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Des douleurs ? |
1) Message
10 pour-cent de la population suisse souffrent de douleurs chroniques
Souffrez-vous vous aussi le martyre des douleurs chroniques quotidiennes?
Cela peut être dû à diverses maladies comme le rhumatisme, l'arthrose, l'ostéoporose, les problèmes de dos ou le cancer - ou à autre chose car la douleur a encore bien d'autres visages.
Dans la plupart des cas, les causes de la douleur ne sont plus guère discernables. La douleur peut se transformer en douleur chronique lorsqu'elle n'est pas ou pas suffisamment traitée pendant une période prolongée. On parle généralement de douleur chronique à partir du moment où celle-ci dure plus de trois mois. C'est la raison pour laquelle la douleur doit être prise au sérieux et traitée dès le début.
En Suisse, ce sont à peu près 700'000 personnes qui souffrent de douleurs chroniques. C'est à tort que ces personnes ont été soupçonnées de simulation et que, par conséquent, elles ont souffert la torture dans l'isolement et sans rien dire.
Grâce aux méthodes de traitement modernes, elles ne sont plus condamnées à souffrir en silence. Il est important d'obtenir du médecin, du thérapeute, du pharmacien ou du personnel soignant des informations sur les possibilités de traitements en cas de douleurs intenses.
Voici le message essentiel du Groupement d'intérêt contre la douleur chronique. Ce groupement d'intérêt se compose d'institutions et de personnes qui s'engagent pour ce sujet: médecins, pharmaciens, soignants, organisations de patients, cliniques, fondations et autres institutions.
2) Les types de douleurs
Pour chaque type de douleur, il existe un traitement adéquat
Parmi les types de douleur les plus répandus, on peut citer le mal de dos, les douleurs des articulations et les maux de tête ainsi que les problèmes d'ostéoporose, de rhumatisme et les douleurs névralgiques. Malgré cette diversité, les spécialistes de la douleur sont unanimes pour affirmer qu'il existe de nos jours pour chaque type de douleur des médicaments et traitements modernes et bien tolérés qui vous rendent la vie beaucoup plus facile.

Différentes causes peuvent être à l'origine de douleurs chroniques. Les plus fréquentes sont les douleurs au niveau de l'appareil locomoteur.
3) Catégorisation des douleurs
Aiguë
ou chronique? Le mot «douleur» n'a pas toujours la même signification
Tous, nous avons déjà fait l'expérience de ce que sont les douleurs. Ce sont des signaux d'alarme que notre organisme nous envoie en cas de danger, de surmenage ou de maladie, c'est-à-dire qu'elles sont naturelles et essentielles à notre survie. En règle générale, ces douleurs disparaissent aussi rapidement qu'elles ont surgi, aussitôt que leurs causes ont été éliminées. La douleur aiguë peut ainsi être traitée assez facilement dans la plupart des cas.
On parle de douleurs chroniques à partir du moment où elles persistent pendant plus de trois mois bien que leur origine ait été détectée. Pour cette raison, il est d'une importance primordiale de traiter les douleurs soigneusement et de façon rapide. Le cas échéant, la douleur chronique se transforme en une maladie sérieuse à part entière qui signifie un fardeau insupportable pour les personnes concernées directement, aussi bien que pour leur entourage.
4) Chronicisation
La «mémoire de la douleur» - Les nerfs n'oublient pas
Les maladies envoient des signaux d'alarme à la moelle épinière. Ceux-ci sont transmis de la moelle au cerveau par le biais de fibres nerveuses innombrables. En cas de douleurs continues non traitées ou insuffisamment traitées, il y a une transmission continuelle de messages douloureux. Tôt ou tard, cette transmission continue transformera inévitablement les fibres nerveuses. Le système nerveux enregistre ce circuit complexe d'informations et crée ainsi «une mémoire de la douleur». Les nerfs concernés deviennent trop sensibles et commencent à signaler au cerveau des messages même très discrets, comme un simple toucher ou une chaleur minime, qui ne sont normalement pas ressentis comme douloureux. Conséquence: la douleur perd sa fonction d'alerte et se transforme en une maladie à part entière.
Le circuit de la douleur

Les messages douloureux prolongés modifient avec le temps les récepteurs et les fibres nerveuses. Les nerfs deviennent trop sensibles et transmettent au cerveau des messages même très légers, comme une chaleur minime ou un simple toucher, qui sont alors perçus comme une douleur.
5) Traitements possibles
Les douleurs chroniques doivent être traitées individuellement
On peut aider la plupart des patients souffrant de douleurs avec un traitement analgésique, à condition qu'ils collaborent activement au traitement! Les médecins disposent de médicaments modernes qui éliminent la sensation de douleur qu'éprouvent les nerfs surexcités. Un facteur déterminant dans ce processus constitue le schéma à trois paliers de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS/WHO):
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Palier 1 Les analgésiques du premier niveau sont sensés être pris p. ex. en cas de maux de tête aigus. On peut les obtenir sans ordonnance dans chaque pharmacie. En cas de consommation prolongée, il faudrait consulter un médecin puisque ces médicaments peuvent, à la longue, nuire à certains organes et à leur fonctionnement. |
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Palier 2 Cette catégorie d'analgésiques comprend les opioïdes dits légers. Ils sont employés en cas de douleurs continues qui deviennent plus intenses. |
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Palier 3 Les analgésiques de cette troisième catégorie contiennent les opioïdes dits puissants. Ceux-ci empêchent que les signaux de douleur soient transmis au cerveau. Ainsi ils préviennent la mise en place d'une mémoire de la douleur. Ces médicaments sont disponibles sous forme de sirop, de comprimés, de suppositoires, d'injections ou encore de patchs. Les patchs sont pourvus d'une membrane spéciale grâce à laquelle la composante active est transmise à travers la peau dans le sang qui le transporte dans la moelle épinière et le cerveau. En règle générale, il faut changer les patchs tous les trois jours seulement. De plus, ils causent moins d'effets secondaires que les autres formes d'analgésiques. C'est pourquoi beaucoup de patients les préfèrent aux comprimés. Dans certaines circonstances individuelles cependant, des interventions chirurgicales sont à prendre en considération. |
En complément, vous devriez consulter votre médecin au sujet des possibilités de traitements alternatifs, p. ex. acupuncture, physiothérapie ou thérapie physique. En cas d'incertitude, n'hésitez pas à faire appel à une seconde instance médicale ou à contacter des associations de malades qui vous offrent, très volontiers, un service d'assistance (www.infodouleur.ch)
6) Tolérance
Médicaments puissants dans le traitement - aucune crainte de dépendance!
Avez-vous déjà éprouvé la peur de devenir dépendant ? En cas de traitements par opioïdes, beaucoup de patients craignent encore une pharmacodépendance physique ou psychique. Mais cette crainte est dépourvue de tout fondement.
L'organisme lui-même produit des substances analgésiques: les endorphines. Elles empêchent la transmission des signaux de douleur au cerveau et diminuent la sensation de douleur. En cas de fortes douleurs chroniques cependant, ce mécanisme physiologique ne suffit plus. Les opioïdes sont des substances apparentées aux endorphines qui imitent le mécanisme calmant de ces derniers. Ainsi ils ont pour effet une analgésie supplémentaire.
Il faut adapter le dosage des opioïdes à l'intensité des douleurs du patient. De plus, il faut absolument les prendre selon un horaire rigoureux. A partir du moment où on n'a plus besoin d'analgésiques, le dosage est diminué au fur et à mesure. On procède ainsi à l'arrêt progressif de la prise du médicament. Comme des études scientifiques l'ont clairement démontré, c'est uniquement en cas d'abus qu'une dépendance, une pharmacodépendance psychique, résulte d'un tel traitement.
Afin d'éviter justement cette pharmacodépendance, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS/WHO) recommande que l'on se serre de préparations dites retardées: cela signifie que le principe actif est «emballé» de façon à ce qu'il soit libéré peu à peu et de façon régulière dans le sang, durant une période prolongée (c'est-à-dire pendant 12 à 72h). C'est ainsi qu'un effet de dopage ou d'ivresse peut être évité. Un avantage supplémentaire de cette libération retardée consiste en une concentration stable de ces substances dans le sang. C'est également un facteur qui aide à prévenir une dépendance.
7) Adresses de services d'assistance
Les douleurs chroniques il importe d'en parler!
Les personnes touchées ont souvent l'impression d'être obligées de vivre avec leurs douleurs. Elles hésitent et appréhendent même d'en parler avec des professionnels de la santé et des soins. Elles souffrent inutilement ce martyre silencieux!
II est de première importance que vous informiez votre médecin, votre pharmacien, votre thérapeute ou votre personnel soignant et que vous demandiez explicitement de l'aide. C'est l'unique voie pour entamer un traitement analgésique adéquat et pour obtenir un soulagement efficace.
Informations supplémentaires
Souhaitez-vous recevoir des informations plus détaillées?
Veuillez donc nous envoyer une enveloppe-réponse C5, avec votre adresse et affranchie à Fr. 1.10 au
Groupement d'intérêt contre la
douleur chronique
Case postale 2358
6302 Zoug
Le Groupement d'intérêt contre la douleur chronique
APD Association suisse pour personnes souffrant de douleurs chroniques / ASI Association Suisse des Infirmières et Infirmiers / Centre d'Antalgie Interventionelle, Hôpitaux Universitaires de Genève / Centre suisse de paraplégiques Nottwil / fisio Association Suisse de Physiothérapie / FMH Fédération des Médecins Suisses / H+ Les Hôpitaux de Suisse / Ligue suisse contre le rhumatisme / LSC Ligue Suisse contre le Cancer / SSMSP Société Suisse de Médecine et de Soins Palliatifs / SSP Société Suisse des Pharmaciens / SUVA Caisse Nationale Suisse d'Assurance en cas d'Accidents / Grünenthal Pharma SA / Janssen-Cilag SA / Medtronic
L'Office fédéral de la santé publique salue cette initiative du Goupement d'intérêt contre la douleur chronique.
Publiée par le Groupement d'intérêt contre la douleur
chronique
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