Aspects théoriques

Résumé de la partie théoriqueima38812.jpg (12148 octets)

Une personne atteinte de maladie d'Alzheimer perd lentement ses facultés intellectuelles jusqu'au point où il ne restera rien. A part la maladie d'Alzheimer, caractérisée par une perte irréversible des cellules du cerveau (neurones), il existe aussi une démence vasculaire (une maladie du cerveau provoquée par des troubles de la circulation du sang) et les démences secondaires. On appelle une démence secondaire lorsqu'elle est provoquée par une autre maladie (par exemple comme conséquence d'une maladie de la glande thyroïde). Cette forme est parfois réversible, ce qui signifie que lorsque la maladie qui en est la cause peut être guérie, les facultés intellectuelles peuvent également se rétablir. Le vieillissement normal de notre cerveau peut s'accompagner d'une diminution des facultés intellectuelles, raison pour laquelle des personnes âgées sont souvent qualifiées de démentes ou de séniles. S'il est vrai qu'en vieillissant le cerveau traite plus lentement les informations apportées par les organes des sens, ce qui se traduit par un ralentissement de l'activité, il faut cependant noter que dans la plupart des cas la faculté de penser correctement reste maintenue jusque dans un âge avancé.

ima38813.gif (9830 octets)Le médecin appelle diagnostic différentiel la démarche par laquelle il parvient à distinguer des troubles normaux dus au vieillissement d'une maladie ou une forme réversible (guérissable) d'une forme irréversible (incurable) de démence.

La maladie d'Alzheimer est la cause la plus fréquente de démence. Plus une personne avance en âge, plus son risque d'en être atteinte grandit. Ce risque est encore augmenté pour les personnes qui ont eu la malchance de naître dans une famille dans laquelle il y a déjà de nombreux cas d'Alzheimer. On a trouvé chez des patients issus de telles familles des modifications des gènes sur les chromosomes 1, 14 ou 21. Il est possible que l'hérédité joue également un rôle dans les formes les plus fréquentes de la maladie d'Alzheimer, appelées sporadiques, et qui surviennent surtout dans l'âge avancé. On a pu démontrer qu'il existe une relation entre la survenue de cette maladie et une forme particulière nommée allèle 4, du gène de l'apolipoprotéine E, située sur le chromosome 19.

On ne sait pas encore s'il est possible de faire une prévention de la maladie d'Alzheimer. Il existe des indices, et non des preuves, que les vitamines C et E, que certains médicaments anti-inflammatoires ou que la prise d'œstrogène par les femmes après leur ménopause pourraient apporter une certaine protection contre l'Alzheimer.

Par contre, les premiers médicaments dont l'efficacité est réellement prouvée dans le traitement de la maladie d'Alzheimer existent actuellement : les inhibiteurs (bloqueurs) de la cholinestérase (une enzyme importante dans le cerveau). Ces médicaments entraînent un ralentissement de l'évolution de la maladie dans les phases de début et de milieu de son cours.

ima38814.gif (6809 octets)La maladie d'Alzheimer. On appelle cette maladie Alzheimer d'après le nom du neurologue allemand, le Dr Aloïs Alzheimer, qui a décrit en 1907 les modifications du comportement d'une patiente, puis après son décès ce qu'il a trouvé à l'autopsie du cerveau. Cette patiente décéda à l'âge de seulement 58 ans, raison pour laquelle on a longtemps réservé le terme d'Alzheimer aux démences survenant chez des patients relativement jeunes. La forme survenant tardivement, appelée maladie d'Alzheimer sporadique, fut longtemps attribuée à une cause principalement vasculaire (venant des vaisseaux sanguins) comme par exemple l'artériosclérose.

La maladie d'Alzheimer débute tout lentement :

ima38815.gif (8167 octets)La maladie d'Alzheimer est une démence. Le mot démence provient du latin «de mens» qui signifie «sans esprit» ou «privé de mental». Ce mot désigne une maladie acquise du cerveau qui conduit à une perte des capacités intellectuelles.
Plusieurs maladies peuvent être considérées comme la cause d'une évolution maladive vers la démence (voir plus bas).
Les oublis et pannes inexplicables déclenchent de l'angoisse et un sentiment d'insécurité. Bientôt des conflits éclatent avec un entourage qui ne peut pas comprendre ce qui se passe. En effet, on ne voit pas extérieurement que la personne concernée est atteinte d'une maladie. Progressivement, les difficultés dans le contact avec les personnes de l'entourage augmentent, surtout lorsque le patient commence à perdre peu à peu même l'usage des gestes les plus simples de la vie quotidienne.
ima38816.gif (9196 octets)Le noyau de la personnalité, ce qui fait le caractère d'un humain, son comportement moral, ses contacts sociaux et son vécu émotionnel, l'expression de ces émotions, tout cet ensemble est beaucoup moins touché par le début de la maladie. Les symptômes physiques ne viendront que plus tard, dans des stades avancés de la maladie. Dans l'intervalle, les troubles de toutes les fonctions cérébrales s'aggravent de plus en plus, et de nouveaux déficits apparaissent. Il n'y a cependant pas deux patients semblables. Aussi bien l'évolution dans le temps que la présentation clinique de la maladie varient beaucoup d'un patient à l'autre. La durée de la maladie est variable : entre 5 et 20 ans. Les conséquences de la maladie dépendent de la rapidité avec laquelle les neurones se détruisent et de l'état physique et psychique du patient avant le début de sa maladie. Le niveau de performance antérieur à la maladie est déterminant pour la visibilité des déficits : dans certains cas ils sont facilement perçus par l'entourage, et dans d'autres cas le patient parvient encore relativement bien à contrôler ses troubles.
ima38817.gif (11900 octets)Ainsi des patients bien organisés trouvent toutes sortes d'aide-mémoire (par exemple agenda, carnet de notes, billets de toutes sortes) et peuvent encore cacher leurs problèmes de mémoire pendant une certaine durée.
Les symptômes de la maladie d'Alzheimer ne sont pas les mêmes pendant toute la durée de l'évolution de la maladie. Ils se modifient et s'aggravent continuellement. Certains symptômes peuvent aussi disparaître après un certain temps, comme par exemple l'agitation intérieure et la tension que l'on observe au milieu de l'évolution de la maladie.

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