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hallucinogènes et champignons magiques |
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Comment sont-ils utilisés aujourd'hui ? Quels effets les hallucinogènes provoquent-ils dans le cerveau ? Que savons-nous des conséquences aiguës et chroniques de ces substances psychoactives ? Quels objectifs la prévention devrait-elle poursuivre ? |
Les hallucinogènes : un assortiment varié
Le terme hallucinogène (du latin hallucinatio = divaguer) regroupe des substances psychoactives très différentes. La caractéristique commune de ces substances réside dans le fait qu'elles peuvent toutes provoquer des hallucinations et des modifications psychiques sérieuses. Un signe typique est alors une forte modification de la perception de l'espace et du temps ainsi que du moi, sans toutefois aller jusqu'à la perte du sens de la réalité ou de la personnalité. Il est difficile de distinguer les effets hallucinogènes des effets purement excitants ou tranquillisants d'une drogue, car c'est finalement une question de définition. Souvent, les différents modes d'action d'une drogue se chevauchent. Ainsi, à haute dose, le cannabis peut déployer des effets hallucinogènes. Prises en grande quantité, les amphétamines peuvent également agir de manière analogue et, dans certaines conditions de consommation, provoquer des illusions des sens ou de sérieuses modifications psychiques. En conséquence, ces substances sont fréquemment considérées comme des hallucinogènes. Nous ne traitons ici en détail que des hallucinogènes «classiques» : le LSD, la psilocybine (les champignons hallucinogènes), la mescaline ainsi que quelques autres plantes possédant des substances psychoactives (l'amanite tue-mouches et les solanacées). Quelques hallucinogènes de synthèse, les «Designer Drugs» (DOM) ainsi que les PCP (phéncyclidine) et la kétamine ne sont que brièvement abordés.
Considérations historiques
Les hallucinogènes végétaux
: onguents de sorcières et champignons magiques
L'histoire de l'emploi des hallucinogènes végétaux
en Suisse n'a pas été très étudiée.
Le rôle qu'ont joué les champignons, les herbes, les baies,
etc. contenant des substances psychoactives dans les rituels religieux
ou la médecine populaire n'est pas clair. On peut toutefois supposer
que l'amanite tue-mouches, l'ergot de seigle ou les «remèdes
de sorcières» (par exemple des pommades préparées
à partir de jusquiames, de belladones, de daturas et de racines
de mandragores) figuraient dans l'arsenal des guérisseurs et des
bonnes femmes du temps de nos ancêtres. Bien qu'associées
à des rites sacrés, à la magie noire ou à des
rituels de guérisseurs, les substances hallucinogènes n'étaient
jamais employées de manière incontrôlée mais
toujours sous la direction de prêtres, de guérisseurs et de
«sorciers» experts en drogues.
Les chercheurs suisses jouent le rôle de pionniers
La Suisse occupe une position privilégiée
dans l'histoire de la recherche sur les hallucinogènes ainsi que
sur leur fabrication de synthèse et de synthèse partielle.
C'est ainsi que le LSD fut découvert en 1943 par le chimiste bâlois
A. Hoffmann et que la psilocybine a été très tôt
analysée et synthétisée en Suisse. Des essais de psychothérapies
employant des hallucinogènes (psycholyse) ont également été
entrepris.
Le LSD : la drogue hippie
En Suisse, l'emploi non-médical des hallucinogènes
est devenu un «problème de drogues» spécialement
dans les années soixante, lorsque le mouvement hippie des États-Unis
est arrivé en Europe. Le LSD, en particulier, a été
propagé (entre autres par des gourous de la drogue comme Timothy
Leary) comme étant une drogue capable d'élargir le champ
de la conscience. Il était consommé par les adhérents
aux underground de la drogue. Pour beaucoup d'adolescents et de jeunes
adultes l'«acid» (mot anglais pour acide, désigne le
LSD) représentait le symbole de protestation contre la culture bourgeoise
et contre la guerre du Vietnam.
Interdit en Suisse depuis 1973
Dès 1951, les substances psychoactives ont été
soumises à des contrôles particuliers en raison de leur analogie
avec les stupéfiants. Elles étaient toutefois encore légalement
en vente comme médicaments contre la migraine et comme soutien lors
de traitements psychothérapeutiques. L'utilisation des hallucinogènes
est finalement interdite depuis le 9 mai 1973, suite à la modification
de la loi fédérale sur les stupéfiants.
Les hallucinogènes (en particulier le LSD) ont
été valorisés, en tant que substances
capables d'élargir la conscience, dans les années
60 et au début des années 70
par les gourous de la drogue tels que Timothy Leary.
(Photo : archives ISPA)
Emploi actuel
La consommation des hallucinogènes
Des enquêtes sur la consommation de drogues des
15 à 20 ans en Suisse ont révélé qu'au maximum
6 à 7% ont essayé des hallucinogènes au moins une
fois. 1,7% des jeunes interrogés ont dit avoir utilisé ces
drogues au cours du mois précédent, les hommes en ayant consommé
beaucoup plus souvent que les femmes. Lors des sondages réalisés
auprès des recrues entre 1971 et 1993, environ 1 pour-cent des recrues
questionnées ont déclaré avoir utilisé des
drogues dures (y compris des hallucinogènes) plus de dix fois. Lors
d'enquêtes menées entre 1986 et 1994 auprès de jeunes
âgés de 15 à 16 ans, jamais plus de 1 à 2 pour-cent
des intéressés n'ont indiqué consommer des hallucinogènes
classiques chaque mois. En Suisse, le nombre de consommateurs et consommatrices
d'hallucinogènes est estimé à environ 50 000.
Relativement peu d'interpellations
Comparée à l'utilisation du cannabis ou
de l'ecstasy, la consommation des hallucinogènes classiques ne semble
pas jouer de rôle important chez les jeunes. Pour preuve, on peut
citer le nombre nettement moins élevé d'interpellations pour
cause de consommation de LSD et autres hallucinogènes (environ 2000
en 1995) en comparaison avec les délits enregistrés par la
police pour cause d'utilisation de cannabis ou d'héroïne (20
000, respectivement 18 000 interpellations). 80% des jeunes interpellés
avaient entre 18 et 24 ans. Les hallucinogènes sont très
souvent utilisés en complément à la consommation de
cannabis et d'amphétamines. Les combinaisons de «Designer
drugs» avec des drogues stimulantes («speed») et des
hallucinogènes se retrouvent particulièrement souvent. En
Suisse, la cueillette des champignons régionaux contenant de la
psilocybine ou la culture de champignons hallucinogènes mexicains
devraient être plutôt rares.
Les hallucinogènes et leurs principes actifs
Le système limbique du cerveau, dans lequel naissent les sensations et où sont traités les sentiments de plaisir et de déplaisir, réagit particulièrement fortement aux différents principes actifs des hallucinogènes. La ressemblance structurelle de ces substances avec les principaux neurotransmetteurs du cerveau (dopamine, noradrénaline, adrénaline, sérotonine) pourrait expliquer la faculté de perception extrêmement poussée et les sens surexcités lors de la consommation d'hallucinogènes. Des examens ont montré que les principes actifs des hallucinogènes se lient principalement aux récepteurs de sérotonine. Dans le monde entier, plus de cent plantes contiennent de telles substances psychoactives. Une multitude d'entre elles ont pu être chimiquement synthétisées.
Le LSD (acide diéthylamine-lysergique)
Le LSD est une substance de synthèse partielle,
obtenue le plus souvent à partir de l'alcaloïde indolique de
l'ergot. Il se trouve dans les champignons de l'épi de seigle et
dans des herbes sauvages. Si l'on dispose des matières de base,
la fabrication des dérivés de synthèse partielle de
l'acide lysergique ne présente pas de problème, même
dans des laboratoires illégaux.
La psilocybine (les champignons hallucinogènes)
L'espèce de champignons psilocybes compte plus
de 80 sortes (entre autres, les psilocybes, les teonanacatl) de la famille
des champignons à lamelles ou agarics. Sa substance active principale
est un dérivé de la tryptamine. La psilocybine et la psilocine
ont une structure chimique commune avec le LSD et elles déploient
des effets psychoactifs semblables.
La mescaline
En Amérique centrale, en particulier, poussent
des variétés de plantes cactées contenant des substances
actives hallucinogènes. La plus connue est le cactus peyotl sans
épines qu'on appelle aussi «le cactus hallucinogène
du Mexique» (de l'aztèque peyotl) en raison de son origine
principale. Son principe actif prédominant est un alcaloïde
psychoactif appelé mescaline, qui a déjà été
synthétisé au début de ce siècle.
Les autres hallucinogènes végétaux
L'amanite tue-mouches (Amanita muscaria) compté
parmi les hallucinogènes végétaux les plus connus.
Elle pousse également en Suisse. En plus de la muscarine, ce sont
avant tout l'acide ibotémique et le muscimol qui sont responsables
des effets stupéfiants spécifiques de ce champignon (que
l'on trouve aussi dans la noix de muscade). La famille des solanacées
(la belladone, la mandragore, la jusquiame, la stramoine) contient des
alcaloïdes psychoactifs tels que l'atropine et la scopolamine.
Les «Designer Drugs»
La plupart des hallucinogènes peuvent être
(re)produits synthétiquement en laboratoire. Et en apportant des
modifications chimiques minimes on obtient de nouvelles drogues. Ces Designer
Drugs combinent les effets stupéfiants désirés et,
comme nouveaux produits, ne tombent pas sous le coup de la loi fédérale
sur les stupéfiants tant qu'ils n'ont pas été interdits.
Les abréviations comme DOM ou DOB désignent généralement
des dérivés d'amphétamines avec des propriétés
hallucinogènes puissantes (analogues à la mescaline).
Le PCP et la kétamine
Le PCP (phéncyclicine) est un narcotique puissant
produisant des effets hallucinogènes. Étant un composé
cyclohexyl et un dérivé de pipéridine, le PCP est
techniquement facile à synthétiser en laboratoire. La kétamine,
le narcotique chimiquement parent, est une substance analogue au PCP.
Les formes d'utilisation, le commencement de l'effet
et la durée de l'effet
Le LSD («acid»)
Le LSD est fréquemment proposé sur des
supports tels que du papier buvard ou du carton imprimé. Des morceaux
de sucre imprégnés ou des petites tablettes sont d'autres
alternatives. Le dosage et le degré de pureté de ces «trips»
sont très variables. La dose efficace se situe entre 0,02 et 0,05
mg. Des symptômes physiques comme des battements de cœurs plus rapides,
la diminution de la tension artérielle et des bouffées de
chaleur apparaissent 20 à 60 minutes après l'absorption.
Des sensations de vertige et des troubles moteurs sont aussi possibles.
Les premiers effets psychiques se manifestent 1 à 3 heures après
l'ingestion et peuvent durer de 5 à 12 heures.
La psilocybine (les champignons magiques)
Les champignons contenant de la psilocybine poussent
principalement en Amérique centrale et en Amérique du Sud,
on en trouve cependant aussi en Europe et en Suisse. La cueillette des
psilocybes dans le Jura est depuis peu à nouveau à la mode.
Beaucoup de psilocybes exotiques peuvent être cultivés en
Suisse. Des doses efficaces commencent avec 3 à 6 mg de substance
pure. Selon la dose et la façon de la prendre (la plupart du temps
avalée, mais aussi sniffée fumée ou injectée),
la concentration de psilocybine dans le cerveau atteint son maximum après
10 à 30 minutes, Les effets physiques (somnolence, diminution de
la tension artérielle) apparaissent plus tôt que les effets
hallucinogènes. L'action disparaît plus rapidement (après
6 à 8 heures) qu'avec le LSD.
La mescaline
Le cactus peyotl, d'origine mexicaine, est le fournisseur
le plus fréquent de la substance psychoactive mescaline. Des cultures
indigènes ne sont pas à exclure. Les têtes coupées
du cactus sont mangées fraîches ou séchées pour
être fumées. Les indiens d'Amérique centrale et du
Sud, chez lesquels le champignon est devenu l'objet d'un culte, consomment
fréquemment le champignon en décoction, Les symptômes
physiques (semblables à ceux provoqués par le LSD) peuvent
déjà apparaître 15 à 30 minutes après
l'absorption. Les effets de défonce hallucinogène commencent
après 1 à 2 heures. La durée d'action est la plupart
du temps de 8 à 12 heures.
Les autres hallucinogènes végétaux
Les amanites tue-mouches sont mangées fraîches,
elles sont cependant aussi souvent séchées et fumées,
ou cuites et bues en décoction. La consommation entraîne des
effets hallucinogènes après 1 à 3 heures. Ceux-ci
sont souvent accompagnés d'états d'anxiété.
Aujourd'hui l'amanite tue mouches n'est plus que rarement utilisée
comme hallucinogène en raison de ses effets secondaires graves et
des risques d'empoisonnement. Les solanacées cultivées en
Suisse sont également très toxiques, elles sont toutefois
utilisées comme composants dans certains médicaments.
Les hallucinogènes de synthèse / Les
«Designer Drugs»
Les hallucinogènes de synthèse tels que
le DOM sont considérablement plus efficaces que leurs parents végétaux.
Leur absorption est également plus risquée étant donné
que le spectre entre un dosage normal et une overdose est très restreint.
Avaler quelques milligrammes suffit pour parvenir à une défonce
démesurée de plus de 24 heures. Cela vaut également
pour le DOB qui est proposé sous forme de trip-papier ou de microtablettes,
comme un genre de super «LSD». Le DMT a action brève
agit déjà après quelques minutes avec une défonce
intense mais de courte durée.
Le PCP («poudre d'ange») et la kétamine
Jusque dans les années soixante, le PCP existait
comme stupéfiant admis sur le marché pharmaceutique. Il n'est
ensuite autorisé que dans le «tranquillisant pour éléphants»
en médecine vétérinaire. Puis, après de multiples
transformations, il devient la «poudre d'ange» («Angel
Dust») avalée, fumée et sniffée dans le milieu
de la drogue américaine des années septante. La kétamine
(«K») est un anesthésique, délivré sur
ordonnance, qui possède aussi des propriétés hallucinogènes.
Fumée, sniffée ou injectée à raison de 20 à
150 mg, elle produit des effets hallucinogènes.
Les effets sur le physique et le psychisme
Selon le dosage, les circonstances de la consommation, la structure de la personnalité et la disposition psychique du moment, les hallucinogènes peuvent causer des modifications profondes de la conscience et de la perception de l'espace et du temps, Ils peuvent également provoquer un dérèglement positif (expériences mystiques) ou négatif (horrortrip) du moi. Les effets suivants peuvent être considérés comme caractéristiques pour toutes les drogues hallucinogènes :
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a découvert en 1943 la drogue de synthèse LSD. (photo : Keystone) |
Étant donné le potentiel de risques élevé des hallucinogènes, la recommandation générale de s'abstenir d'en consommer doit être accompagnée d'une stratégie de prévention spécifique centrée sur les substances. Il s'agit également de chercher des alternatives, moins dangereuses, de se défoncer.
L'utilisation des hallucinogènes : un «mauvais»
risque
Les hallucinogènes contiennent des substances
psychoactives très puissantes qui représentent un potentiel
élevé de dangers. Un emploi contrôlé ne semble
pas pensable, ou alors seulement sous la direction d'experts et dans des
cadres rituels. Des fautes minimes de dosage peuvent causer les «dérèglements
négatifs du moi» traumatisants susmentionnés, même
si les autres conditions de consommation sont «optimales».
En outre, nombreux sont les risques que la recherche n'a pas encore pu
établir concernant les effets consécutifs au niveau du cerveau,
à moyen terme et à long terme. Finalement, la qualité
de la drogue achetée n'est, la plupart du temps, pas évaluable
du fait des conditions toujours changeantes sur le marché noir.
Et les mélanges d'hallucinogènes avec d'autres drogues (alcool,
cannabis, amphétamines) peuvent provoquer des «voyages»
incontrôlables. Tous ces «mauvais» risques s'accumulent
pour former un potentiel considérable de dangers, dont seule une
non-utilisation stricte des hallucinogènes peut protéger.
Il est donc totalement déconseillé de consommer des drogues
hallucinogènes.
L'overdose, le danger d'accident et les effets d'écho
Bien qu'il n'existe pas d'indications précises
relatives à une dépendance physique aux hallucinogènes,
à l'usage, une formation de tolérance apparaît, c'est-à-dire
que le dosage doit être toujours plus élevé pour parvenir
aux mêmes effets.
En augmentant toujours plus les quantités pour
vivre des expériences toujours plus intensives, on s'expose à
des dangers d'intoxications aiguës. De plus, dans notre société
hautement sophistiquée, il n'est pas rare que ces overdoses provoquent
des accidents graves. L'issue fatale lors de surdoses est généralement
de nature indirecte, par exemple des suicides dus à des hallucinations
de vol (en sautant par la fenêtre, etc.).
Les effets d'écho, très fréquents
longtemps après l'arrêt de la consommation d'hallucinogènes
(des mois, des années) comptent également parmi les conséquences
incalculables des trips. Il s'agit ici de brèves répétitions
épisodiques des états de défonce.
Danger pour les psychismes fragiles
Les personnes ayant un psychisme fragile devraient particulièrement
s'abstenir de consommer des hallucinogènes. En effet, la consommation
d'hallucinogènes expose ces personnes au risque de voir se déclarer
des maladies psychiques latentes. Ici aussi des troubles du métabolisme
dans le cerveau peuvent jouer un rôle. L'utilité quasi-thérapeutique
d'expériences sous hallucinogènes peut être indiquée,
dans des cas spécifiques, pour déceler des conflits psychiques.
Elle ne devrait toutefois pas être une raison pour des «psychotrips»
aventureux.
L'horrortrip en mangeant des champignons
La prévention spécifique centrée
sur les substances doit informer sur les risques d'intoxications dues à
l'ingestion de champignons hallucinogènes. Ces champignons peuvent
être ramassés dans le Jura en automne : pas d'amanites tue-mouches
ni de psilocybes dans le ragoût si l'on veut éviter des horrortrips
involontaires !
Chercher des «alternatives de défonce»
La prévention devrait également recourir
à d'autres stratégies de prévention non spécifique.
La recherche explicite de défonce semble être une raison prédominante
lors de l'emploi d'hallucinogènes et elle peut engendrer une dépendance
psychique à ces drogues. Le désir du consommateur de se «déconnecter»
temporairement, de se sentir «high» et de se transporter dans
d'autres états de conscience ne devrait pas être simplement
ignoré. Une offre de «défonces» alternatives
comportant moins de risques mais capables de satisfaire le besoin de sortir
du quotidien pourrait être une stratégie de prévention
prometteuse pour réduire la consommation de drogues élargissant
le champ de la conscience («pédagogie de l'aventure»).
L'offre pourrait, par exemple, s'étendre aux domaines du sport et
des loisirs avec du Bungee-jumping (le saut à l'élastique),
des concours de skateboard, etc.
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