LA SANTE A DU GOÛT

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COMITE FRANÇAIS D’EDUCATION
POUR LA SANTE

Lorsque le bébé grandit, vers 4 ou 5 mois, le passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation variée commence. Cette étape est parfois considérée comme difficile par les parents qui, noyés par un flot d’informations contradictoires, ont bien du mal à se faire une opinion sur ce qui convient à leur enfant.

Aux questions spécifiques qu’ils se posent, les professionnels : puéricultrices, médecins généralistes, pédiatres, pharmaciens, diététiciens, … apporteront une réponse personnalisée.

Ce document, quant à lui, ne cherche pas à cloisonner l’alimentation de l’enfant ou à définir des « règles de conduite ». En effet, son « évolution nutritionnelle » est à adapter à son rythme, différent pour chacun d’entre eux. En partant des préoccupations les plus fréquentes des parents, il s’efforce de proposer des conseils concrets et simples, en insistant sur la raison essentielle de la diversification alimentaire : l’éducation du goût du jeune enfant.

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Sommaire

Lait et produits laitiers

Vers d’autres aliments

Légumes et petits pots

Autour de la viande

Questions pratiques

Conclusion

 

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Lait et produits laitiers

1. Jusqu’à quel âge mon bébé peut-il être alimenté au sein ?,    2.Mon enfant a 4 mois, quel lait dois-je lui donner ?

3. Pourquoi du lait 2e âge ?      4.Alors pas de lait de vache jusqu’à 1 an ?

5. Que penser des nouveaux lait dits « de croissance » ?     6. A quel âge peut-on lui donner des yaourts ?

7. Est-il nécessaire de lui donner chaque jour du fromage ?

1. Jusqu’à quel âge mon bébé peut-il être alimenté au sein ?

Il n’y a pas d’âge limite, tant que vous avez du lait (certains produits peuvent augmenter la sécrétion de lait. Parlez-en avec votre médecin). Et si vous n’avez pas d’obligation professionnelle, vous pouvez continuer à lui donner le sein tout en variant son alimentation en fonction de son âge et de ses goûts. Les avantages pour l’enfant de recevoir le lait de sa mère sont tels, qu’une des priorités de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de protéger, d’encourager et de soutenir l’allaitement maternel.

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2. Mon enfant a 4 mois, quel lait dois-je lui donner ?

Si vous le nourrissez au sein et souhaitez continuer, n’hésitez pas. C’est le meilleur lait qu’il puisse recevoir, tout en favorisant de façon exceptionnelle la relation mère-enfant. En revanche, si vous ne pouvez pas ou ne désirez pas allaiter, il existe des Aliments Lactés Diététiques spécialement adaptés à la physiologie et aux besoins des nourrissons.
Les laits 1er âge ou
LAITS POUR NOURRISSONS* sont conçus pour les nouveau-nés de 0 à 4 mois. Puis à la fin du 4e mois, vous passerez progressivement au lait 2e âge ou LAIT DE SUITE*, de composition légèrement différente, adapté aux besoins des plus grands bébés.
Si vous l’allaitez pendant une durée de 3 à 4 mois et désirez arrêter, vous pouvez passer progressivement au lait 2e âge.
  • Il est à noter que les Aliments Lactés Diététiques sont soumis à une législation très stricte. Leur composition nutritionnelle est donc sensiblement identique. Le plus cher n’est pas toujours le meilleur !

(*) Nouvelle dénomination selon la réglementation de la Communauté Européenne

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3. Pourquoi du lait 2e âge ?

Les laits 1er et 2e âges sont composés de lait de vache ayant subi des modifications afin de répondre aux besoins spécifiques du petit de l’homme. Le lait 2e âge (comme le lait 1er âge) est en particulier enrichi en fer, en vitamines, et en certains acides gras dits « essentiels », nécessaires entre autres à une meilleure protection contre les infections, et au développement optimal de son cerveau.
Pour ces différentes raisons et malgré son coût un peu plus élevé que celui du lait de vache, il est important pour une croissance harmonieuse de l’enfant de maintenir le lait 2e âge jusqu’à 12 mois, voire 18 mois à raison d’une quantité minimale égale à 500 ml ou ½ l par jour.

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4. Alors pas de lait de vache jusqu’à 1 an ?

Si bien sûr, sous forme de produits laitiers (yaourts, petits-suisses, fromage blanc, fromages, etc.) ou d’entremets. A partir du 5e-6e mois, ils lui conviennent parfaitement.
Et si le bébé refuse le lait 2e âge en tant que « boisson », n’hésitez pas à l’incorporer dans les potages, purées, entremets, etc.

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5. Que penser des nouveaux lait dits « de croissance » ?

Différentes études ont montré que dans la majorité des cas, le lait 2e âge était arrêté vers l’âge de 9 mois au profit du lait de vache dont la composition n’est pas adaptée aux besoins nutritionnels d’un bébé de cet âge.
Afin d’essayer de pallier à cet inconvénient, un nouveau type de lait appelé « lait de croissance » ou « lait pour la croissance » est apparu sur le marché. Il s’agit de lait de vache présenté sous forme liquide dans des emballages stériles, enrichi en fer, en certaines vitamines et en certains acides gras essentiels qu’il ne contient pas naturellement. Si le lait 2e âge ou les laits de croissance ne peuvent pas être donnés à bébé pour des raisons de goût et/ou de coût, pensez à ajouter une cuillère à café d’huile d’origine végétale dans chaque biberon ou bol de lait de vache (tournesol, maïs, pépins de raisins, noix, olive, colza, etc.), et envisagez parallèlement avec votre médecin une supplémentation en fer.

6. A quel âge peut-on lui donner des yaourts ?

S’ils sont peu sucrés, les yaourts, comme le fromage blanc ou les petits-suisses, peuvent être introduits dès 5 mois comme dessert à l’un des deux principaux repas.
Ce dessert contribue surtout à l’éveil à de nouvelles saveurs mais ne remplace en aucune façon le lait 2e âge.

7. Est-il nécessaire de lui donner chaque jour du fromage ?

Non, car jusqu’à 1 an ses besoins nutritionnels sont couverts par les deux biberons de lait 2e âge (500 ml au minimum) que vous lui proposerez. En revanche, une bonne pincée de fromage râpé ou un morceau de fromage (quand il mangera des morceaux) peuvent remplacer la viande ou le poisson. Après 1 an, il serait souhaitable qu’il consomme un produit laitier à chaque repas : lait, laitages, fromages à moins de 50% de matières grasses.

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Vers d’autres aliments

8. Quand faut-il lui donner autre chose que du lait ?    9. En pratique, par quoi commencer ?

10. Comment commencer ?     11. Cuillère ou biberon ?

12. Puis-je lui proposer du jus d’orange dès l’âge d’1 mois ?    12. Et les farines ?

14. Qu’est-ce que le gluten ?

8. Quand faut-il lui donner autre chose que du lait ?

Vers 4 ou 5 mois, que l’enfant soit nourri au sein ou au biberon, la maturité de son système digestif permet l’introduction de nouveaux aliments tels que les fruits ou les légumes cuits et mixés.
C’est la période idéale pour l’inciter à découvrir ces nouvelles saveurs. Laissez-vous porter par son plaisir et le vôtre. Choisissez les moments où vous serez disponible pour introduire les nouveautés.

9. En pratique, par quoi commencer ?

Il a longtemps été traditionnel de commencer par les farines. On peut tout aussi bien le faire avec les fruits ou les légumes, peu importe. Pour privilégier l’apprentissage du goût et vérifier qu’il les tolère bien, il est préférable d’introduire séparément chaque aliment nouveau.
On évitera les mélanges pour ne pas obtenir des saveurs uniformes. Si le bébé refuse, ce n’est pas un caprice, remettez ces essais ultérieurement et proposez-lui son biberon de lait habituel.

10. Comment commencer ?

Vers 4 ou 5 mois – mais n’ayez pas de calendrier en main – attendez le jour où votre enfant est en forme et vous-même prête à l’essai.
Parfois, un aliment nouveau est refusé, non pas parce que son goût ne convient pas au bébé, mais parce que le moment choisi n’était pas propice à son introduction.
Chaque enfant est unique et a son propre rythme, aussi n’ayez pas la tentation de comparer ses comportements alimentaires à ceux des autres bébés de la famille !

11. Cuillère ou biberon ?

Certains bébés allaités au sein refusent le lait au biberon (le contact de la tétine est moins agréable !). Bien que ce soit un peu plus long, ils acceptent plus volontiers le lait à la petite cuillère (la choisir de préférence en plastique, le métal est froid !) ou à la tasse.
A l’opposé, certains bébés refusent de manger à la cuillère, attendez un peu. Plus tard, il prendra plaisir à attraper lui-même des petits morceaux pour les porter à sa bouche.

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12. Puis-je lui proposer du jus d’orange dès l’âge d’1 mois ?

Si votre enfant semble l’apprécier et le tolérer, vous pouvez lui proposer quelques cuillères à café de jus de fruits variés. L’intérêt nutritionnel du jus de fruits est d’apporter de la vitamine C. Mais les besoins du nourrisson sont couverts soit par l’allaitement au sein, soit par le lait 1er âge ; n’insistez donc pas s’il ne l’apprécie pas. Certains jus de fruits du commerce peuvent également convenir s’ils ne sont ni sucrés, ni gazeux (soyez attentifs à la lecture des étiquettes).
Vers 5 mois, vous pouvez lui proposer quelques cuillères à café de jus de raisin, de pêche, d’agrumes fraîchement écrasés.
A propos de vitamines, n’oubliez pas de donner à votre enfant la vitamine D* (indispensable pour sa croissance) prescrite par le médecin.

* En avril 1992, l’ajout de vitamine D a été autorisé dans les laits 1er et 2e âges et rendu obligatoire depuis janvier 1994. Mais les quantités restant insuffisantes, la supplémentation médicamenteuse est toujours nécessaire.

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13. Et les farines ?

Vers 3 mois, voire 4 mois, une cuillère à café de farine instantanée sans gluten peut être ajoutée dans le biberon du matin ou du soir. Les farines issues des céréales sont source d’énergie par l’amidon qu’elles apportent. Elles peuvent ainsi aider à éviter le biberon de nuit.
Petit à petit, les quantités seront augmentées pour obtenir une consistance moins fluide.
Vers l’âge de 5 mois, il se régalera avec une bonne bouillie à la cuillère. Mais si votre bébé aime le lait « nature », il est inutile de rajouter de la farine dans le biberon du goûter !
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14. Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans certaines céréales (seigle, blé, orge, avoine), qui peut provoquer des intolérances chez le tout jeune enfant. Il existe des farines et des produits destinés à l’alimentation infantile qui sont dépourvus de gluten, leur emballage doit porter la mention « sans gluten ».
Il est préférable jusqu’à 5 mois de n’utiliser que des farines sans gluten. Au-delà, farines et céréales variées, pain pourront être proposés.
Les céréales pour petit déjeuner du commerce (riz soufflé, pétales de maïs,…) peuvent être utilisées à partir de 18 mois.

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Légumes et petits pots

15. Peut-il manger tous les légumes ?    16. Comment introduire les légumes dans son alimentation ?

17. Comment préparer les légumes ?    18. Combien de temps peut-on conserver les préparations faites à la maison ?

19. Puis-je utiliser les aliments surgelés pour la préparation des repas de mon bébé ?    20. Que faut-il penser des petits pots ?

15. Peut-il manger tous les légumes ?

Vers 4-5 mois, bébé peut apprécier des légumes qui seront « doux », bien cuits et peu filandreux, frais ou surgelés : carottes, salades cuites, haricots verts, courgettes sans peau, tomates (épluchées, épépinées), endives, betteraves rouges, épinards, etc.
Mieux vaut les introduire individuellement pour que votre enfant leur attribue une saveur spécifique. Certains légumes sont souvent moins bien tolérés par le tube digestif de bébé : lentilles, pois cassés, haricots blancs ou rouges, fenouil, salsifis, céleri, oignons, ainsi que la famille des choux. En revanche, à partir de 15-18 mois, ils seront intégrés à ses repas.

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16. Comment introduire les légumes dans son alimentation ?

Là encore, de façon souple et progressive.
Pour commencer, 1 cuillère à café de légumes ou de fruits mixés ou en petit pot dans son biberon de lait en changera goût et couleur. Ou pourquoi pas tel quel avant ou après le biberon !
Les quantités seront augmentées en douceur, en tenant compte du goût de bébé pour ces nouveautés.

N.B. : Le mixeur de la famille convient très bien pour toutes les préparations.

17. Comment préparer les légumes ?

Qu’ils soient frais ou surgelés, les légumes verts seront de préférence cuits à la vapeur et mixés avec un peu d’eau ou de lait chaud, afin de préserver au mieux leurs minéraux et leur qualité gustative.
Le légume choisi peut être associé ou non à un petit peu de pomme de terre, au moment où vous les mixerez, le mélange aura ainsi un aspect onctueux et plus homogène. Par exemple : haricots verts et pommes de terre ou courgettes et pommes de terre.
Les légumes seront peu salés, car l’immaturité du rein du bébé empêche l’élimination correcte du sel. Si ce que vous lui préparez vous paraît fade, c’est normal, ne vous fiez pas à votre goût, bien différent de celui de l’enfant. En revanche, n’hésitez pas à ajouter fines herbes ou condiments divers en petites quantités (évitez ceux trop forts : poivre, piment, paprika, etc.). ima11913.gif (14355 octets)

18. Combien de temps peut-on conserver les préparations faites à la maison ?

En règle générale, toutes les préparations de légumes peuvent être gardées 48 h au réfrigérateur. Viande, poisson ou œuf ne seront conservés que 24 h.
Une idée : Si vous possédez un congélateur, vous pouvez préparer une quantité plus importante de purée de légumes/pommes de terre (pour 4 à 5 jours par exemple) que vous diviserez en portions correspondant à l’appétit de votre enfant.
Ainsi il n’y aura plus qu’à décongeler (au réfrigérateur) et réchauffer au fur et à mesure de vos besoins. N’oubliez pas qu’il ne faut jamais recongeler un aliment décongelé !

19. Puis-je utiliser les aliments surgelés pour la préparation des repas de mon bébé ?

Bien sûr ! Les fruits, les légumes, le poisson ou la viande surgelés ont un apport intéressant en vitamines et en minéraux. De plus, leur présentation, soit en portion (galet) ou en petits morceaux, ajoute à son côté pratique la possibilité d’utiliser des variétés hors saison.
Soyez vigilante à ne choisir que des légumes « natures », c’est-à-dire sans adjonction de sel ou de matière grasse et à respecter les règles de congélation/décongélation.

20. Que faut-il penser des petits pots ?

Ils peuvent remplacer occasionnellement les préparations faites à la maison. Purées et potages instantanés pour les bébés, petits pots, vous permettent de disposer de plus de temps pour partager agréablement le repas avec lui. Ces produits ont l’avantage de présenter une gamme de choix très variée et un coût modéré.
Une fois ouvert, un petit pot peut être conservé 48 h maximum au réfrigérateur. Soyez vigilante au « pop » au moment de son ouverture qui en garantit la stérilité.
Evitez toutefois d’en faire son alimentation régulière et habituelle. En effet, l’enfant s’habitue au « goût et à la texture » petit pot.

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Autour de la viande

21. Le jus de viande peut-il le fortifier ?    22. Quand peut-il manger des morceaux ?

23. Mon enfant a quatre repas variés par jour. Quelles quantités de viande dois-je lui donner ?

24. Peut-il manger le même plat de viande que nous ?

21. Le jus de viande peut-il le fortifier ?

Le jus de viande n’a aucune vertu particulière, ce n’est que de l’eau teintée. Le sang contenu dans la viande est coagulé pendant la cuisson et fait partie intégrante du morceau.

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22. Mon enfant a quatre repas variés par jour. Quelles quantités de viande dois je lui donner ?

Les viandes, poissons et œufs jouent un rôle important dans la croissance de l’enfant, mais les quantités nécessaires sont beaucoup plus faibles qu’on ne le pense souvent. Sa principale source de protéines reste le LAIT.
On lui proposera de la viande, du poisson ou de l’œuf, une fois par jour, en quantités progressivement croissantes avec l’âge.

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Âge Viande ou poisson ou œuf (par jour)
5-6 mois

7-8 mois

1 an

2 ans

2 cuillères à café, mixé ou ½ jaune d’œuf cuit

1 cuillère à soupe, haché ou 1 jaune d’œuf cuit

1-3 cuillères à soupe, haché ou ½ œuf entier

50 g en petits morceaux ou 1 œuf entier

23. Quand peut-il manger des morceaux ?

24. Peut-il manger le même plat de viande que nous ?

Bien sûr ! Il ne faut pas penser que tout doit être différent pour le bébé. A condition que les morceaux aient été cuits dans peu de matières grasses, vous pouvez prélever pour votre bébé de petits morceaux de rôti ou de grillade (veau, porc, bœuf, mouton, dindonneau, poulet, etc.) ou de viande cuite à l’eau, au même titre que du poisson poché, en papillote (c’est-à-dire cuit au four, enveloppé dans un papier d’aluminium), au four, ou grillé, avec des légumes.
Parmi les abats, le foie d’agneau peut être proposé, il est beaucoup moins cher que le foie de veau pour des qualités nutritionnelles identiques.

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Questions pratiques

25. Quelle eau puis-je utiliser pour réaliser ses biberons ?  

26. Faut-il stériliser les biberons alors que la petite cuillère n’est pas stérile ?    27. Quel dessert lui proposer ?

28. Arthur n’aime pas l’eau. Est-ce ennuyeux ?     29. Je mets une « lichette » de beurre dans les légumes. Est-ce trop ?

30. Benoît ne mange rien. Pourquoi ?    31. Emilie mange trop. Pourquoi ?

32. Louise refuse de manger chaud. Comment réagir ?    33. Que faire en cas de diarrhée ?

34. Pourquoi est-il inscrit sur les boîtes de lait 1er et 2e âges « ne par réchauffer au micro-ondes » ?

25. Quelle eau puis-je utiliser pour réaliser ses biberons ?

Jusqu’à 4 mois, utilisez de l’eau en bouteille peu minéralisée pour la préparation des biberons.
Le médecin, la puéricultrice ou le diététicien vous conseilleront utilement sur son choix. En effet, les eaux en bouteille n’ont pas toutes la même composition.
Quand votre bébé boira du lait 2e âge, vous pourrez continuer à utiliser de l’eau en bouteille, mais sachez qu’en France vous pouvez également utiliser l’eau du robinet. Dans ce cas, assurez-vous auparavant qu’elle soit potable auprès de votre municipalité, ou de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) de votre département (Service Hygiène du milieu), ou auprès de votre médecin.
Assurez-vous notamment de sa qualité bactériologique et de sa teneur en nitrates qui ne doit pas dépasser 50 mg/l. N’utilisez pas l’eau d’un puit particulier sans avoir au préalable fait vérifier sa qualité, en vous adressant à la DDASS.
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26. Faut-il stériliser les biberons alors que la petite cuillère n’est pas stérile ?

Si le repas est consommé dès sa préparation, il n’est pas nécessaire de stériliser le biberon. Vous pouvez verser de l’eau bouillante dans ce dernier, le vider sans essuyer l’intérieur, puis procéder selon votre habitude. En revanche, si la consommation est différée (promenade, voyage, biberon pour la nuit), il est recommandé :

27. Quel dessert lui proposer ?

Si votre bébé consomme deux fruits dans la journée (crus, cuits, jus, etc.), vous pouvez de temps en temps lui proposer un dessert lacté : flan, crème aux œufs, semoule au lait, gâteaux de riz, etc.
Les gâteaux peuvent être occasionnellement un goûter agréable, accompagnés évidemment de lait.

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28. Arthur n’aime pas l’eau. Est-ce ennuyeux ?

S’il refuse l’eau que vous lui offrez, c’est qu’il n’a pas soif à ce moment précis. Mais lorsqu’il a soif, c’est véritablement l’eau qui le désaltérera, aussi ne l’habituez pas à boire de l’eau parfumée, sucrée ou tout autre type de boisson aux fruits ou soda. Ces boissons apportent des quantités importantes de sucre. Outre qu’elles n’étanchent pas la soif, elles peuvent déséquilibrer l’alimentation du bébé. Offrez de l’eau à votre enfant au cours des deux repas principaux, et entre les repas, pensez à en augmenter les quantités pendant les périodes de grosse chaleur.
N’oubliez pas qu’un bébé « est constitué » pour environ 75% d’eau !
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29. Je mets une « lichette » de beurre dans les légumes. Est-ce trop ?

Les purées viennent d’être introduites, la consommation de lait 2e âge est suffisante pour couvrir ses besoins en matières grasses. Toutefois, un peu plus tard, une noisette de beurre ou de margarine cru ou fondu, ou une cuillère à café d’huile d’origine végétale (tournesol, maïs, pépins de raisin, noix, olive, colza, etc.) ajoutées à ses purées compléteront ses besoins.
On peut aussi varier les saveurs en remplaçant de temps en temps le beurre ou l’huile par 1 ou 2 cuillères à café de crème fraîche.
Il y a autant de matières grasses dans :
1 noisette de beurre,
1 noisette de margarine,
1 cuillère à café d’huile (toutes les huiles),
3 cuillères à café de crème fraîche.
Chaque jour doivent figurer aux repas du beurre (matières grasses d’origine animale) et de l’huile ou de la margarine (matières grasses d’origine végétale).
Ex. : le midi 1 « lichette » de beurre dans sa purée ;
le soir, 1 cuillère à café d’huile.

30. Benoît ne mange rien. Pourquoi ?

Un enfant qui « ne mange rien » peut être :
  • un enfant qui n’aime pas ce qu’on lui propose : on jouera alors la carte de la variété dans le choix et la présentation des aliments proposés,
  • un enfant en parfaite santé qui a simplement besoin de peu pour bien grandir et qui prend régulièrement du poids,
  • un enfant qui est simplement tenté par un dessert placé à portée de sa vue,
  • un enfant qui a choisi ce mode d’expression pour affirmer sa personnalité et marquer son opposition,
  • un enfant anxieux ou troublé qui choisit le moment du repas pour manifester son malaise,
  • un enfant fiévreux ou malade : il faudra alors consulter le médecin.
Mais dans tous les cas, n’entrez pas en conflit avec lui, s’il n’est pas malade et refuse de manger, n’insistez pas, il mangera mieux au repas suivant. En revanche, si cela dure trop longtemps et que vous constatez qu’il ne prend pas de poids, consultez votre médecin.

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31. Emilie mange trop. Pourquoi ?

Un enfant qui mange trop peut être :
  • un enfant dont les besoins sont importants,
  • un enfant qui éprouve un véritable plaisir à manger,
  • un enfant anxieux ou troublé qui cherche dans la nourriture un réconfort ou un plaisir.

Dans tous les cas, il faut éviter que ne s’installe un surpoids préjudiciable pour sa santé. Mais attention, un régime ne s’improvise pas chez un enfant. Prenez toujours conseil auprès d’un diététicien ou d’un médecin.

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32. Louise refuse de manger chaud. Comment réagir ?

Cela n’a aucune importance et ne gêne en rien la digestion. Chaud, tiède ou froid, c’est comme elle préfère.

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33. Que faire en cas de diarrhée ?

La diarrhée est une augmentation du nombre de selles, associée à une modification de leur consistance (molle ou liquide). On ne peut pas parler de diarrhée chez un enfant qui va bien et qui a une à deux selles molles par jour.
En cas de diarrhée, lorsque l’enfant a une alimentation variée, arrêtez momentanément le lait et le jus de fruits mais pas les autres produits laitiers (fromages, yaourts, etc.). Donnez-lui souvent des solutions de réhydratation hydroélectrolytiques* que vous trouverez chez le pharmacien.
En parallèle, proposez-lui du riz sous toutes ses formes (crèmes de riz, farines instantanées au riz et tapioca, riz mixé) que vous préparerez à l’eau, ou du tapioca qui est aussi un très bon ralentisseur du transit intestinal, de la purée de carottes mélangée au riz ou à une pomme de terre, que vous pouvez enrichir avec un peu de fromage râpé par exemple. Les desserts seront constitués d’une banane, de petits pots de pomme-coing ou pomme-myrtilles, de gelée de coing avec un boudoir.
Si la diarrhée persiste plus de trois jours, ou si elle s’accompagne de vomissements, consultez obligatoirement votre médecin.
* Ces produits sont conditionnés en sachet contenant une poudre à diluer dans 200 ml d’eau. ces solutions contiennent des sucres et des minéraux.

34. Pourquoi est-il inscrit sur les boîtes de lait 1er et 2e âges « ne par réchauffer au micro-ondes » ?

Chauffer du lait au micro-ondes n’altère pas ses qualités nutritionnelles, mais souvent la lait est très chaud alors que le biberon semble tiède au toucher.
C’est donc une question de sécurité, pour éviter les risques de brûlure.

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Conclusion

ima11924.gif (17675 octets) Enfin, et avant tout, n’oublions pas que chaque enfant a son propre rythme de développement, et chaque parent son idéal…
Les normes esthétiques ne sont pas le reflet de l’état de santé et de bien-être des enfants et ne constituent pas un pronostic pour leur avenir d’adulte.
Entre l’idéal des années 50 – le bébé joufflu – et l’idéal des années 90 – le bébé sans bourrelet – chaque enfant trouvera son équilibre.

 

Nous tenons à remercier de leur précieuse collaboration les membres du groupe de travail, pédiatres, diététiciens, puéricultrices qui représentent :
La Direction Générale de la Santé,
La Croix-Rouge Française,
La Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé,
Et le Professeur Jacques SCHMITZ Hôpital Necker (Paris).

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2, rue Auguste Comte

92170 Vanves

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