent les racines du nerf sciatique. Il en résultera alors une névralgie sciatique.

Les mesures de repos sont encore plus nécessaires dans le cas de cette deuxième éventualité. Il faut alors éviter que les coups de boutoirs ne viennent aggraver les lésions nerveuses et que la hernie n'augmente de volume entraînant la possibilité d'aggravation des troubles - comme par exemple une paralysie - ou d'atteinte d'autres racines nerveuses. Enfin, quand la guérison sera survenue, reprenez votre activité physique d'une manière très progressive. Des ménagements peuvent être nécessaires jusqu'au troisième mois.

Si une kinésithérapie est prescrite, elle ne doit jamais être entreprise en période douloureuse; elle doit être interrompue immédiatement si elle provoque des douleurs et sera reprise alors après un bon délai d'indolence.

A proximité d'un épisode aigu, interrompez les sports violents, les activités physiques intenses pendant au moins trois mois.

POUR EVITER LA RECIDIVE

L'importance des facteurs mécaniques est telle que vous pouvez, par un comportement approprié, réduire les risques de rechute.

Prenez certaines habitudes ou plutôt certains réflexes de protection de votre colonne vertébrale : évitez de soulever brutalement des charges lourdes en redressant le tronc à partir de la position penchée en avant. De préférence, baissez-vous en utilisant vos genoux, c'est-à-dire en fléchissant les membres inférieurs, le tronc restant le plus proche possible de la verticale.

Si vous êtes amené à soulever des objets, assujettissez votre prise et mettez progressivement en tension votre tronc. Dosez votre effort de soulèvement de manière qu'il soit progressif et lent au lieu d'être brutal et violent avec des à-coups éventuels.

Évitez le port de charges lourdes, les longs trajets en voiture (de plusieurs heures), les longues marches ou station debout, surtout avec des charges.

Enfin les sports qui comportent de violents ou brusques mouvements du tronc, les sauts, la répétition intense de flexions, extensions ou des rotations de la colonne vertébrale, la sollicitation excessive par des efforts brusques ou intenses ou des mouvements ou des attitudes extrêmes de la colonne vertébrale devront être suspendus et au besoin arrêtés définitivement. Il faudra donner la préférence à d'autres activités sportives plus douces; la natation par exemple où le corps se trouve en apesanteur est certainement un des meilleurs exercices en pareil cas.

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Assureurs, Prévention, Santé
ASSOCIATION DES SOCIÉTÉS D'ASSURANCES

L'A.P.S. est une association sans but lucratif créée et soutenue financièrement par les Sociétés d'assurances qui offrent une protection complémentaire contre les risques de maladies, et par les Sociétés d'assurances sur la vie.

Elle a pour objet d'étudier, de promouvoir toute action de prévention, et d'une manière générale, d'encourager toute initiative tendant à préserver et à améliorer la santé.

L'A.P.S. vous recommande d'être attentif aux conseils énoncés dans cette notice réalisée sous le patronage des Professeurs BEGUE, CHOUBRAC, GUENIOT, HEULIN, LAPLANE, PAOLAGGI, LE QUINTREC, RAVINA, et du Docteur MEEUS, membres de son Comité Consultatif Médical.

A.P.S. - 26, boulevard Haussmann - 75311 Paris Cédex 09.


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