Le cancer du de la prostate

Causes. Symptômes.
Diagnostic. Traitement. Pronostic.

  Ligue suisse contre le cancer

Qu'est-ce que le cancer?

La vie commence toujours à l'intérieur d'une cellule qui se divise et se multiplie avant de se différencier. Les cellules normales fonctionnent entre elles de manière synchrone et harmonieuse. Elles se rassemblent pour former des tissus bien différenciés qui formeront eux-mêmes les organes du corps.
La maladie cancéreuse apparaît lorsqu'une partie des cellules normales commencent à se transformer et à se diviser de façon anarchique pour devenir malignes ou dangereuses. Si les mécanismes de défense du corps ne sont pas capables de détruire ces cellules malades, leur nombre continue d'augmenter pour former une tumeur, tout d'abord bien délimitée. Avec le temps, cependant, la tumeur va envahir les tissus voisins pour les détruire progressivement. Les cellules cancéreuses peuvent également utiliser la voie lymphatique ou sanguine pour atteindre des régions du corps très éloignées de leur point de départ, où elles formeront de nouvelles tumeurs appelées métastases.
Le mot "cancer" est un terme générique qui désigne près de 150 types de tumeurs différentes affectant les divers organes du corps, le tissu myéloïde (ou moelle osseuse) qui fabrique les cellules du sang ainsi que le système lymphatique.
Si le cancer est la deuxième cause de décès en Suisse, suivant de près les maladies cardiovasculaires, il n'est pas toujours mortel puisque plus de la moitié des 30 000 personnes atteintes chaque année guérissent définitivement. Il faut savoir en outre que les chances de guérison augmentent dans tous les cas où la tumeur est encore bien délimitée. C'est pourquoi il est essentiel de détecter et traiter les maladies cancéreuses à un stade précoce.

La Ligue contre le cancer tient à votre disposition une documentation riche et variée:
  • des dépliants vous informent de manière générale sur les cancers les plus fréquents;
  • une documentation détaillée vous apprend comment vous pouvez prévenir le cancer en vous alimentant de façon saine et équilibrée, en modérant votre consommation d'alcool, en évitant de fumer, en vous exposant raisonnablement au soleil et en vous soumettant à des examens de détection;
  • enfin, des brochures élaborées spécialement à l'intention des personnes atteintes d'un cancer leur expliquent quelles sont les méthodes thérapeutiques les plus courantes (chirurgie, médicaments et autres) et les moyens de se faire suivre après le traitement afin de confirmer la guérison ou de contrôler l'évolution de la maladie.
  • Toutes ces publications sont disponibles en français, en italien et en allemand. Pour les obtenir, il vous suffit d'appeler
    le 0844 85 00 00.

Si vous avez des questions particulières ou si vous souhaitez mieux connaître le cancer, vous pouvez aussi utiliser notre ligne téléphonique gratuite, ouverte le lundi, mardi, mercredi de 10 h 00 à 18 h 00 et le jeudi et vendredi, de 14 h 00
à 18 h 00, au 0800 55 42 48.

Ligue suisse contre le cancer Effingerstrasse 40, case postale 8219 3001 Berne

Le cancer de la prostate

La prostate, glande génitale masculine annexe, a normalement la forme et la taille d'une châtaigne. Située juste sous la vessie, elle entoure l'urètre. Un grand nombre d'hommes âgés éprouvent des difficultés à uriner à cause d'un épaississement de la paroi interne de la prostate qui rétrécit l'urètre. Cette "hypertrophie" forme ce que l'on appelle un adénome de la prostate, tumeur absolument bénigne. Quant aux tumeurs malignes ou cancers, elles se développent généralement sur la paroi externe de la prostate, sur la face qui se trouve en avant du rectum.

Fréquence

Le cancer de la prostate touche environ 2700 hommes chaque année en Suisse (80 sur 100 000). Dans 75 pour cent des cas, le diagnostic est posé chez des hommes âgés de plus de 70 ans.
(Source: Association suisse des registres des cancers, 1983-1987)

Cependant, le nombre réel de cancers de la prostate est beaucoup plus élevé que les chiffres fournis par les statistiques. Souvent latents et ne provoquant pas de symptômes, ils sont diagnostiqués en effet dans un petit nombre de cas seulement. De plus, la personne peut aussi mourir d'une autre maladie avant que son cancer ne se manifeste. Les autopsies montrent en effet que 40 pour cent des hommes âgés entre 70 et 79 ans et 70 pour cent des hommes âgés de plus de 80 ans avaient un cancer de la prostate au moment de leur décès.

Symptômes

On l'a dit, la plupart des cancers de la prostate ne provoquent pas de symptômes au début de leur évolution. Ils sont donc très souvent et longtemps ignorés, malgré leur fréquence. A un stade plus avancé, les symptômes se manifestent sous des formes très variées et dépendent de l'étendue de la tumeur, qui peut rester localisée ou se disséminer dans d'autres organes (métastases). Selon les circonstances, l'homme ressent des difficultés ou des douleurs en urinant, souffre de mictions fréquentes et impérieuses, ou constate la présence de sang dans l'urine. Le jet peut aussi se révéler faible et peu abondant, s'interrompre plusieurs fois au cours de la miction, et être difficile à terminer ("gouttes retardataires"). A un stade plus tardif, des douleurs peuvent surgir occasionnellement dans le petit bassin. Bien que ces symptômes soient aussi ceux des nombreuses affections bénignes de la prostate, il convient toutefois de consulter un médecin sans tarder, dès leur apparition.

Causes

Le cancer de la prostate est beaucoup plus fréquent dans les pays industriels qu'en Extrême-Orient. Il serait lié entre autres au mode de vie et aux habitudes alimentaires des pays occidentaux. On a constaté en effet que le cancer de la prostate est plus rare dans les pays où l'alimentation comporte une grande part de légumes et, par conséquent, beaucoup de vitamines. La vitamine A, notamment, semble constituer un facteur de prévention essentiel.

Le cancer de la prostate, qui touche souvent plusieurs membres de la même famille, pourrait avoir une cause génétique (disposition héréditaire). Quant aux hormones, elles jouent un rôle évident que plus personne ne conteste, mais dont on ne connaît pas encore le mode d'action exact. Dans tous les cas, le cancer de la prostate n'est jamais provoqué par un seul facteur mais par l'interaction de plusieurs d'entre eux.

Prévention et détection précoce

Un tiers des hommes âgés de plus de 50 ans ont dans leur prostate un petit foyer de cellules cancéreuses qui, dans la plupart des cas, ne dépasse pas la taille de la pointe d'un stylo-bille. La plus grande partie de ces foyers cancéreux restent si petits qu'ils ne se font jamais remarquer. Toutefois, certains d'entre eux peuvent évoluer rapidement et provoquer la mort s'ils ne sont pas décelés et soignés à temps. Les hommes dont la tumeur mesure un centimètre environ ont de bonnes chances de guérison et doivent par conséquent se soumettre régulièrement à des examens afin de contrôler l'évolution de la tumeur.

Par ailleurs, les hommes âgés de plus de 50 ans devraient se soumettre tous les deux ans à un contrôle médical, même s'ils n'ont aucun symptôme. Le médecin palpe la prostate en introduisant le doigt dans le rectum (toucher rectal). Il fera également une prise de sang afin de mettre en évidence le marqueur tumoral qui porte l'antigène spécifique de la prostate (APS). Cet examen, dont les valeurs peuvent aussi augmenter dans les autres maladies de la prostate, ne permet pas vraiment de dépister un cancer mais de contrôler son évolution le cas échéant.

Confirmation du diagnostic

Si la palpation de la prostate met en évidence une induration suspecte, le médecin prélève un peu de tissu au moyen d'une aiguille et le fait analyser (biopsie) pour savoir si les cellules sont bénignes ou malignes. Des examens de laboratoire sont également nécessaires pour obtenir d'autres renseignements, qui permettront de choisir le meilleur traitement. Enfin, les ultrasons, le scanner et la radiographie permettent de déceler d'éventuelles métastases.

Traitement

Les tumeurs cancéreuses dont l'étendue se limitent à la prostate sont guérissables par l'ablation totale de la glande. Malheureusement, dans 80 à 90 pour cent des cas, le diagnostic est posé lorsque la tumeur a déjà envahi la capsule de la prostate, empêchant souvent la vessie de se vider complètement. On pratique alors une résection endoscopique, en introduisant un instrument souple dans l'urètre pour détruire électriquement les tissus malades. Cette méthode ne permet toutefois pas de guérir la maladie.

Au stade avancé, il existe plusieurs possibilités de traiter la tumeur. On sait en effet que les cancers de la prostate sont hormono-dépendants. La testostérone, par exemple, hormone sexuelle masculine indispensable pour le fonctionnement normal de la prostate, favorise la croissance de la tumeur. Or, la testostérone est sécrétée principalement par les testicules. Il est donc possible de procéder à l'ablation chirurgicale des testicules (castration) pour diminuer rapidement et radicalement le taux de testostérone dans le sang et, par conséquent, l'évolution du cancer. Aujourd'hui, on peut obtenir le même effet à l'aide de médicaments que l'on associe souvent à un anti-androgène, substance qui bloque l'action de la testostérone sur la prostate. Enfin, les oestrogènes (hormones sexuelles féminines) peuvent eux aussi se révéler utiles. Il faut savoir toutefois que les cancers de la prostate deviennent presque tous tôt ou tard résistants au traitement hormonal.

Quant à la radiothérapie, elle permet surtout de traiter directement les douleurs osseuses ou les déficits neurologiques provoqués par d'éventuelles métastases au niveau de la colonne vertébrale. Dans certains cas, elle peut aussi être utilisée pour soigner la tumeur primaire de la prostate.

La plupart des patients étant souvent âgés et atteints d'autres maladies, il convient de choisir le traitement en fonction de l'état général de la personne et de son espérance de vie. Le traitement se déroule généralement ambulatoirement, chez le médecin traitant ou chez l'urologue. Le cas échéant, il convient de soulager les douleurs osseuses et de traiter les complications, qui se présentent fréquemment sous la forme d'infections des voies urinaires et d'une altération progressive de la fonction rénale.

Séquelles

L'ablation totale de la prostate et l'hormonothérapie entraînent souvent une impuissance, que l'on peut toutefois traiter par l'auto-injection de substances activantes sur le corps érectile du pénis ou à l'aide d'une pompe. L'ablation totale de la prostate peut aussi provoquer la perte involontaire des urines, surtout lors d'effort ou de toux.

Chances de guérison

La guérison définitive du cancer de la prostate n'est possible que si la tumeur est détectée à un stade précoce et si elle peut être enlevée totalement. Plus de la moitié des patients sont encore en vie dix ans après l'intervention. Quant aux personnes atteintes d'un cancer à un stade avancé, elles peuvent bénéficier aujourd'hui de plusieurs traitements hormonaux et médicamenteux qui leur permettent de vivre encore très longtemps et de soulager les douleurs.

La recherche aujourd’hui

L'amélioration des méthodes diagnostiques nous permettra de découvrir plus souvent le cancer de la prostate au stade initial, et de mieux différencier les tumeurs qui se développent rapidement (et qui doivent par conséquent être traitées) de celles qui n'ont aucune influence sur la santé de la personne. La découverte de nouveaux marqueurs tumoraux permettra par ailleurs de mieux évaluer les risques pour chaque patient.

Répartition des cas mortels en suisse
par groupes d'âge de quatre ans en moyenne, 1990-1993)

Chaque année en Suisse, 1500 hommes environ meurent d'un cancer de la prostate. Cette maladie est responsable du 16 pour cent des décès par cancer chez l'homme, qui sont estimés à 9200. Le graphique montre l'âge des hommes atteints d'un cancer de la prostate au moment de leur décès.

Conseillers médicaux: Prof. U. Studer, Dr. S. Gabellon, Dr. S. Jenzer, Dr. A. Mottaz
Responsable d'édition: Hans Krebs
Graphisme: Agnes Weber, Bern
Réalisation: Elisabeth Rohrer, LSC
Impression: Werner Druck AG Basel
Copyright: © 1995 Ligue suisse contre le cancer
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