Le tabagisme passif :
une menace pour la santé

Avant-propos

En vertu du principe de la tolérance réciproque entre êtres humains dans une société organisée, nous pourrions parfaitement concevoir que non-fumeurs et fumeurs vivent ensemble en bonne harmonie. Une attitude réciproquement tolérante serait pertinente si le tabagisme passif ne portait pas atteinte à la santé de celles et ceux le subissant. Mais tel n'est pas le cas. De plus en plus d'études indiquent clairement que le tabagisme passif est fortement nuisible à la santé. Sur cette dernière, l'absorption de la fumée des autres a de graves conséquences. Qui plus est, ces conséquences sont proportionnelles à la durée de l'exposition. Dès lors, il n'est simplement plus possible de se limiter au seul concept de la tolérance, particulièrement dans l'environnement professionnel où très rares sont celles et ceux pouvant choisir leur cadre de travail. Nous sommes tous concernés jusque dans nos foyers puisque le tabagisme d'un conjoint ou d'un parent expose sa famille - et surtout ses enfants - à toute une série d'effets secondaires extrêmement dangereux.

Certes, fumer peut être «un plaisir dangereux» relevant de la décision de chacune et de chacun. Certes, une société doit tolérer les différences existant entre ses membres. Mais la responsabilité sociale de chacun veut aussi que nous respections l'intégrité physique des personnes ne fumant pas au même titre que celle des fumeuses et des fumeurs.

Office fédéral de la santé publique Prof. Th. Zeltner, directeur

Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP)
Conseiller national A. Rychen, président

 

Résumé

Le tabagisme est, depuis longtemps déjà, connu comme étant la principale cause évitable d'atteintes graves à la santé. Mais les non-fumeurs, forcés d'inhaler la fumée de tabac («tabagisme passif ») sont, eux aussi, menacés dans leur santé. C'est, dans tous les cas, la conclusion à laquelle arrivent d'innombrables études scientifiques qui ont été menées au cours de ces dernières années.

De nouvelles données enregistrées en Suisse viennent aussi mettre en évidence les effets du tabagisme passif sur la santé. L'étude SAPALDIA, menée dans le cadre du programme national de recherche 26 «Homme, Santé, Environnement», a porté sur 4000 non-fumeuses et non-fumeurs qui ont fourni des indications détaillées sur l'état de santé de leurs voies respiratoires et sur l'obligation qu'ils avaient de séjourner dans des locaux enfumés. L'évaluation de ces données a livré des résultats évidents du point de vue statistique:

Les fumeurs passifs souffrent plus fréquemment de troubles tels que respiration sifflante, toux chronique et symptômes de bronchite chronique. Le risque qu'ils courent de souffrir d'asthme, de la toux chronique ou de la bronchite chronique est nettement plus élevé. Plus les non-fumeurs sont exposés à la fumée de tabac, plus la probabilité d'une atteinte à leurs voies respiratoires et à leurs capacités physiques augmente.

Des mesures de politique de la santé telles que des campagnes de prévention sur la nocivité du tabagisme, la création de zones non-fumeurs et des prescriptions légales peuvent contribuer à mieux protéger les non-fumeuses et les non-fumeurs. Il appartient à chacun de mesurer le risque que représente le tabagisme passif pour sa santé.

 

Le tabagisme passif: une menace pour la santé

Plus personne ou presque ne conteste aujourd'hui que fumer est néfaste pour la santé. Si les fumeuses et les fumeurs sont encore si nombreux, cela tient principalement au fait qu'ils sont dépendants - physiquement et psychiquement - de la cigarette.

Le tabagisme est connu depuis longtemps comme la cause largement répandue de nombreuses maladies, en particulier du cancer, et le responsable de nombreux décès. Près de 90% des personnes souffrant d'un cancer du poumon ont fumé pendant de nombreuses années. Le tabagisme provoque des maladies chroniques des organes respiratoires: 85% des gens souffrant de bronchite chronique ou d'un emphysème pulmonaire (gonflement anormal des alvéoles pulmonaires) ont été des fumeurs. Le tabagisme est en outre l'un des plus importants facteurs de risque de maladies du système cardio-vasculaire: 70% de fumeurs souffrent de pareilles affections ou meurent d'un infarctus.

Depuis quelques années, les indications et les preuves scientifiques s'accumulent pour démontrer que la fumée fait également courir des risques aux personnes qui ne fument pas. Lorsque celles-ci sont exposées contre leur gré à la fumée d'un ou plusieurs fumeurs se trouvant dans leur entourage, on parle alors de «tabagisme passif» ou de «fumée passive». La fumée du tabac est une forme commune de pollution de l'air dans les endroits fermés. Des millions d'adultes mais aussi des enfants en souffrent quotidiennement, à la maison, sur le lieu de travail ou dans des lieux publics.

La fumée contient des substances qui favorisent l'apparition de tumeurs malignes. Ces substances ne sont pas détectables seulement chez les fumeurs mais également dans l'organisme des fumeurs passifs. En outre, plus l'exposition à la fumée est prolongée, plus la concentration de ces substances augmente dans certains organes, le sang et les urines.

Evitable, le tabagisme est la plus répandue des causes de maladies graves
La fumée du tabac constitue également une menace pour les non-fumeuses et les non-fumeurs

 

Une recherche difficile

L'étude des effets du tabagisme passif sur l'apparition du cancer est difficile. En effet, les substances toxiques produites par la combustion du tabac doivent agir pendant longtemps avant qu'une tumeur cancéreuse ne soit décelable. Les recherches scientifiques ont toutefois montré que le risque existe.

En plus du rôle de la fumée dans l'apparition des tumeurs, la recherche s'est également appliquée à savoir si les fumeurs passifs présentent plus fréquemment des maladies des voies respiratoires ou des symptômes de difficultés respiratoires. Grâce à une vaste enquête menée en Suisse sur la fréquence de l'asthme et de la bronchite chronique et sur l'influence de la pollution de l'air, des réponses claires à ces questions ont été trouvées. Quelques résultats de l'étude «SAPALDIA» sont donnés à la suite de cette brochure.

Les effets du tabagisme passif ont été étudiés en premier lieu sur les enfants. Diverses conséquences négatives ont été prouvées, notamment une sensibilité plus élevée aux infections des voies respiratoires, aux inflammations des conduits auditifs et à l'asthme, ainsi qu'un ralentissement du développement de la capacité pulmonaire. Les enfants régulièrement exposés à la fumée sont hospitalisés plus souvent que les autres et manquent plus fréquemment l'école en raison de difficultés respiratoires.

Alors que de nombreuses études scientifiques ont démontré les effets nocifs de la fumée passive sur le système respiratoire des enfants, la littérature médicale - outre les études sur la bronchite chronique, l'emphysème pulmonaire et le cancer du poumon - ne fournit que peu de documents traitant des effets sur les adultes. Ces études, de plus, ne reposent souvent que sur des échantillons restreints et leurs résultats ne sont pas toujours concordants.

Les paragraphes qui suivent traitent des effets connus à ce jour du tabagisme passif sur des personnes de différents groupes d'âge.

L'étude scientifique des effets du tabagisme passif n'est pas simple mais...
...diverses études ont montré que le tabagisme passif augmente les risques de cancer du poumon
Les connaissances actuelles ne laissent aucun doute: il existe une relation entre le tabagisme passif
         et de nombreuses maladies des voies respiratoires

 

Effets sur les nourrissons et les petits enfants

II existe de nombreuses études traitant des effets de la fumée passive sur les nouveau-nés et les enfants jusqu'à 5 ans. On a constaté que les enfants de mères qui fument ont souvent un poids à la naissance inférieur à la moyenne, c'est-à-dire à 2500 grammes, et que l'écart est d'autant plus prononcé que la mère fume davantage. Par ailleurs, la mortalité des enfants pendant les derniers jours de la grossesse et les jours suivant la naissance est plus élevée chez les mères qui fument que chez celles qui ne fument pas. Il est également établi que les nourrissons de poids inférieur à la moyenne sont plus souvent malades au cours de leur première année de vie. Après leur naissance, il existe pour les nouveau-nés un risque de «mort subite» dont les causes ne sont pas encore clairement établies. On suppose que ce sont des pauses prolongées entre les respirations qui conduisent à ces fins tragiques. Pour des raisons inconnues, la probabilité de mort subite d'un nourrisson est étroitement liée à la consommation de tabac par sa mère. Enfin, les enfants de parents qui fument souffrent beaucoup plus souvent de bronchites aiguës que les enfants de parents non-fumeurs. Une fois de plus, les risques pour la santé sont d'autant plus grands que les parents et particulièrement la mère - sont des fumeurs.

Mortalité infantile supérieure, poids à la naissance plus faible, affections plus nombreuses

 

Effets sur les enfants et les adolescents

Chez les enfants et les jeunes de 5 à 16 ans qui respirent régulièrement de la fumée, on peut observer diverses formes d'irritations des voies respiratoires: toux, expectorations, déficit respiratoire avec sifflements. Ces jeunes souffrent également plus souvent d'inflammations répétitives de l'appareil auditif et d'angines. De plus, on a pu mettre en évidence une capacité pulmonaire légèrement plus faible mais néanmoins statistiquement significative.

Davantage de maladies infectieuses et d'asthme, capacités physiques réduites

Tant l'Organisation mondiale de la santé que les autorités sanitaires des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ont constaté que le nombre et la gravité des cas d'asthme chez les enfants dépendent de la plus ou moins forte consommation de tabac dans leur entourage. Le tabagisme passif des enfants et des adolescents renforce le risque d'asthme.

 

Effets sur les adultes

Les effets du tabagisme passif sur les adultes sont plus difficiles à établir que sur les enfants, notamment parce que sur leur lieu de travail, par exemple - ils sont davantage exposés à des influences nocives sur les voies respiratoires. Il n'en reste pas moins que, sur la base d'études scientifiques, on peut établir un lien entre tabagisme passif et diverses affections respiratoires, par exemple la bronchite.

Les premières études sur l'apparition du cancer du poumon chez des adultes exposés régulièrement à la fumée ont été publiées au début des années 80. En 1986, les autorités sanitaires des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ainsi que l'OMS ont déclaré que la fumée passive augmente de manière significative la probabilité d'apparition d'un cancer des poumons. Ce constat repose sur des résultats de laboratoire concordants ainsi que sur l'observation de larges groupes de population. Les fumeurs passifs courent un risque plus élevé que les non-fumeurs d'être atteints d'un cancer du poumon.

Davantage de cancers du poumon, d'emphysèmes pulmonaires et de bronchites chroniques

 

Les risques: données suisses

Les études SAPALDIA (Swiss Study on Air Pollution and Lung Diseases in Adults) et SCARPOL (Swiss Study on Childhood Allergy and Respiratory Symptoms with Respect to Air Pollution) faisaient partie intégrante du Programme national de recherche n° 26 «Homme, Santé, Environnement» du Fonds national de la recherche scientifique. Dans l'étude SCARPOL, les résultats décrits précédemment à propos des effets de la fumée passive sur la santé des enfants correspondent à la situation prévalant en Suisse. Pour établir les liens entre pollution de l'air et affections respiratoires chez des adultes entre 18 et 60 ans, dans l'étude SAPALDIA 9651 personnes de huit communes ont été interrogées en 1991 et soumises à un examen de leurs fonctions respiratoires. Les localités choisies, Aarau, Bâle, Davos, Genève, Lugano, Montana, Payerne et Wald, devaient être représentatives des différents degrés de pollution de l'air, d'altitude et de conditions météorologiques des diverses régions du pays.

Les données relatives à l'état des voies respiratoires des participants à l'enquête ont été établies à l'aide de 290 questions. Le questionnaire contenait également des questions sur la fumée et le séjour dans des pièces enfumées. Lors de l'analyse des résultats, les données ayant trait aux fumeurs et anciens fumeurs ont été séparées de celles fournies par les non-fumeurs. Les non-fumeurs ont également été interrogés pour savoir s'ils avaient à subir une fumée passive.

Près de 4000 Suisses non-fumeurs et non-fumeuses ont été interrogés à propos de la fumée passive
         et des difficultés respiratoires

Sur 4197 non-fumeurs, 30 % ont déclaré appartenir au groupe des fumeurs passifs. Ces personnes ont par ailleurs fourni des informations supplémentaires sur:

le tabagisme passif sur le lieu de travail en cours
        d'année

le nombre des fumeurs se trouvant en général à
         proximité (à la maison ou sur le lieu de travail)

le nombre moyen d'heures d'exposition à la fumée

le nombre d'années d'exposition à la fumée

L'examen des questionnaires a montré que la fumée passive est liée à une série de difficultés et d'affections respiratoires:

respiration sifflante

manque de souffle même lors d'un effort peu prononcé

bronchite avec toux ou expectorations

bronchite chronique avec toux ou expectorations glaireuses depuis au moins deux ans.

Statistiquement, les corrélations se sont révélées significatives et indépendantes de facteurs tels que l'âge, le sexe, le domicile ou les réactions allergiques.

 

Les fumeurs passifs souffrent plus souvent de troubles respiratoires

Les non-fumeurs qui peuvent vivre dans une atmosphère sans fumée respirent plus librement et ont moins de problèmes respiratoires que les non-fumeurs confinés dans un endroit enfumé.

Seuls 4% des non-fumeurs pouvant respirer un air pur ont une respiration sifflante, 7% souffrent de toux chronique et 5% de symptômes de bronchite chronique (toux ou expectorations). Les non-fumeurs qui doivent souvent respirer un air enfumé présentent ces symptômes plus fréquemment: respiration sifflante: 7%; toux chronique: 11 %; bronchite chronique: 7%.

Troubles respiratoires chez les fumeurs passifs fréquence en %

La probabilité de contracter une affection des voies respiratoires est nettement plus élevée chez
         les fumeurs passifs

Risques plus élevés pour les fumeurs passifs

Les difficultés respiratoires (toux, bronchite, bronchite chronique, asthme, déficit respiratoire lors d'efforts) sont d'autant plus fréquentes chez les non-fumeurs que ceux-ci sont souvent contraints de respirer un air enfumé. L'étude SAPALDIA a cherché à déterminer la durée quotidienne d'exposition à la fumée, le nombre d'années d'exposition ainsi que le nombre des fumeurs dans l'entourage, au travail ou à domicile. Les données ainsi recueillies permettent de quantifier les risques pour différentes durées d'exposition. Les trois chapitres qui suivent montrent de quelle manière le risque d'affection croît pour les fumeurs passifs - en comparaison avec les non-fumeurs - pour ce qui est de l'asthme, de la toux chronique et de la bronchite chronique, en fonction de la durée d'exposition.

Plus l'air qu'on respire est enfumé, plus le risque de maladie est élevé

 

Tabagisme passif quotidien et asthme

Le graphique montre, pour les non-fumeurs, comment croît la probabilité d'asthme médicalement reconnu en fonction de la durée d'exposition à un air enfumé. Cette probabilité est presque deux fois plus élevée si la durée d'exposition quotidienne dépasse trois heures.

Probabilité*, pour un fumeur passif, de devenir asthmatique


Durée de l'exposition quotidienne à un air enfumé

* La probabilité se rapporte à celle des non-fumeurs vivant en atmosphère sans fumée.

 

Fumée passive et toux chronique

Pour les fumeurs passifs, le risque de toux chronique augmente au fil des ans. Il est deux fois et demi plus important quand le tabagisme passif dure plus de 20 ans. Ce risque augmente en outre proportionnellement au nombre de fumeurs qui enfument l'air ambiant.

Ces résultats de recherche sont donc particulièrement importants du fait que la toux chronique représente le premier symptôme d'une bronchite chronique ou d'un emphysème. En règle générale, après l'apparition des premiers symptômes, la maladie prend une tournure grave.

Probabilité * pour un fumeur passif, de contacter une toux chronique


Nombre d'années de tabagisme passif

* La probabilité se rapporte à celle des non-fumeurs vivant en atmosphère sans fumée.

 

Tabagisme passif et bronchite chronique

S'il se trouve des fumeurs à proximité d'un non-fumeur, la probabilité augmente pour ce dernier - plus la durée d'exposition à la fumée se prolonge - d'être victime d'une bronchite chronique. La probabilité est encore plus élevée lorsque le non-fumeur est obligé, sur son lieu de travail, de côtoyer des fumeurs.

Probabilité* d'une bronchite chronique chez les fumeurs passifs


Durée de l'exposition quotidienne à un air enfumé

* La probabilité se rapporte à celle des non-fumeurs vivant en atmosphère sans fumée.

En bref
Plus les non-fumeurs et les non-fumeuses sont exposés à la fumée, plus ils courent le risque d'être victimes d'affections des voies respiratoires et d'une diminution de leurs capacités physiques.

 

Contre le tabagisme passif: la prévention

Le problème du tabagisme passif ne peut être abordé par un discours moralisateur dirigé contre les fumeurs et fumeuses. Pareille façon de faire conduit presque inéluctablement à l'échec. Il est beaucoup plus efficace de chercher à prévenir les effets nuisibles de la fumée passive. Les mesures préventives peuvent être classées en trois groupes:

L'information:
        
campagnes de prévention répétées contre le tabagisme;
         information
du grand public sur les effets néfastes de la fumée.

Mesures d'aménagement:
        création de zones clairement délimitées pour fumeurs et non-fumeurs dans les lieux et
        établissements publics.

Dispositions légales:
           limitation de la fumée dans les locaux publics et sur les lieux de travail.

Vous aussi, vous pouvez réagir contre la fumée passive. Prenez note des suggestions à la fin de cette brochure.

Les trois voies de la prévention:

 

Bibliographie sur la fumée et la fumée passive

II existe de nombreuses publications et autres sources d'information traitant de la fumée. Nous nous limiterons ici à mentionner quelques brochures qui contiennent d'importants compléments à la présente brochure. (Adresse de commande, voir paragraphe «Informations et conseils»)

«Tabac et santé» du Prof. Th. Abelin. Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP), Berne 1993

«Place de travail sans fumée. Information pour les directions d'entreprises».
Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP) et la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), Berne/Lucerne 1993

«Comment aider un ami qui voudrait cesser de fumer».
Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP), Berne

«Grossesse et tabagisme» ainsi que «Les enfants et la fumée passive»,
deux brochures d'information relative à la fumée passive, Association suisse des non-fumeurs (ASN)

«SAPALDIA. Relations entre la pollution de l'air et les maladies respiratoires chez les adultes».

«SCARPOL. Etude suisse sur les maladies respiratoires et les allergies chez les enfants».

Des informations détaillées sur les deux études menées dans le cadre du programme national de recherche PNR 26 «Homme, Santé, Environnement» figurent dans deux brochures disponibles auprès du Fonds national suisse d'encouragement de la recherche scientifique, case postale, 3001 Berne, tél.031/308 22 22.

 

Informations et conseils

D'autres informations et conseils en matière de tabagisme et de fumée passive peuvent également être obtenus auprès de:

Association Tabagisme Suisse (AT)
Effingerstrasse 48, case postale, 3001 Berne
tél.: 031/389 92 46 - fax: 031/389 92 60

Association suisse des non-fumeurs (ASN)
case postale 306, 8034 Zurich
tél.: 01/383 02 86 - fax: 01/383 87 05

Institut suisse de prévention contre l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA/SFA)
Av. Ruchonnet 14, case postale 870, 1007 Lausanne,
tél.: 021/320 29 21 - fax: 021/323 79 30

Ligue suisse contre le cancer
Effingerstrasse 48, case postale 8219, 3001 Berne
tél.: 031/389 91 00-fax: 031/389 91 60

Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires
Falkenplatz 9, case postale 8266, 3001 Berne
tél.: 031/302 08 22 - fax: 031/302 88 33

 

L'ASTP et les ligues pulmonaires cantonales un bref portrait

L'Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP) et les 26 ligues cantonales qui lui sont affiliées forment un réseau au service des malades pulmonaires. Ses objectifs sont la lutte contre les maladies pulmonaires, la tuberculose et la promotion de la santé.

L'ASTP...

... remplit des mandats de la Confédération en matière de lutte contre la tuberculose et élabore - avec l'étroite collaboration de la Société suisse de pneumologie (SSP) et sous la responsabilité de celle-ci - des lignes directrices relatives à la prévention, au diagnostic et à la prévention de la tuberculose .

... organise des cours de formation et de perfectionnement pour le personnel spécialisé des ligues pulmonaires .

... s'engage en qualité d'organisation faîtière des ligues pulmonaires cantonales dans la lutte contre les maladies pulmonaires sur une large échelle et mène les négociations avec les caisses-maladie et les autorités fédérales .

... prend position par rapport aux questions relatives à la santé et à la politique sociale émanant de la Confédération et fournit des informations sur la tuberculose, sur la santé et les maladies des poumons et des voies respiratoires .

... s'engage dans le domaine de la prévention des maladies pulmonaires (tabagisme, pollution atmosphérique) et collabore avec des organisations suisses et internationales apparentées.

Les 26 ligues cantonales et leurs 150 dispensaires ...

... remplissent des mandats de la Confédération et des cantons dans le domaine de la lutte contre la tuberculose et de la prise en charge des malades .

... conseillent et encadrent chaque année près de 50'000 insuffisants respiratoires et leur entourage en étroite collaboration avec les médecins traitants. Ils sont leurs partenaires dans la prise en charge de leur handicap et les aident en cas de problèmes sociaux ou de crises financières .

... instruisent et suivent les adultes et les enfants qui dépendent d'appareils d'aide respiratoire et ils assurent la location, l'entretien et le contrôle des dits appareils, notamment à l'occasion des visites à domicile .

... soutiennent les projets de prévention des maladies pulmonaires, offrent des cours de désaccoutumance au tabac et proposent des loisirs et vacances aux insuffisants respiratoires, en collaboration avec des organisations partenaires.

Vous aussi, vous pouvez éviter d'être fumeur passif !

Tenez-vous aussi peu souvent que possible dans des endroits enfumés.

Faites observer aux fumeuses et fumeurs qu'ils ne nuisent pas
         seulement à leur propre santé mais également à celle des autres.

Faites en sorte que votre lieu de travail soit et reste sans fumée.

Vos collègues et surtout votre employeur sont responsables de
         votre santé. La loi sur le travail prescrit d'ailleurs que, dans la
         mesures du possible, la santé des employés non-fumeurs ne doit
         pas être altérée par la fumée passive (ordonnance no 3 relative à la
         loi sur le travail, art. 19)

idez à la multiplication des zones où il est interdit de fumer et au respect de cette interdiction.

ncitez les fumeurs et fumeuses de votre entourage à cesser de fumer et soutenez-les dans leur résolution.

Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP)

LUNGENLIGA SCHWEIZ
LIGUE PULMONAIRE SUISSE LEGA
POLMONARE SVIZZERA
LIA PULMUNARA SVIZRA
Südbahnhofstr. 14c, Postfach, 3000 Bern 17
Telefon 031 378 20 50, Fax 031 378 20 51

Impressum

Editeur et copyright:
Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (ASTP), Berne 1996

Texte:
G. Bretscher, dr ès phil., 8472 Ober-Ohringen
Les informations fournies dans cette brochure sont basées sur un texte rédigé par le Dr D. Tara et le Prof. Ph. Leuenberger (CHUV, Lausanne)

Traduction:
tradirapid, Neuchâtel

Adresse de contact:
Association suisse contre la tuberculose et les maladies pulmonaires ASTP
Falkenplatz 9, case postale 8266 3001 Berne
Tél. 031/302 08 22 Fax 031/302 88 33

Avec le soutien de l'Office fédéral de la santé publique, l'Association suisse des non-fumeurs, l'Association Tabagisme Suisse, la Fédération des médecins suisses, l'Institut suisse de prévention contre l'alcoolisme et autres toxicomanies, la Ligue suisse contre le cancer.

Nous remercions l'Office fédéral de la santé publique qui, par son soutien financier, a permis la publication et la diffusion de cette brochure.

Cette brochure est également disponible en langue allemande.