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champignons magiques
hallucinogènes
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le bon choix

Hallucinogènes

Les hallucinogènes sont des substances qui font halluciner, c’est-à-dire qui font voir ou entendre des choses qui n’existent pas en réalité. Ces drogues ont donc une action puissante sur l’esprit. Les principaux hallucinogènes connus en Suisse sont le LSD et la psilocybine (extraite du champignon magique) Toutes deux sont des drogues illegales.

LSD

Le LSD est une drogue de synthèse extrêmement puissante, sa composition chimique, proche de celle de diverses substances necessaires au fonctionnement du cerveau, explique l’effet considerable de cette drogue, déjà à des quantités très faibles.

Comme le LSD est fabriqué dans des laboratoires clandestins, chaque dose peut avoir une concentration différente; impossible de savoir sa puissance avant d’en prendre… Les effets commencent environ 45 minutes après la prise et peuvent durer de 8 à 12 heures. Il n’existe aucun moyen efficace de stopper un "trip" dû aux hallucinogènes. Selon la dose, le contexte, la personne et son ètat d’esprit, les effets vont varier fortement et provoquer des hallucinations visuelles, auditives ou sensorielles plus ou moins fortes et vécues plus ou moins positivement.

Les personnes qui ont expérimenté un "bad trip" disent qu’elles se sont senties très angoissées, qu’elles ont perdu le contrôle d’elles-mèmes, qu’elles ont fait des délires et des états confusionnels; parfois, elles ont cru devenir folles. Cela arrive plus fréquemment à des personnes mal dans leur peau, déprimées ou dépressives.

Des utilisateurs réguliers ont ressentis les effets du LSD sans en avoir reconsommé, quelques temps après la dernière prise (flash-back).

Champignons magiques (psilocybine)

De nombreux champignons ont des effets hallucinogènes; chez nous, le plus courant s’appelle le psilocybe (champignon magique) dans lequel se trouve la substance active, la psilocybine. Les effets des champignons magiques sont semblables à ceux du LSD, en plus faible. Ils dépendent de la manière de les consommer (frais, en poudre, etc.) et de l’humeur de la personne. Les sensations commencent apres environ une demi-heure et peuvent durer près de 8 heures.

Classiquement, sous l’emprise des psilocybes, les gens rient beaucoup; ils ont aussi des maux de ventre, des nausées et se sentent mal. Une forte dose provoque des hallucinations. Certaines personnes, particulièrement si elles étaient déprimées ou anxieuses, relatent de mauvaises expériences. Des flash- backs sont possibles.

D’autres substances hallucinogènes existent : la mescaline ou le PCP ("Angel Dust") entre autres. Toutes ont des risques comparables à ceux du LSD.

Risques

Un risque de dépendance psychique existe : si on a vécu des effets positifs, on veut tout le temps revivre l’état dans lequel on était avec la substance; comme les hallucinogènes induisent une tolérance, il faudra à chaque fois en prendre un peu plus, puis de plus en plus souvent.

Il y a aussi des risques importants de surdosage avec le LSD, car cette substance se prend en très petites doses, difficilement mesurables et de qualité très variable. Un surdosage peut provoquer un "Horrortrip" avec des expériences angoissantes, une dépersonnalisation et une perte du sens de la realité. De plus, les mélanges d’hallucinogènes avec d’autres drogues (alcool, cannabis, XTC, etc.) peuvent provoquer des "voyages" incontrôlables.

En tous les cas, les hallucinogènes presentent des risques trop élevés pour s’aventurer à les essayer.

Délirer autrement

On a tous envie de délirer un bon coup, d’expérimenter des choses nouvelles, d’aller chercher l’extrème, de se dépasser, de planer. Il y a beaucoup de manières d’y arriver. Pour certaines personnes, c’est en pratiquant une activité sportive plus ou moins risquée, comme le skate, le snowboard, le bunjee-jumping ou le free climbing qu’ils vont se défoncer, d’autres préféreront des nuits en discos ou des soirées plus cools.

Il y a des organisations de jeunesse partout en Suisse, qui proposent de nombreuses activités de loisirs.

Sans ressort...

Parfois le quotidien qu’on vit est trop pénible pour avoir envie de s’engager dans des activités comme celles-la, parfois on a la tête pleine de problèmes, on aimerait bien qu’elle se vide vite …

Aucune drogue ne résout cela !

Pour obtenir de l’aide, discrètement et gratuitement, il y a un organisme spécialisé dans chaque région de Suisse.

D’autres adresses et renseignements sont disponibles à l’ISPA.
Tél. 021 321 29 85 (département prévention)

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Institut suisse de prévention de l’alcoolisme
et autres toxicomanies.

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Edité avec le soutien financier de
l’Office  fédéral de la santé publique