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LES GLADIATEURS D'AUJOURD'HUI
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LES GLADIATEURS D'AUJOURD'HUI |
Les Jeux olympiques de Séoul en 1988: des millions de téléspectateurs du monde entier applaudissent la performance du Canadien Ben Johnson, véritable bombe humaine, qui s'élance le premier des starting-blocks et qui survole les 100 mètres de la piste en laissant les autres concurrents sur place. Ben Johnson est champion olympique de l'épreuve du 100 mètres masculin, véritable gladiateur des temps modernes, et fêté à ce titre. Mais, convaincu par la suite de dopage et disqualifié, il se voit contraint de rendre sa médaille d'or. Et les mêmes millions de téléspectateurs assistent à la chute du héros. Depuis, ses tentatives pour regagner un titre dans les stades se sont soldées par un échec.
Depuis la nuit des temps, l'homme s'efforce d'améliorer ses performances au moyen de drogues et de médicaments. Le terme de dopage trouve son origine en Afrique. "Dop" était le nom donné à une eau-de-vie que les indigènes consommaient comme excitant lors des fêtes religieuses pour entrer en transe. En Europe, le mot "doping" apparaît pour la première fois dans un dictionnaire anglais en 1889, désignant un mélange d'opium et d'analgésiques administré aux chevaux lors des courses. Le dopage n'est manifestement pas une invention des temps modernes.
Le Comité international olympique (CIO) oeuvre depuis 1967 à l'harmonisation des moyens de lutte contre le dopage dans le sport. En 1994, le CIO, les comités olympiques nationaux et la majorité des fédérations sportives internationales ont élaboré un codex médical, première étape dans la direction d'une harmonisation de la lutte contre le dopage et de la répression sur le plan mondial. Pour ce qui est des gouvernements, le Conseil de l'Europe a rédigé une Convention contre le dopage en 1989.
Le dopage est défini aujourd'hui comme l'usage volontaire ou involontaire de substances appartenant aux classes interdites ou le recours aux méthodes défendues selon la liste actuellement en vigueur. Cette liste est dite ouverte, elle ne présente que quelques exemples de substances interdites. Mais toutes les substances, connues ou nouvelles, qui s'apparent aux classes interdites sont automatiquement incluses.
La lutte contre le dopage est menée en Suisse par l'Association suisse du sport (ASS) et l'Ecole fédérale de sport de Macolin (EFSM).
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Les narcotiques interdits dans le sport sont des analgésiques puissants dérivés des opiacés. Ils diminuent la capacité de concentration et de coordination. Ils mènent à la dépendance et, à hautes doses, entraînent des troubles de la conscience, voire la mort. |
LES ANALGESIQUES NARCOTIQUES |
Les narcotiques prohibés dans le sport - également appelés analgésiques narcotiques - sont des analgésiques puissants appartenant à la classe des opiacés, principes actifs de l'opium. Ils agissent sur certains récepteurs - structures du corps sensibles à des stimuli - du système nerveux central et suppriment la douleur. L'effet analgésique des opiacés était déjà connu des Grecs et des Arabes. En 1806 on a réussi à extraire de la morphine pure à partir de l'opium. Actuellement, le marché regorge d'analgésiques de synthèse puissants, dérivés de la morphine. La plupart de ces produits sont régis en Suisse par la loi sur les stupéfiants.
Les narcotiques sont administrés dans les disciplines dont la pratique peut être source de douleurs. Consommés à faibles doses, ils ont en outre un effet euphorisant et provoquent une sensation de bonheur. Associés à des stimulants, ils sont supposés améliorer considérablement les performances et repousser les signaux de la douleur.
Les effets indésirables s'étendent des troubles de l'humeur, de la coordination et de la conscience à la dépression respiratoire et à la mort. Les narcotiques peuvent conduire à la dépendance et à la toxicomanie.
Les analgésiques narcotiques sont interdits dans le sport depuis 1967.
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Les stimulants sont des substances excitantes, qui, à court terme, ont un effet euphorisant et améliorent les performances. La consommation de fortes doses masque les signaux d'alarme émis par le corps et favorise un épuisement grave, voire la mort. |
LES STIMULANTS |
Les stimulants augmentent globalement l'activité du corps. La consommation de stimulants extraits de plantes est courante dans de nombreuses cultures. Ainsi, les Indiens d'Amérique centrale ou d'Amérique du Sud mâchaient des feuilles de coca et la médecine traditionnelle chinoise ne jurait que par les herbes "Ma Huang". Pendant la Seconde Guerre mondiale, on a administré des stimulants de synthèse aux pilotes de bombardiers et aux soldats des troupes d'assaut. Par la suite, de larges couches de la population ont eu recours en particulier aux amphétamines, qui sont désormais interdites en raison de leurs effets indésirables et dont l'usage est réglementé par la loi sur les stupéfiants.
Les stimulants ont souvent la même structure de base que l'adrénaline et la noradrénaline, qui sont des hormones endogènes. Agissant au niveau de certains récepteurs du système nerveux central, ils favorisent la libération d'énergie et augmentent ainsi la capacité de performance physique. Dans les années 60, l'usage des amphétamines en particulier était courant dans les milieux sportifs. La presse ne manqua pas de s'étendre sur l'abus d'amphétamines et leurs effets indésirables. L'efficacité grandissante des contrôles de dopage a permis de diminuer la consommation de ces substances lors de compétitions.
La prise de fortes doses fait courir des risques non négligeables, tels que l'augmentation de la tension artérielle, de la température corporelle ou de la fréquence cardiaque. Les dernières réserves physiques sont utilisées, ce qui entraîne l'épuisement total, voire la mort. Une consommation régulière s'accompagne d'une diminution des effets, exigeant des doses toujours plus fortes. Conséquences: dépendance, toxicomanie, dépression et tendances suicidaires.
Les stimulants sont interdits dans le sport depuis 1967.
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Les anabolisants développent le corps en accroissant notamment la masse et la force musculaires. La prise d'anabolisants peut entraîner de nombreux effets indésirables: sur le foie, le système cardio-vasculaire, le taux de cholestérol, la régulation hormonale et le psychisme |
| LES AGENTS ANABOLISANTS |
Les anabolisants développent le corps, en accroissant notamment la masse et la force musculaires. La liste de produits interdits fait figurer dans la classe des anabolisants les hormones stéroïdiennes - androgéniques, et d'autres substances favorisant la croissance des muscles. Il y a quelques siècles déjà que l'on a deviné l'effet de ces hormones: au 1 1 e siècle, on tentait d'extraire des androgènes de l'urine pour les administrer ensuite à des hommes souffrant d'impuissance.
La testostérone est la principale hormone sexuelle mâle. Responsable de la différenciation sexuelle, elle est déjà sécrétée pendant la vie intra-utérine. Au cours de la puberté, c'est le taux de testostérone qui va déterminer le développement des organes génitaux et des caractères sexuels secondaires comme la morphologie, la pilosité ou la musculature, ainsi que le psychisme. C'est également la testostérone qui va favoriser puis achever la croissance osseuse. Dans les années 50, on a développé la synthèse de la testostérone et de ses dérivés. Ces substances étaient supposées traiter de nombreuses maladies. Mais personne n'a réussi à séparer les effets anabolisants stimulant la croissance des effets androgènes agissant sur les caractères sexuels. C'est pourquoi ces hormones ne sont que rarement administrées en médecine aujourd'hui
Leur usage dans le sport remonte aux années 50. C'est dans les disciplines qui nécessitent force, vitesse et masse musculaire que l'on a consommé des anabolisants pour la première fois. Ceux-ci furent ensuite adoptés dans d'autres disciplines. Toutefois, la seule prise d'anabolisants ne suffit pas à accroître la force et la musculature. Encore faut-il une musculature déjà développée au départ, un entraînement de force intensif et une alimentation riche en protéines.
La prise incontrôlée d'anabolisants a de nombreux effets indésirables: sur le foie, le système cardio-vasculaire, le taux de cholestérol, la régulation hormonale et le psychisme. Par ailleurs, elle peut provoquer l'acné, la rétention d'eau, un dérèglement de la production de spermatozoïdes et un risque accru de blessure des ligaments et des tendons. On constate chez la femme une virilisation qui se manifeste notamment par une mue de la voix, l'hirsutisme, une diminution de la poitrine et un dérèglement du cycle menstruel. Chez les jeunes, les anabolisants peuvent même stopper la croissance.
Les agents anabolisants sont interdits dans le sport depuis 1976.
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Les bêtabloquants ont un effet calmant et ralentissent le rythme cardiaque. Mais ils peuvent aussi aggraver une prédisposition à l'asthme. |
| LES BÊTABLOQUANTS |
Les bêtabloquants sont des produits de synthèse qui ralentissent la fréquence et le travail cardiaques. Par leur effet calmant, ils atténuent la nervosité, les tremblements des mains, le trac et l'anxiété. De manière générale, on a recours aux bêtabloquants avant une apparition en public ou des examens. Apparus sur le marché dans les années 60, ils sont administrés en médecine dans certaines maladies cardiaques et l'hypertension artérielle.
Certaines disciplines exigent une bonne coordination, une concentration extrême et une grande maîtrise psychique, souvent perturbées par l'excitation et la nervosité. Il en va de même pour les disciplines demandant du courage. La nervosité est due à une sécrétion trop élevée d'adrénaline et de noradrénaline. Les effets de ces hormones sont réduits par la prise de bêtabloquants.
Les effets indésirables comprennent une réduction de la capacité de performance, une baisse de la vigilance, l'aggravation d'une prédisposition à l'asthme ainsi que des troubles de l'irrigation sanguine.
Totalement interdits en 1988, les bêtabloquants sont classés aujourd'hui dans les substances soumises à certaines restrictions. Font l'objet de dépistage des bêtabloquants les athlètes concourant dans des disciplines telles que le bobsleigh, le curling, le golf, le plongeon, le saut à ski, le tir ou encore les sports motorisés.
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Les diurétiques augmentent le débit urinaire et permettent de diminuer le poids en déshydratant le corps. Au nombre des effets indésirables, on compte un déséquilibre des électrolytes pouvant entraîner des crampes musculaires et des lésions rénales. |
LES DIURETIQUES |
Les diurétiques augmentent le débit urinaire, jusqu'à 1 ou 2 litres en 3 heures pour certains de ces produits. En médecine, ils sont administrés pour traiter les cas d'hypertension artérielle et les oedèmes.
Dans le sport, les diurétiques sont consommés essentiellement dans les disciplines comportant des catégories de poids, telles que l'haltérophilie, le judo ou la lutte. En guerre contre les kilos, les athlètes cherchent à perdre rapidement du poids. Certains athlètes, qui oscillent entre deux catégories, consomment des diurétiques pour concourir dans la catégorie inférieure. En se réhydratant, ils retrouvent leur poids, trop élevé en fait, pour la catégorie dans laquelle ils concourent. Les culturistes utilisent les diurétiques pour mieux mettre en évidence leur relief musculaire.
Les diurétiques diluent l'urine et rendent donc plus difficile, sinon impossible, la détection d'autres substances interdites. C'est pourquoi ils sont encore consommés dans d'autres disciplines.
En déshydratant violemment le corps, les diurétiques provoquent un déséquilibre des électrolytes et un épaississement du sang, pouvant entraîner des crampes musculaires, des lésions rénales et des problèmes cardio-vasculaires.
Les diurétiques sont interdits dans le sport depuis 1988.
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Les hormones peptidiques et glycoprotéiniques accroissent le taux de protéines ou de globules rouges. Une prise trop importante d'hormones de croissance peut provoquer le diabète et l'acromégalie, alors qu'un abus d'érythropoïétine peut entraîner de l'hypertension artérielle, des thromboses, des embolies pulmonaires et cérébrales, voire la mort. |
LES HORMONES PEPTIDIQUES ET GYCOPROTÉINIQUES |
Les hormones peptidiques et glycoprotéiniques - les plus connues sont l'insuline, l'hormone de croissance (GH) et l'érythropoïétine (EPO) - sont des messagers qui déclenchent des réactions, dans les glandes par exemple. La médecine les utilise depuis longtemps pour traiter diverses maladies. Les milieux sportifs ont essentiellement recours à la GH et à l'EPO comme substances dopantes.
La GH est responsable de la croissance. Le cerveau ordonne la formation de GH par l'hypophyse qui est ensuite sécrétée dans le sang et acheminée jusqu'à divers organes pour déclencher diverses réactions: croissances osseuse et musculaire, réduction de la masse adipeuse. L'hormone qui manque aux personnes malades peut être remplacée par une hormone de synthèse, produite par génie génétique et identique à l'hormone endogène. Celle-ci, pourtant bénéfique aux malades, peut se transformer en poison chez les gens sains. Lorsqu'un organisme sécrétant suffisamment d'hormones de croissance reçoit trop de GH pendant une période trop longue, il ne parvient plus à métaboliser correctement le glucose. En outre, la GH peut provoquer l'acromégalie, qui se manifeste par l'hypertrophie de certains organes, des mains, des pieds, du nez et du menton.
L'EPO déclenche la production de globules rouges, les érythrocytes, qui ont pour fonction de transporter l'oxygène dans le sang. Un effort physique intense provoque un besoin accru en oxygène, que le corps va tenter de satisfaire par la respiration. Or, si le taux de globules rouges est trop faible, il n'y parviendra pas. Les reins interviennent alors en produisant de l'EPO. Acheminée par voie sanguine vers la moelle osseuse, l'EPO déclenche la formation de globules rouges.
Le sang pourra alors véhiculer davantage d'oxygène. Les reins contrôlent en permanence la quantité d'érythrocytes, déterminant ainsi la production d'EPO. Chez les malades souffrant d'insuffisance rénale, le mécanisme de contrôle est perturbé. Il est possible, depuis quelques années, de produire de l'EPO par génie génétique. Et, comme pour la GH, l'EPO synthétique est identique à l'hormone endogène. Les personnes atteintes d'une maladie des reins peuvent désormais s'injecter elles-mêmes l'EPO.
Les milieux sportifs ont cherché à augmenter la production de globules rouges. L'entraînement en altitude, où l'air est pauvre en oxygène, force le corps à produire davantage d'EPO et donc de globules rouges. De retour en plaine, le corps conserve cette concentration d'érythrocytes pendant quelques jours, ce qui élève la capacité d'endurance de manière naturelle et sans effets indésirables, contrairement à l'EPO synthétique qui peut entraîner de l'hypertension, des thromboses, des embolies pulmonaires et cérébrales et parfois même la mort.
Les hormones peptidiques et glycoprotéiniques sont interdites dans le sport depuis 1990.
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Les méthodes de dopage interdites dans le sport incluent les transfusions sanguines et les manipulations d'urine. Par ailleurs, dans certaines disciplines, d'autres substances sont soumises à des restrictions. |
| METHODES INTERDITES ET SUBSTANCES SOUMISES Á DES RESTRICTIONS |
Les interdits en matière de dopage ne concernent pas uniquement des classes de substances mais s'appliquent également à des méthodes, telles les transfusions sanguines ou les manipulations d'urine.
Le dopage par transfusion désigne les transfusions de sang d'un tiers - transfusion homologue - ou de son propre sang transfusion autologue - avant une compétition d'endurance, afin d'augmenter le taux de globules rouges. Ainsi, les muscles sont mieux oxygénés et permettent une meilleure performance d'endurance. Parmi les effets indésirables possibles, on relève la surcharge du coeur et de la circulation sanguine, l'hypertension et les thromboses. En outre, une transfusion de sang homologue peut provoquer des réactions d'intolérance, des allergies ou encore transmettre des maladies infectieuses. Actuellement, les analyses sanguines permettent de déceler les transfusions de sang homologue, mais pas celles de sang autologue. Le dopage par transfusion est prohibé depuis 1988.
Aujourd'hui, le dépistage de substances interdites est réalisé principalement à partir de l'urine. C'est pourquoi, depuis l'introduction des contrôles antidopage, la tentation de manipuler les échantillons d'urine a toujours été très forte, que ce soit par l'échange d'échantillons, la dilution de l'urine, le sondage - injection d'urine "propre" d'un tiers dans la vessie -, ou encore par la modification chimique et/ou pharmacologique de l'urine. Les réglementations en vigueur prévoient les mêmes sanctions pour la manipulation de l'urine que pour un contrôle positif.
Outre les classes de substances interdites, il y a des substances qui sont soumises à certaines restrictions: les bêtabloquants, dont les dépistages ne concernent qu'un nombre réduit de disciplines, l'alcool, les analgésiques locaux, les corticostéroïdes, les médicaments contre l'asthme et le cannabis.
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Les performances de haut niveau sont possibles sans dopage. La clé du succès réside dans un entraînement adapté, une alimentation équilibrée, des périodes de récupération suffisantes, un bon équilibre psychique, une assistance médicale régulière et avant tout dans le plaisir d'exercer une activité physique et de pratiquer du sport. |
LE SPORT SANS DOPAGE |
Qu'il est tentant de dépasser artificiellement ses capacités et ses limites physiques! Mais recourir à la " potion magique " ne mène à des victoires qu'à très court terme. Certes, la pression sur les athlètes est toujours plus forte: plus haut, plus loin, plus vite, tel est le mot d'ordre. Il n'empêche que les performances obtenues grâce au dopage ne seront jamais de vraies performances. Et les victoires remportées grâce au dopage ne seront jamais de vraies victoires. Et, au bout du compte, l'addition est très lourde. En effet, nombre de gladiateurs des temps modernes qui ont eu recours au dopage sont condamnés à en subir les effets indésirables à vie, sans oublier ceux qui en sont morts.
Et pourtant, le sport a tant à offrir: il fait prendre conscience du corps, avec ses capacités et ses possibilités, mais aussi ses limites. Il est établi que les performances sportives de haut niveau sont possibles sans recours au dopage. Un entraînement adapté, une alimentation équilibrée, des périodes de récupération suffisantes, l'équilibre psychique et une assistance médicale régulière, telles sont les conditions qui mènent au succès. Mais la meilleure recette reste avant tout le plaisir du mouvement et du sport.
Tout dopage volontaire ou involontaire va à l'encontre de l'éthique sportive et du principe de l'égalité des chances. En se dopant, on nuit à soi-même
Les cas de dopage font régulièrement les gros titres de la presse, nuisant au sport et à son image.
Lignorance est souvent à la base des agissements incorrects. Une campagne d'information de portée nationale se propose donc de combler les lacunes en la matière. Intitulée : DOPINGinfo, elle s'adresse à tous les :
DOPINGinfo entend fournir une information technique complète afin d'empêcher les personnes concernées de commettre des erreurs et de prendre des risques. Cette campagne a également pour but de lancer une réflexion sur les valeurs et les avantages d'un sport sans dopage.
DOPING/nfo est soutenue par :
Rédaction:
Matthias Kamber, docteur ès sciences,
responsable de la prévention du dopage à l'Ecole fédérale de sport de Macolin
Dr Hannabeth Brühlmann, Commission de lutte contre le dopage de l'ASS
Traduction: Andrea Meyer
Conception et graphisme: FOCUS Kommunikations-Design AG, Berne
Editeur: Ecole fédérale de sport de Macolin, 1995
Le service suivant fournit, si besoin est, les adresses de spécialistes ou de groupes d'experts:
Commission de lutte contre le dopage de l'ASS - Secrétariat
Case postale 202 - CH-3000 Berne 32
Téléphone +41 31 / 359 71 11
Fax +41 31 / 352 33 80