Ce qu'il faut savoir pour éviter les risques liés à la consommation d'alcool durant la grossesse.

Vous attendez un enfant

La grossesse est une période de transformations physiques et de modifications des habitudes de vie qui apporte son lot de sentiments contradictoires. L'attente de l'heureux événement est parfois teintée d'angoisse et de bouffées de tristesse.

Votre corps change, il est si diffèrent que vous avez parfois l'impression d'être une autre femme, presque étrangère à vous-même ...

Face à ces bouleversements, vous avez peut-être été tentée d'améliorer votre bien-être à l'aide de médicaments, d'alcool, de tabac ou d'autres substances similaires. Votre bébé n'est pas protégé contre tous ces produits; aucune barrière ne les empêche de pénétrer dans le corps. Il est donc particulièrement vulnérable.

Peut-on consommer de l'alcool...

L'alcool traverse le placenta et influence ainsi le développement du foetus. Il n'y a pas de quantité sans risques, ni même de période de la grossesse où le futur bébé ne soit protégé des effets de l'alcool.

Parce que le foetus ne dispose pas de mécanisme de défense, l'alcool peut présenter des risques majeurs : malformations physiques et retards du développement psychique, voire dans les cas graves un syndrome foetal alcoolique. Ces conséquences dramatiques sont malheureusement souvent irréversibles. Les femmes enceintes devraient donc réduire leur consommation d'alcool.

...Et combien ?

Comme la plupart des futurs mères, vous avez certainement diminué spontanément votre consommation d'alcool.

Les femmes qui souhaitent avoir un enfant devraient aussi le faire, car le bébé est déjà fragile dans le les premières semaines de la grossesse, à une période où on ne sait pas toujours que l'on est enceinte.

Une consommation quotidienne d'un verre de vin ou de bière n'est probablement pas dangeureux; cependant, le deuxième verre peut déjà comporter un risque.

Il faut aussi éviter les abus ponctuels, comme par exemple plusieurs verres en une soirée. De nombreux spécialistes estiment qu'il serait préférable de renoncer à l'alcool dès le moment où l'on décide d'avoir un enfant et durant la grossesse.

L'homme doit aussi adopter une attitude responsable

Le futur père ne se sent pas toujours concerné par le problème de la consommation d'alcool durant la grossesse. Il a pourtant, sur ce sujet autant que sur d'autres, une responsabilité à assumer pour l'avenir de l'enfant. On a constaté qu'il est plus facile d'être sobre lorsque l'on est accompagné dans cette démarche.

En y participant, le partenaire joue un rôle actif de soutien. Les amis et connaissances devraient faire de même, et ne pas inciter à boire de l'alcool.

L'alcool n'est pas seul en cause...

D'autres substances exposent le nouveau-né à des risques, su elles sont consommées durant la grossesse. Ce sont bien sûr des drogues illégales (cannabis, héroïne, etc.) et le tabac.

Mais le café et le thé noir, lorsqu'ils sont consommés en grandes quantités, nuisent à la santé de l'enfant à naître.

Les stimulants, somnifères, tranquillisants, et plus généralement tout médicament, doivent être pris exclusivement en accord avec votre médecin.

Si vous avez besoin d'aide, si vous ressentez des difficultés face à ces questions de consommation, parlez-en avec votre médecin.

Vous trouverez d'autres informations à :

Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
Avenue Ruchonnet 14 - CH-1003 Lausanne

Tél : +41 21 / 320 29 21